iana&gemma ԅ with all the demons i possess to share forever the unrest - Page 2

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iana&gemma ԅ with all the demons i possess to share forever the unrest


DON'T LOOSE YOUR COOKIES™ :: New York et son rythme, We do not remember days, we remember moments ! :: Dépensons à Manhattan
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Iana S. O'Connor-Sanders
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Et si tu apprenais à le connaitre ?
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le petit mot doux de Iana S. O'Connor-Sanders qui mange un cookie le Ven 28 Avr - 18:04 ► réponds-lui !

« Je sais que j’ai de la chance. Ma maman elle est très gentille, et très belle. Et elle et moi on est une famille soudée ! » Maintenant, il y’avait aussi mon papa, et j’en étais heureuse. On allait donc être une famille soudée, mais à trois. Je l’espérais. Et je regardais madame sans lui lâcher la main, je n’aurais pas tenté quoi que ce soit pour m’échapper. Je n’étais pas si terrible que ça, surtout qu’elle m’emmenait manger une glace et puis déjà je l’aimais bien, moi. Je souriais en écoutant ce qu’elle disait sur maman. Qu’elle avait un grand cœur. Je le savais, même que j’allais en prendre très grand soin de ce grand cœur. En plus, maintenant, il y’a papa dedans, et je sais bien que dans celui de papa… Y’a maman. On aurait pu croire à un hasard, mais il était là. Avec nous. Et je ne crois pas au hasard. Je regardais la voiture, je la trouvais chouette. Pas n’importe quoi. Nous on en aura pas des comme ça, enfin, je crois pas. Et en fait, moi les voitures, ça va cinq minutes. Je me lasse vite. Parait-il. Sauf pour les gens. Eux, je les garde en moi, pour toujours. Et justement, maman de Marvin me parlait de fierté. Je levais la tête, plongeant mes yeux dans les siens, mon sourire encore une fois sur les lèvres, cette fois-ci, plus radieux. « Oui, j’en suis fière. C’est ma maman. » C’était déjà une raison. Ma maman… Mais il y’en avait tant d’autres dont j’aurais pu parler… Je préférais me taire, j’en avais déjà bien dit. Je grimpais, elle attachait ma ceinture et je jetais un dernier regard au dehors. Je crânais, un peu, oui, dans cette si belle voiture, même si ça n’était pas la mienne, mais soit. Je suivais maman de Marvin sans la lâcher de la main. J’agissais avec elle comme si je la connaissais depuis toujours. Les gens à l’extérieur devaient nous prendre pour une famille. Elle, Marvin et moi. Mais non, on en était pas une. « Non, je suis fille unique. Mais j’ai demandé un petit frère ou une petite sœur pour Noel ! Même si c’est dans longtemps, j’espère bien l’avoir. » J’étais contente de dire ça. Juste après, j’ajoutais « Et toi, est-ce que tu as des frères et sœurs ? Marvin c’est ton enfant unique ? » Je restais sage sur ma chaise, sans trop me tortiller comme j’avais l’habitude de le faire quand on allait au café avec maman. Je ne tenais jamais en place, faut croire que je n’aime pas ça. Je suis peut-être trop énervée, peut-être que maman m’a mis de la caféine dans mon biberon quand j’étais bébé, j’en sais rien. Non pas possible. Maman ne ferait pas ça, elle est pas comme ça. Je souriais toujours, mais je n’oubliais pas de parler à Marvin dès que possible, après tout c’était mon copain à moi et on était là pour lui aussi. « Marvin il n’aime pas trop parler, hein ? » Mon ton était un peu triste, et je n’avais pas l’intention de me moquer. Je n’étais pas méchante. Je voulais seulement me renseigner. Moi ça me plaisait qu’il ne parle pas beaucoup, et Marvin, je l’aimais beaucoup. On partageait déjà beaucoup de choses sans trop être démonstratifs. « T’inquiète pas Marvin. Moi non plus parfois, j’aime pas parler. On est pareils. » Disais-je tout près de lui en m’approchant pour essayer de lui faire un bisou sur sa joue. Je ne savais pas s’il allait me repousser ou accepter. Je me retournais vers sa maman, en relançant mon idée de départ. « J’aime bien passer du temps avec toi et Marvin, madame sa maman. » Murmurais-je en me rongeant un bout d’ongle, ce que je faisais souvent en ce moment, parce que j’étais nerveuse, c’est ce qu’on nous a dit.

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Gemma S. Vanderbilt
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le petit mot doux de Gemma S. Vanderbilt qui mange un cookie le Mar 2 Mai - 15:34 ► réponds-lui !

« je sais que j’ai de la chance. Ma maman elle est très gentille, et très belle. Et elle et moi, on est une famille soudée ! » Ce qui n’était plus le cas pour la mienne. Je quittais mon mari et je n'avais toujours pas trouvé le courage pour annoncer cette nouvelle à mes enfants. J’étais proche de Marvin, parce qu’il en avait besoin d’un soutien. J’avais conscience qui si j’avais agi de la même manière qu’avec Melody, il aurait été un enfant très malheureux. Il l’était déjà alors, je ne voulais pas l’enfoncer plus. Marvin a très peu d’amis, voir pas du tout, son père s’occupait très peu de lui, ses frères ne jouaient pas souvent avec lui et moi, je ne pouvais pas l’emmener constamment avec moi. Cependant, je faisais tout mon possible pour lui donner un peu de joie dans sa vie, et de bonheur. Mon comportement vis-à-vis de mes enfants avait changé depuis sa naissance. Je me comportais plus en mère qu’en mère fantôme. J’aurai dû être cette mère affectueuse avec tous mes enfants, mais à une époque, je devais l’avouer que je n’étais pas prêtée pour être maman. J’étais jeune, mais est-ce que cela excusait réellement mon comportement ? Non. En réalité, je n’avais aucune excuse.

GEMMA _ « Oui, ta maman n’a jamais eu la vie facile, alors je pense que ta venue a été un don du ciel pour elle. »

Néanmoins, en étant enfant, en étant adolescente, elle n’avait jamais manqué quoi que ce soit. Son assiette avait toujours été bien remplie, elle a toujours eu des magnifiques vêtements hors de prix, je lui avais même offert une petite Herbie, la petite coccinelle pour son seizième anniversaire, mais tout compte fait, ce n’était pas ça qu’elle attendait de moi. Elle voulait que je sois plus présente, comme une véritable maman. J’avais tout foiré avec elle, et je le regrettais amèrement…

GEMMA _ « C’est vrai que ce n’est pas amusant d’être un enfant unique. Et pour répondre à ta question, je suis en enfant unique également et je ne peux pas dire que je me sois réellement ennuyée, car je me suis fabriqué un petit monde à moi, mon petit monde, mais j'ai énormément souffert de la solitude. J’étais souvent seule à vrai dire » mes parents n’étaient jamais là, d’ailleurs, j’ai été éduqué plus par les nounous que par mes propres parents. Je n’avais reçu aucun amour de mes parents. Ils m’ont fabriqué dans l’unique but de conserver leur patrimoine, leur héritage et ça, voyez-vous, à force d’avoir été mal-aimé, j’étais devenue cette femme que je suis aujourd’hui « Mais je peux te comprendre, tu ne peux jamais rien partager quand on est enfant unique, ni les bonnes choses, ni les mauvaises, les jeux, s’amuser à deux … J’espère que ta maman t’écoutera, au pire, si tu veux, je peux lui en glisser deux trois mots » Melody m’enverra certainement à la merde, mais je disais cela plus pour faire espérer la petite. « Marvin est mon dernier, mais sinon, j’ai d’autres enfants un peu plus âgées. » Pas besoin de plus de détails.

Effectivement, Marvin ne parlait pas beaucoup, mais faut dire aussi que la petite était plus à me poser trente-six mille questions qu’autre chose. Entre nous, elle ferait un bon détective. Je passais ma main dans la chevelure de mon fils et j’ajoutais :

GEMMA _ « Oh une fois qu’il est lancé, c’est un vrai moulin à parole, hein mon bébé » Je lui donnais une petite bise sur sa joue pour le rassurer un peu. « Je te laisse finir ton investigation auprès de ma maman… Je te l’avais dit, ma maman est comme la tienne » dit-il subitement à son amie, Iana. Marvin allait m’en vouloir d’ici peu. Quand Melody allait savoir que j’avais invité sa petite princesse à manger une glace, elle allait très certainement m’en vouloir. Mais au départ, j’ignorais totalement que la copine de mon fils était en réalité ma petite fille, et que pouvais-je faire ? Elle était sa seule amie, et je serai incapable d’interdire mon fils de la voir. Je ne voulais pas lui causer du tort inutilement. « Elle est géniale hein ? ça aussi, je te l’avais dit, que tu l’aimerais bien. » Dit-il en prenant peu à peu confiance. « Maman, tu crois qu’un jour, elle pourra venir dormir à la maison ? Je pourrais lui montrer la grande salle de jeu et ma voiture électrique ? » il se tournait vers Iana « Tu crois que ta  maman voudra bien que tu viennes à la maison ? OOOH MAIS si tu me la présentais, aussi? Je ferais belle impression auprès de ta maman, je te le jure. Je pourrais même mettre mon joli costard ainsi, elle croira que je suis un homme très important. » Comme Alessandro. Son tonton. Il en était fan de cet homme, il était son modèle. Fort heureusement pour moi, le serveur arriva et attendait les commandes. Je me sentais mal d’un coup, surtout la demande de Marvin. Je ne pourrais jamais exaucer son souhait. « Vous voulez quoi les enfants ? » Le serveur prenait nos commandes avant de nous laisser de nouveau tranquilles.
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Iana S. O'Connor-Sanders
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le petit mot doux de Iana S. O'Connor-Sanders qui mange un cookie le Mar 9 Mai - 15:11 ► réponds-lui !

Un don du ciel ? Rien que ça ? Je souriais, j’étais en plein gonflement d’égo… Oui. Même à mon âge. Et alors ? J’aimais l’idée d’avoir été utile à maman, même si utile, ça n’était pas le terme à employer. Je voulais aider maman par tous les moyens, ça avait toujours été l’objectif principal de ma vie. Et maintenant, il y’avait papa dans la balance. Je voulais l’aider, aussi, et j’allais faire en sorte qu’ils ressentent le besoin de se retrouver ensemble, peut-être même que j’allais réussir à les faire tomber amoureux… Encore. C’était mon souhait. Le plus cher. Le plus fou, aussi. Mais c’était faisable. Il suffisait de voir le regard de maman quand elle voyait papa. Vice versa. J’étais fière d’eux. Mais alors madame me parla de son enfance, et aussitôt, je perdis mon sourire. Je ressentais de la tristesse pour elle, c’était plus fort que moi. Je ne la connaissais pas, et j’étais triste pour elle. C’est ça, d’être un enfant, je crois. Je baissais les yeux, me mordant la langue très légèrement. « Tu n’es plus seule madame. » Disais-je en allant mettre ma main dans la sienne, comme pour lui dire que j’étais là, et que Marvin aussi était là. Je n'aimais pas voir les adultes malheureux, même si c'était du passé. Je détestais ça. Je devais être trop sensible... Peut-être ? Et ensuite ? C'est pas grave. Mon œil se remit à briller. « Oh, ça serait avec joie. » Si ça venait de quelqu’un d’extérieur, maman écoutera peut-être. Mais je ne savais pas, réellement. Je hochais la tête. D’accord, des enfants plus âgés. Après, ça ne me concernait pas. Moi j’étais amie avec Marvin. Et justement, Marvin se mit à parler, et j’en fus assez surprise. Je souriais, parce que ça me plaisait de l’entendre nous parler. J’aimais bien, et ce que je ne disais pas à sa maman, c’était qu’entre nous, il nous arrivait de parler parfois plus que ça, quand on jouait. Mais je savais bien qu’il n’était pas bavard. Moi ça s’arrêtait là. Bavard. Je souriais à nouveau quand il parla de le présenter à maman. « Bien sûr, je peux organiser ça ! Maman sera contente de te rencontrer, et je suis sûre qu’elle t’adorera. Et madame, tu peux venir aussi chez nous quand tu veux ! » J’étais loin de la vérité, mais sur l’instant, ça m’était égal. Je les aimais bien, et je savais que maman et papa n’allaient pas m’en vouloir. « Hâte de voir ton costard ! » J’aimais les costard. Mais je n’en portais pas moi, c’était pour les messieurs. Enfin, je crois ? « Un sprite, est-ce qu’il y’a ? » Demandais-je à madame très poliment, en regardant le serveur en l’implorant. J’avais besoin d’une boisson à bulles. C’était mon péché à moi, et c’était mignon ! C’est pas ce qu’on dit ? Je me tournais vers Marvin et sa maman. « Si tu me ramènes chez moi tout à l’heure madame, je vous montrerai mes parents ! » C’était jusqu’à présent très mal formulé. Je voulais parler de les présenter à Marvin, surtout, mais j’avais envie de voir la réaction de maman et papa en voyant leur amie de longue date comme on dit, enfin je supposais que c’était une amie.

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Gemma S. Vanderbilt
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le petit mot doux de Gemma S. Vanderbilt qui mange un cookie le Ven 12 Mai - 18:27 ► réponds-lui !

Oui, je ne suis plus seule, et je remercie le Bon Dieu de m’accorder autant de chance d’avoir une si grande famille. Certes, avoir  5 enfants, ce n’était pas de tout repos, mais malgré tout, malgré ce qu’on pouvait raconter sur moi, je faisais de mon mieux pour être auprès d’eux. Je ne suis pas la meilleure des mères, c’est vrai, mais croyez-le ou non, je faisais vraiment tout pour eux. Là aussi, c’est vrai que l’argent ne faisait pas le bonheur, et cela n’achètera jamais l’amour de mes enfants, mais, mine de rien, offrir des cadeaux à tout bout de champ, les gâtés comme il se doit, cela était un petit plus pour moi. Comme je le disais, je ne suis pas parfaite, je suis une femme d’affaires, une femme qui voyage beaucoup, une femme qui ramène du pognon à la maison, une femme qui offre la meilleure vie à ses enfants, mais malheureusement, cela avait des conséquences. J’étais souvent absente, j’étais souvent en voyage d’affaires et  ramener des cadeaux du pays voyagé, cela leurs rendaient leurs sourires malgré qu’ils n’avaient pas de mère pendant quelques jours, voir une semaine. Pour eux, j’étais prête à tuer des heures de vols tout ça pour les voir une journée pour ensuite repartir aussi vite. Les gens ne voient que le mauvais côté de la personne, mais ils ne regardent jamais le fond.

Melody me déteste pour ce que je suis, mais n’a-t-elle pas oublié les nuits que j’ai passées auprès d’elle ? Les nuits où elle pleurait parce qu’elle avait fait  un cauchemar, qui était là pour la réconforter et la rassurer que les monstres n’existaient pas ? Ou les nombreuses fois où elle avait été malade ? J’avais repoussé des rendez-vous très importants pour m’occuper de ma fille malade et cela m’avait coûté énormément de relation professionnelle qui me valait des millions… Christopher, mon ex-mari était là pour m’aider, certes,  et on distribuait les tâches comme dans chaque couple, mais pour lui, j’ignorais le pourquoi, ni du comment, ou ce qu’il avait fait pour que ses enfants l’aime plus que moi. Peut-être que mes enfants voulaient une mère à temps plein ? Je ne sais pas, mais je ne pouvais pas déshériter ma famille, et mon héritage.

GEMMA _ «  Oui, je ne suis plus seule heureusement »

disais-je en regardant mon petit Marvin. J’avais énormément de chance d’avoir ce petit bout de chou qui illuminait mes journées. Sa différence, son handicap ne m’avait jamais déranger, et aucunement, j’en avais honte. Quoiqu’il se passera, il restera  toujours mon fils.  J’avais mal au cœur d’entendre ce que Marvin racontait. Jamais, il ne pourra aller dormir chez elle, surtout que ma relation avec Melody était bien trop tendue, et je savais que cette journée allait avoir des conséquences désastreuses. Melody allait m’en vouloir, et je m’attendais au pire. Elle allait très certainement m’interdire de m’approcher de la petite Iana, ce qui signifiait en quelque sorte, que Marvin ne pourra plus la voir. Tout compte fait, était-ce une bonne idée de l’avoir invité à manger une glace ? Sur le moment même, je n’avais pas tellement réfléchi. A vrai dire, j’étais tellement contente de voir mon p’tit Marvin aussi heureux de me présenter son amie, alors, lui dire qu’il ne pouvait pas passer sa journée avec elle, lui aurait brisé le cœur.

MARVIN _ «  Tu crois ? Ta maman ne me connaît pas, comment tu peux savoir qu’elle va m’adorer ? »  

Pourquoi doit-il toujours douter des paroles des gens ? Melody avait son caractère, certes, mais, depuis toute petite, elle a toujours été là pour les plus faibles, mais ici, c’est vrai que c’était différent... totalement différent. En réalité, Marvin était son demi-frère donc, elle avait tous les droits de le détester comme elle me hait

GEMMA _ «  Bien sûr qu’il y a du sprit, ma petite et prend ce que tu veux »

Mais là, tout à coup, j’ai cru que j’allais faire un infart. Merde, j’avais complètement oublié ce détail, il fallait que je la ramène cette petite. Et comment allais-je faire ? Je ne pourrais jamais aller sonner chez Melody pour lui ramener sa fille, et je ne pouvais pas non plus la déposer au coin d’une rue. Bordel, je venais de me mettre dans une situation assez embarrassante.

GEMMA _ « Désolé, mais aujourd’hui, je ne peux pas rencontrer tes parents. Nous sommes invités à une soirée, et dès qu’on t’aura déposé faut qu’on y  aille se directement pour se préparer, mais, la prochaine fois, ce sera avec plaisir » si j’étais toujours en vie.
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Iana S. O'Connor-Sanders
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le petit mot doux de Iana S. O'Connor-Sanders qui mange un cookie le Mer 31 Mai - 15:15 ► réponds-lui !

Je détestais voir les autres seuls. Alors je souriais, en entendant ses mots. Je détestais tout ce qui rendait triste, de manière générale. Je n’étais pas méchante. Pas vraiment. C’était vrai, parfois, il m’arrivait de mal répondre, de tirer la langue, de tirer les cheveux à toutes les gamines qui me prenaient la place sur le toboggan. Mais je ne le faisais jamais sans raison. Jamais. Je regardais la maman de Marvin, et je tenais un peu la main de Marvin l’espace de quelques secondes. J’aimais bien être avec lui, et finalement, je me rendais compte que je commençais à apprécier les contacts avec les garçons, du moins leur tenir la main quoi. Pas plus. Et peut-être qu’alors je grandissais. En quelques sortes, en tout cas. « Mais parce que moi je t’adore. Et maman pense souvent comme moi ! » Ou était-ce moi qui pensais comme maman. De toute façon, on se connaissait assez elle et moi pour penser la même chose. Et puis comment c’était possible de ne pas aimer Marvin après tout ? Tout comme sa maman. Je la trouvais gentille, moi. Mais c’était un avis personnel. Et je ne savais pas après tout ce qui pouvait se passer entre maman et elle. A vrai dire, ça ne me concernait pas. Je croyais que ça ne me concernait pas. Je jubilais en l’entendant me dire qu’il y’avait du sprite. J’adorais ça. J’adorais aussi m’énerver sur ma chaise en attendant, je faisais toujours ça. Je m’agitais. On pourrait me croire hyperactive, ce que j’ai parfois l’impression d’être. Les moments de calme, c’était rare. Je fus quand même déçue quand elle m’expliqua qu’elle n’allait pas pouvoir rester et rencontrer mes parents. Je ne cachais pas ma déception. Ma mine piteuse me donnait un air de famille avec le cocker anglais. Je baissais le regard, un peu triste, en me mordant la lèvre légèrement. Au fond, je comprenais. Même si je ne comprenais pas tout. « D’accord… Oui, sis vous avez une soirée. » Puis en regardant Marvin d’un air tout doux, j’ajoutais en lui lachant enfin la main. « Mais la prochaine fois alors. C’est promis ? » Ce qui était sûr, en attendant, c’était que j’allais en parler à papa et à maman de Marvin et de sa maman. Ils faisaient déjà partie de ma vie. Enfin, je crois. Je passais ma main au dessus de celle de madame, en souriant gentiment. « Et Marvin pourra venir dormir à la maison un jour dis ? » J’aimais bien avoir du monde à la maison, surtout quand c’était des copains et des copines. J'aurais aimé que sa maman aussi vienne à la maison, mais c'était pas pour tout de suite apparemment. Bientôt, j'espère.

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le petit mot doux de Gemma S. Vanderbilt qui mange un cookie le Mar 6 Juin - 16:57 ► réponds-lui !

« Mais la prochaine fois alors. C’est promis ? » Comment lui promettre une telle promesse en sachant que je ne pourrais pas tenir parole ? J’ignorais totalement ce qu’il allait se passer une fois que j’allais la déposer chez elle. Melody allait très certainement m’en vouloir, et me faire la leçon, comme quoi, je ne devrais plus m’approcher de sa fille. Mais sachez le, tout ceci, n’était qu’une simple coïncidence. Non jamais, jamais, au grand jamais, j’étais au courant que mon fils, Marvin fréquentait amicalement ma petite-fille. Si j’avais su plutôt, est-ce que cela aurait changé quelque chose ? Je ne sais pas… C’était si rare de voir mon fils si épanoui en compagnie d’une autre personne que moi. Je voulais qu’il ait un peu son indépendance et qu’il m’oublie un peu. Je suis sa mère, et non, sa meilleure amie. Je ne pourrais pas être éternellement à ses côtés, et dans dix ans qu’allait-il faire ? Il était temps pour lui de grandir, et cette relation allait peut-être le faire changer. Il allait peut-être avoir plus confiance en lui, et qui dit, il aura peut-être moins peur des autres…. Cela fait beaucoup de « peut-être », je sais, mais c’est grâce à ses peut-être qu’on peut accomplir de belles choses. Avancer et ne jamais abandonner est la clé du succès. Chaque tournant que tu pourras rencontrer dans ta vie, te mènera à un autre tournant, et chaque tournant fera de toi, quelqu’un de plus fort, de plus puissant, et bien plus déterminer à atteindre ton objectif. Tu seras un battant… Et mon fils est un battant. Je sais qu’un jour, il deviendra un homme puissant, et important dont j’en serais éternellement fière.

Je la regardais avec son air de petite fille innocente. Je ne savais pas quoi lui dire lui mentir ? Je ne pouvais pas.. Pourtant, c’était si simple de lui raconter n’importe quoi comme mensonge, mais je ne voulais pas la décevoir. Je ne voulais qu’elle soit déçue de moi. J’en avais marre de décevoir les gens, et sincèrement, j’avais tellement envie de me racheter auprès de ma famille, auprès de Melody. J’aimerais tellement partager des moments inoubliables avec elle, faire des trucs de fille, surtout que Melody était ma seule et unique fille. Mais mon obsession de la protéger avait coûté sa perte. Et désormais, je m'en mordais les doigts.

GEMMA _ « Tu dépendras de la décision de ta maman. » Marvin n’avait rien à voir dans cette histoire, donc l’empêcher de dormir chez elle, serait totalement incompréhensible. Melody avait le droit de me détester, mais, elle n’avait pas le droit de mettre dans le même sac mon petit Marvin. « Je ne vois pas d'inconvénient. » Une fois de plus, tout dépendra de la décision de sa maman. « Sinon, à part ton sprite princesse, tu as réfléchi à ce que tu vas prendre comme glace ou autres choses, peut-être ? Une crêpe, une gaufre ..... tu peux prendre ce que tu veux »   Quant à mon petit Marvin, il me disait « Moi, tu sais bien ce que je veux, maman... c'est comme d'habitude ... une bonne glace brésilienne  » Oui une bonne petite brésilienne  crème glacée à la noisette et au caramel avec un nappage aux noisettes et aux cacahuètes caramélisées. Il adorait ça, tout comme moi, d'ailleurs.
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J’étais un peu déçue, sur le coup, à sa réponse. J’avais peur qu’elle refuse de me laisser inviter Marvin, ma maman. Pourtant, je ne voyais pas pourquoi elle n’accepterait pas. J’étais sa fille. Et je l’aimais beaucoup, notre amour était même au-dessus de la moyenne. J’avais une relation forte avec elle. Je souriais à madame, sans oublier de sourire aussi à Marvin. Petit Marvin. Mon ami. L’un des meilleurs. J’aimais tellement jouer avec lui. Et j’aimais bien inviter mes copains à dormir chez moi. Je savais que maman n’allait pas dire non. Alors je ne me faisais finalement pas tant que ça de soucis. Même s’il persistait un petit doute en moi. Mes yeux pétillaient, et encore plus quand elle parla de glace. « Peut-être que je prendrai une glace au stracciatella… S’il y’en a ? » C’était mon parfum préféré. J’aimais ce goût de vanille et ce croquant des pépites de chocolat. J’aimais ça. Plus que tout. C’était indéniable. Je regardais Marvin. Et je demandais à sa mère. « Vous mangez quoi madame ? Brésilienne aussi ? » Disais-je en souriant et me léchant d’avance les babines. J’aimais ce moment où j’attendais la glace. Presque autant que le moment où je la dégustais. J’aimais bien cet instant où mes papilles se réjouissaient de ce que j’allais leur offrir. Et puis, en fait, les glaces, c’était la vie. Rien de plus. « Je suis sûre en tout cas que maman voudra bien. » Je m’avançais peut être trop vite, mais j’en étais pourtant persuadée. A mon âge, vous savez. J’étais encore inconsciente de beaucoup de choses, et au fond, c’était ce qui faisait ma force. Certainement. J’étais convaincue de ce que je disais. « Mes parents vont être contents de te revoir ! » De ça, aussi, j’étais convaincue. Je me trompais sûrement, mais avec insouciance. Mon insouciance. Mon innocence. Mes enfantillages. Je commençais à chahuter un peu avec Marvin, sans trop en faire. Je ne voulais pas l’effrayer. Je savais qu’il n’était pas un garçon comme les autres. Il était… Différent. Mais différent, à mes yeux, ça ne l’était pas vraiment. Je jouais avec lui à table, alors qu’on n’avait pas le droit théoriquement. A table, c’est à table. Mais maman n’était pas là. Il y’avait bien celle de Marvin, mais ce n’était pas la mienne. Non pas que je sois insolente. D’ailleurs je la remerciais encore de m’inviter. Mais j’avais envie de jouer, et Marvin était là. « Par contre, je ne pense pas que vous verrez mon papa ce soir. Il ne doit pas être à la maison… » Non, pas vraiment, pas encore. Il fallait du temps pour digérer tout ça. Et pour qu’on soit vraiment une famille, même si j’avais prétendu le contraire. J’avais hâte de les présenter à papa et maman. La maman de Marvin, elle était géniale avec son fils. Et avec moi. Et je savais qu’elle ne me disait pas tout au sujet d’elle, mais ça m’était égal. Moi, je l’aimais déjà. Et pourquoi fallait-il s’en expliquer ? Je ne savais rien de son passé. Ce qui m’importait, moi, c’était sa gentillesse. Du moins, celle que je voyais. Je ne savais rien. A moi, on ne disait pas tout, ça m’énervait. J’étais trop petite pour comprendre, c’est ça ? Pas du tout. Je comprenais beaucoup, mai si on ne m’explique pas, aussi... Mon sourire ne disparaissait pas, et après avoir lâché Marvin, je reprenais un peu mon souffle, je m’étais bien trop agitée. C’est le serveur qui passa et qui prit la commande. J’expliquais avec assurance ce que je voulais, en me tournant après vers elle. « Je demanderai à maman si on ne peut pas vous rembourser la glace et le Sprite ! » Enfin, je ne savais pas encore une fois si maman allait dire oui, c’était un peu gonflé de parler en son nom… Mais je me sentais quand même gênée de me laisser payer des choses par quelqu’un que je ne connaissais pas bien. J’étais polie, après tout. Et je ne devais pas encore comprendre le sens du mot « invitation ».

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le petit mot doux de Gemma S. Vanderbilt qui mange un cookie le Ven 21 Juil - 19:45 ► réponds-lui !

« Oui, je vais prendre une Brésilienne également » Bonjour les calories, mais je ne pouvais pas laisser ses deux petits monstres profiter de ce bonheur tout seul et puis, désormais, j’avais Alessandro pour me permettre de maintenir la forme.

Je me forçais à sourire quand elle me parlait de sa mère. J’aimerais tellement lui dire la vérité, et surtout, lui dire quel monstre j’avais été avec elle. J’avais agi comme une mère indigne, et désormais, je m’en mordais les doigts, mais malheureusement, j’avais commis trop d’erreurs pour qu’elle puisse un jour me pardonner.

Je ne pensais pas que ses paroles allaient me toucher autant, car, croyez-le, j’aimerais tellement que tout ceci soit vrai. Que ma fille soit contente de me voir, et qu’on partage ce moment tous ensemble. Pourquoi avais-je été aussi ingrate avec elle ? Pourquoi ? Elle me manquait, affreusement, et ses 7 dernières années avaient été pénibles pour moi. Cela dit, j’essayais de vivre avec, et de me contenter de ce qu’on m’offre. D’ailleurs, c’est pour celle, et grâce à elle, que j’avais changé la vision du mot : mère. Avec mes trois autres enfants, je me comportais en tant que mère, une mère amante. Oui, j’essayais de me racheter et j’espère que Melody me donnera une seconde chance.

Alors pour répondre à cette petite, non, ils ne seront pas contents de me voir, et j’étais rassurée que son père ne soit pas là.

GEMMA _ «  De toute manière, je ne comptais pas rentrer, ni même rester pour discuter avec tes parents » Merde, j’étais fort clash, et le plus pire de tout, c’est que je n’ai même pas su me contrôler. Je détournais le regard comme rien n’était, et je rajoutais  « Bon, commandons nos glaces. » Je faisais signe au serveur pour qu’il ramène son petit cul parmi nous, et prit soigneusement les commandes.

Nom de dieu, cette petite était un vrai moulin à paroles, je la regardais de nouveau, forçant mon sourire « Voyons, c’est moi qui invite, donc tu n’as rien à demander à ta maman. Tu sais, cela me fait plaisir de t’offrir quelque chose»

ensuite, je les laissais tranquillement à deux, à discuter de choses et d’autres. C’était l’amie de mon fils, alors je ne pouvais pas la monopoliser.

Une fois les glaces arrivées, on pouvait enfin les déguster à notre aise, tout en savourant chaque bouchée.

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HJ: sorry, c'est vraiment merdique comme réponse. Sorry
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le petit mot doux de Iana S. O'Connor-Sanders qui mange un cookie le Sam 22 Juil - 17:51 ► réponds-lui !

Elle me répondait presque sèchement. Presque trop durement. Presque avec un regard lointain, et avec cette distance, cette froideur que je ne reconnaissais pas. Je ne me mettais pas encore à la place des autres. Je n’en avais pas les moyens. J’étais trop jeune pour comprendre. J’écoutais pourtant ce qu’elle avait à me dire, avec la sagesse et le calme dont j’étais parfois capable. Et elle me disait qu’elle ne parlerait pas à mes parents, qu’elle ne comptait même pas entrer chez moi. Quelque chose dans ce goût-là. Et justement, en parlant de goût, je ressentais l’amer au fond de ma gorge, comme si j’étais triste sans vraiment l’être. Comme si j’avalais des larmes que je ne faisais même pas encore couler. Mais je sentais qu’en moi, ça se serrait. Etrangement. Je fuyais son regard, avec la fulgurance de l’éclair, et je reportais mon attention sur le serveur. Je souriais, mais sans trop la regarder. Je n’osais plus. J’avais senti quelque chose, non pas de l’animosité dans sa voix, mais presque. Une certaine réserve. Pas l’envie de renouer des liens ou de parler à papa et maman. Et pour moi, gosse de sept ans pas encore formée, c’était presque inacceptable. Pour moi, papa et maman, c’était tout ce que j’avais. Tout ce qui était à mes yeux le plus précieux au monde. Je ne pouvais pas… Je ne savais pas vraiment ce que je ressentais. Là encore, c’était trop compliqué. Expliquer ce qui fait battre un cœur d’enfant, c’était pas dans mes capacités. « Alors, tu veux pas parler à maman. T’as le droit. Est-ce que t’es fâchée contre eux ? Ou contre moi ? » Je m’affolais peut-être vite, et c’était sûrement souvent comme ça. Mais je n’avais de cesse de m’inquiéter pour les autres, pour papa, maman, Kyle, Callie, enfin tout le monde. Même ceux qui allaient très bien et qui coulaient des jours heureux. Je prenais ma cueillière pour manger ma glace, en souhaitant bon appétit à Marvin et sa maman, tout en souriant gentiment. « Merci encore. » Disais-je très poliment. J’avais beau ne pas réaliser toute la situation, je n’étais pas tant que ça mal élevée. Enfin, même, de mon point de vue, je dirais que maman m’a très bien éduquée. Mais ça, c’est subjectif.

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le petit mot doux de Gemma S. Vanderbilt qui mange un cookie le Dim 23 Juil - 11:08 ► réponds-lui !

Je voyais bien que je venais de faire une erreur monumentale avec la petite Iana et je m’en excusais. Je n’aurais jamais dû lui parler sur ce ton, surtout à une toute petite fille innocente. Je voyais bien qu’elle fuyait mon regard, qu’elle essayait de camoufler sa tristesse et, cela me faissait presque de la peine.  

« Alors, tu veux pas parler à maman. T’as le droit. Est-ce que t’es fâchée contre eux ? Ou contre moi ? » ce n’est pas que je ne voulais pas parler à sa maman, j’aimerais bien, et j’avais essayé de renouer le contact avec elle mais, voilà, où j’en étais aujourd'hui. Nous arrivons tout simplement pas à communiquer sans se prendre la tête, et je sais très bien que notre relation n’évoluera pas. Alors, à quoi bon se battre ? À ses yeux, j’étais qu’une inconnue, et peut-être que c’était mieux ainsi.

GEMMA _ «  Non, absolument pas, je ne suis pas fâchée contre toi … pourquoi le serais-je ? » je niais sa première question, et cela valait mieux. Qu’est-ce que vous voulez que je dise ? Que je lui mente encore, et encore ? J’en avais marre de mentir à cette petite, et si cela tenait qu’à moi, je lui dirais la vérité, mais malheureusement, si je le faisais, Melody allait m’en vouloir encore plus.

Soudain, voilà que mon téléphone portable se mettait à sonner, et sans tarder, j’allais rapidement le chercher dans mon sac à main pour m’apercevoir que ce n’était qu’autre que mon avocat. Je me levais tout en disant :

GEMMA _ « Manger avec aise mes enfants, je dois répondre. »

Bien évidemment, je restais à proximité d’eux  tout en laissant une distance pour éviter qu’ils entendent la conversation.

Le petit Marvin mangeait sa glace comme si de rien n'était, en fait, il était habitué que sa mère soit toujours collée à son téléphone ou qu’elle agit de manière impulsive avec les gens. D’ailleurs, tout en regardant sa glace, et en la savourant, il disait : « Faut excuser ma maman tu sais… Elle ne voulait pas être méchante avec toi. » Il levait les yeux sur elle, et continuait « alors, ne lui en vaut pas, et ne pense pas comme les autres personnes, s’il te plait. Ma maman n’est pas méchante. » Il  jetait un bref regard vers sa mère «  Mon papa et ma maman ne s’aiment plus alors, ils se disputent tout le temps pour savoir chez qui je vais dormir ce soir. Ici, elle doit être au téléphone avec un monsieur qui va l’aider à empêcher mon papa de m’avoir chez lui. » Dit-il tout naturellement. C’était une situation assez difficile à vivre en ce moment, mais lui, tout ce qu’il désirait, c’était de vivre chez sa maman. «  Ma maman me protège toujours  en me cachant la vérité, mais, ce qu'elle ne sait pas, c'est que je suis quelqu'un de très observateur et j’ai une bonne oreille. » Il se levait pour aller à ses côtés et il lui murmurait pour que personne ne l’attende. « Je traîne beaucoup avec ma maman et je sais quand quelque chose la chiffonne, ou qu’elle me cache quelque chose et  je pense que … ma maman connait très bien la tienne. » Il se penchait vers la table pour qu’il ramène sa glace vers lui. « Tu veux goûter ma glace ? » Dit-il en prenant la culière pour la faire goutter – bien sûr, il attendait son autorisation avant de foutre la cuillère dans sa bouche «  J’aimerais bien savoir ce qu’elles nous cachent nos mamans, pas toi?  »
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