iana&gemma ԅ with all the demons i possess to share forever the unrest

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DON'T LOOSE YOUR COOKIES™ :: New York et son rythme, We do not remember days, we remember moments ! :: Dépensons à Manhattan
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Iana S. O'Connor-Sanders
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Et si tu apprenais à le connaitre ?
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le petit mot doux de Iana S. O'Connor-Sanders qui mange un cookie le Mar 21 Fév - 16:02 ► réponds-lui !

« Il faudra être sage avec Malia, d’accord ? » La phrase que maman m’avait dite ce matin me trottait encore dans la tête. Une affreuse litanie. Etre sage, oui bien sûr. Je le suis. Je le suis toujours. Je me souviens avoir regardé Malia, avec fait un grand signe. J’étais quand même souvent gentille, enfin… Je crois. Je ne faisais de mal à personne, et quand une araignée s’invitait sur le rideau de la douche, je ne la tuais même pas, j’attendais que maman la chasse. Elle m’emmenait jouer dehors. Un terrain de jeu idéal, celui de Manhattan, celui où les riches vont se dépenser. Et dépenser,… Aussi. Je tenais la main de ma nourrice, trottinais derrière elle, avec mes petits pas dignes d’un poney miniature. Un falabella, oui voilà. Je ne la lâchais pas. Je ne la lâcherai qu’une fois arrivée. Je me conduisais bien, parce que je voulais que papa et maman soient fiers de moi. Je regardais, une fois à l’aire, les regards et les sourires des gens autour de nous, j’entendais exploser la joie des enfants quand ils grimpaient sur le tobogan, à l’envers, ce que moi je ne faisais plus. Trop grande pour ça. Les rejoindre, j’en mourais d’envie. Mais moi je n’étais pas là pour ça. Il y’avait tous ces parents avec eux qui semblaient s’ennuyer. Je savais pour qui j’étais là, moi. Je savais qui j’attendais. Un garçon avec qui j’aimais passer du temps, mais qui ne le passait pas avec moi comme les autres enfants. Je ne comprenais pas trop ce qu’il avait, moi, c’était bien compliqué. Et il fallait le dire, je n’étais pas bien vieille. J’avais besoin de grandir, pour saisir toutes les subtilités de l’existence. De l’existence des autres, comme de la mienne. Je savais que les rires des enfants pouvaient le déranger, je me disais qu’il était timdie. Je savais aussi qu’il ne fallait pas le prendre dans mes bras, ou lui tenir la main c’était mal vu. Il fallait que je devienne psychologue avec lui, et parfois c’était bizarre. Mais je ne le trouvais pas si étrange que ça, moi, et après tout… Je l’aimais bien. Je l’aimais même beaucoup, surtout parce qu’il était différent. Je jouais un peu de mon côté, avec une corde à sauter, j’avais apporté la mienne. Les petites filles ici ne sont pas prêteuses, c’est leur moindre défaut, comme dit maman. Je sautillais gaiement, en attendant mon rendez-vous. Rendez-vous pas comme les autres. J’avais hâte de le voir arriver, enfin lui et sa maman. C’était… Tellement chouette, quand je les voyais. J’espérais au monis qu’on pourrait discuter. Je souriais à Malia, en m’éloignant discrètement du banc où elle prenait doucement racines. Non sans la regarder de temps en temps, du coin de l’œil. Il ne fallait pas qu’elle s’inquiète. Elle appellerait maman et maman me tuerait. Enfin,… Je ne sais pas trop. J’avais promis d’être sage. Voilà. Tenir des promesses c’est difficile quand on a sept ans.  

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Dernière édition par Iana S. O'Connor le Mar 25 Avr - 15:02, édité 1 fois
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Gemma S. Vanderbilt
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le petit mot doux de Gemma S. Vanderbilt qui mange un cookie le Mar 21 Fév - 17:40 ► réponds-lui !

Ce n’était pas évitant de trouver une bonne nounou pour mon p’tit garçon. Surtout, qu’elle ne restait jamais longtemps. Marvin était un enfant très difficile, et qui pouvait faire des crises pour oui ou pour un non … Cela dit, mon fils est roi alors les nounous n’avaient qu’à obéir. Je les paies bien plus que la moyenne alors, entendre que mon fils n’a pas eu ce qu’il voulait ou qu’elles n’ont pas respecté le planning de mon fils, forcément, qu’il pète des câbles. Il avait un schéma, et une fois que ce schéma est bouleversé, il était perdu. On ne pouvait pas perturber son train de vie.

« Maman, on peut aller à la plaine de jeux, s’il te plait ? » Je le regardais étonner qu’il me demande une telle chose. D’habitude, il avait une sainte  horreur d’aller dans ce genre d’endroit où d’autres enfants y étaient. La dernière fois où il y était allé et que sa nounou était bien trop occupée à bavarder, qu’il a été malmené par d’autres sales gosses. Cet incident, il m’avait fallu que je débarque d’urgence pour calmer mon p’tit garçon en pleure, et en pleine crise. La nuit avait été terrible, d’ailleurs, pour lui remonter le moral,  et lui faire oublier cette terrible journée, j’avais passé ma nuit à ses côtés. Dormir avec un enfant très remuant, je vous le dis tout de suite, c’est pénible. « Mon cœur … Je ne sais pas si vraiment une bonne idée  » pour lui faire comprendre mon ressentît, je m’étais agenouillée face à lui et d’une délicatesse, je posais mes deux mains sur ses épaules. « Je ne veux pas que d’autres enfants te fassent du mal comme la dernière fois … Je » comme à sa grande habitude, il me couplait net la parole, et m’avouait un secret dont j’ignorais totalement. «  J’ai une amie qui m’attend, et je lui ai promis que je serai là » une amie ? Est-ce une nouvelle amie imaginaire ?  « Et Charlie ? Tu ne veux plus jouer avec lui ? » Super, si seulement, il pouvait un peu l’oublier celui-là, cela m’arrangerait vachement. Entendre en longueur de journée, Charlie, Charlie, Charlie, ca m’agaçait, et faire semblant qu’il soit là alors qu’il n’existait pas, c’était  par moment difficile d’accepter cette situation. « Ben voyons maman, tu sais que Monsieur Charlie adore les plaines de jeux . S’il te plait maman, je veux vraiment jouer avec elle. Elle est très gentille avec moi, tu sais. Je vais te la présenter, tu verras, tu l’adoreras, en plus, elle est jolie » Ouais, combien d’enfants ont été gentils avec lui pour ensuite de se foutre de lui ? Je le jure, si cette gamine avait le malheur de briser le cœur de mon fils, je la maudirais. Ne voulant pas, offenser mon fils, je lui disais avec un large sourire «  Alors, qu’attends-tu, allons-y... » De joie, il partait vite en courant pour préparer ses petites affaires, et me cria dessus «  n’oublie pas le parapluie de monsieur Charlie, hein… » Ce parapluie, comment l’oublier ? A chaque fois qu’on sortait, il fallait absolument qu’on le prenne pour la pluie, ou pour éviter que monsieur Charlie prenne un coup de soleil …

Après s’être préparé, on se dirigeait enfin vers le lieu de rendez-vous. J’étais à la fois, excitée, et  en même temps, j’avais la trouille. Me dire que mon fils pourrait avoir enfin une amie, ça me faisait tellement plaisir, mais d’un côté, n’est-ce pas encore l’une de ses imaginations ?

Je garais la voiture dans un emplacement et je descendais. Tenant la main de mon fils surexcité à l’idée de rejoindre son amie, il me tirait jusqu’à ce qu’il la voit. «  Elle est là-bas, maman … » dit-il en pointant du doigt, ne bougeant plus. «  Qu’est-ce que tu attends ? Va s’y va la rejoindre » Il ne me lâchait pas la main, et c’est là que je compris très vite qu’il commençait à avoir peur. « Chéri, qu’est-ce qu’il y a ? » Il me regardait avec ses p’tits yeux de chien battu « Et si elle ne voulait plus jouer avec moi ? Elle a peut-être changé d’avis…» J’étais trop loin pour voir cette petite fille et je dois l’avouer que je ne voulais pas que mon petit garçon parte sans qu’il ait l’occasion de la voir. « Tu veux que maman t'accompagne?…» De ce pas, on se dirigeait vers la demoiselle.
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Iana S. O'Connor-Sanders
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le petit mot doux de Iana S. O'Connor-Sanders qui mange un cookie le Ven 24 Fév - 15:17 ► réponds-lui !

C’était pas ses mots, sa voix, ses regards qui me touchaient. J’aimais bien, en fait, moi. Qu’il ne parle pas trop, et qu’il soit tout doux avec moi. Je l’étais avec lui. Je l’aimais bien, et je pense que c’était réciproque. Enfin… Fallait l’espérer. J’essayais toujours de le faire sourire, et c’était difficile. Mais ce n’était jamais une corvée. Je l’aimais. En fait. Différemment d’Eliott, et différemment de papa, de maman, de Kyle. Différement, mais il l’était, différent. Et au milieu de nos jeux, je ne savais plus ce que j’attendais de lui. Un peu de temps, peut-être. J’aimais bien jouer avec lui. Il était lui, voilà. C’était pas comme avec les autres. Maman ne le savait pas, pas explicitement, je lui avais raconté. J’avais sous entendu, et j’avais parlé à maman d’une sortie aujourd’hui comme une sortie pour jouer et rencontrer des copains. Ca avait été simple. D’ailleurs, est-ce que je mentais ? Non. On ne pouvait pas dire. On ne pouvait pas. Malia me tenait la main, elle ne m’avait pas lâchée du trajet. J’avais traversé avec elle, et je respectais les feux. Le rouge, on ne passe pas. Le vert. On passe. C’était pas compliqué, en plus les voitures s’arrêtent en général. On est des piétons, sur un passage. Donc, on nous laisse passer. Enfin, je me perds. Derrière moi, il y’a des garçons qui jouent à se taper dessus. Devant, il y’a les filles, qui me regardent parce qu’elles me trouvent trop belle et qu’elles sont jalouses de mon physique, ça j’en suis sûre. Quelque chose dans ce goût-là. J’entends des pas dans mon dos, ça arrive droit sur moi. Je me retourne, discrètement. C’est lui. C’est Marvin. Enfin, me semble… Je m’approche de lui. Je ne suis pas brusque, comme je le suis parfois avec les autres. Je suis douce. J’aimerais bien lui prendre la main, mais je me souviens qu’il n’aime pas. Je me tiens ; correctement. Il y’a une dame près de lui, qui elle, lui tient la main. Je crois que c’est sa mère, ou quelque chose comme ça. Ca y ressemble, en fait. Mais moi je ne la connais pas. Je souris à la grande dame, je suis sûre qu’elle porte des talons, mais même sans ça, elle est grande. C’est exactement le style de femme que j’aimerais devenir plus tard. Je trouve même qu’elle a l’air autoritaire, et moi je voudrais l’être, je m’applique. « B’jour madame ! Z’êtes la maman de Marvin ? » Je ne connais pas son nom, alors… Je regarde en direction de Malia, toujours assise sur le banc un peu plus loin. La pauvre, elle s’est endormie. Je crois que je la fatigue un peu trop. C’est que je suis remuante comme fille. Je fais un signe de la main à Marvin, après avoir observé sa mère et lui avoir souri encore une fois. « Bonjour Marvin… » Disais-je un peu plus calmement, parce qu’il n’aimait pas quand je m’agitais, il me l’avait dit. Il était juste là, à côté de moi, et je sentais qu’il avait plein de choses à dire. Mais allait-il me les dire. Moi, si ça ne tenait qu’à moi, je lui aurais demandé de m’expliquer sa journée, ses jeux, ses jouets. Parce que je suis bavarde. Lui, ne l’est pas. Lui est… Autrement, différement de moi. Mais c’est tout aussi chouette, parce qu’on joue quand même, lui et moi. Et on s’aime bien ! Je m’avançais vers la dame brune, et lui tendais la main, à elle. « Je ne vous ai pas serré la main, je m’en excuse. » Je sais que ça se fait ! Vous avez vu ? Je suis incollable sur les traditions. Bon, les nôtres, d’accord. Tout de même, je suis polie, non ? « Est-ce qu’on s’est déjà vues, vous et moi ? » Je n’en avais pas l’impression. Mais il y’avait ces traits qui m’étaient quand même familiers.

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Dernière édition par Iana S. O'Connor le Mar 25 Avr - 15:01, édité 1 fois
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Gemma S. Vanderbilt
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le petit mot doux de Gemma S. Vanderbilt qui mange un cookie le Lun 27 Fév - 11:55 ► réponds-lui !

Mon petit garçon avait l’air d’être tellement surexcité de rencontrer sa nouvelle petite copine. J’étais contente qu’il ait enfin trouvé quelqu’un avec qui jouer, avec qui s’amuser sans qu’il ne rentre à la maison en pleure. Vous savez, c’est difficile pour une mère, de ne pas pouvoir aider son enfant à ce niveau-là. J’avais même songé à payer des faux amis pour le rendre heureux, mais ce ne serait qu’empirer son état :  le jour où il découvrira la vérité, il m’en vaudra et ça, je voulais éviter à tout prix.  Il devait faire face à ce monde ingrat, et égoïste alors mieux vaut qu’il se prépare dès son plus jeune âge à affronter cette société cruelle et sans pitié. C’était un enfant hors du commun, certes, mais il était très intelligent pour son âge. Son avenir, il en fera quelqu’un chose de merveilleux, j’en suis certaine. Je suis fière de lui, et je le serai jusqu’à ma mort. Tout comme avec mes autres enfants, y compris Melody. Je ne le disais peut-être pas souvent, mais je le suis. J’avais fait des erreurs, et j’en fais encore…  J’avais pris des décisions dont je regrette, mais les erreurs sont toujours pardonnables; seulement si celui qui les a commises a le courage de les admettre … Et je les ’admets. J’ai commis une erreur avec Melody, j’aurai dû être une meilleure mère pour elle, j’aurai dû être un soutien, une amie, mais au lieu de ça, je n’ai fait que la repousser, en agissant comme une sale petite garce… Va-t-elle me pardonner un jour ? Va-t-elle me laisser la chance de rencontrer ma petite fille ? Tant de questions dont je n’avais pas les réponses. Mais j’étais patiente, et j’attendrais le bon moment… Cela fait plus de 7 ans que j’attends, alors une année de plus, cela ne changera rien.

Seulement, le destin avait fait en sorte de tourner à ma chance.  Se trouver à un certain endroit, à une certaine date, à une certaine heure peut bouleverser la trajectoire de notre destin. Et c’est ce qu’il arriva aujourd’hui. Je ne m’attendais pas à un tel bouleversement, je ne m’étais pas encore préparée à rencontrer ma petite fille. Oui, c’était elle. Oui, je restais là, plantée comme une idiote alors qu’elle était en train de se présenter. Elle tendait sa main vers moi, comme une grande demoiselle. Que devais-je faire ? Lui tendre ma main, l’embrasser, la serrer dans mes bras. Elle ne me connaissait pas, elle ignorait totalement qui j’étais. Melody, en 7 ans, n’avait même pas pris la peine de montrer une photo de sa famille ? Elle m’avait vraiment effacée de sa vie. Et là, aussi, je me pose une question dont je ne savais pas quoi faire. Dois-je lui dire la vérité, ou dois-je faire semblant de rien. Si je me présente, Melody va certainement me haïr plus qu’elle ne l’ait déjà. Et nier mon identité face à cette petite personne, risquerait de lui briser le cœur, le jour où elle apprendra LA vérité.

Le monde était bien trop petit pour ne pas nous rencontrer un de ces jours. J’avais la chance de l’avoir devant mes yeux, mon cœur battait à vif allure que j’avais du mal à agir. Il fallait que je reprenne assez rapidement mes esprits… J'acceptais sa petite main en guise de salut

GEMMA _ «  Bonjour, petite demoiselle. » C’était le coup de massue, j’en tremblais… Je me trouvais enfin devant ma petite fille sans le vouloir. Je lui serrais la main, et d’un sourire le plus radieux, je lui répondais : «  Non, je ne pense pas. » Elle ressemblait tellement à sa mère, alors, je peux comprendre pourquoi elle se posait la question si on s’était déjà vues. «  Tu dois être la belle petite Iana, je n’ai entendu que du bien sur toi. » Marvin me tenait toujours la main, impatient de jouer avec la petite fille. Mais seulement, une toute petite chose me tracassait légèrement. Sa mère, où était-elle ? Je ne souhaitais pas trop lui faire face, surtout dans une telle situation aussi embarrassant soit-il. «  Dis-moi, tu es venu avec ta maman ? » Moment de stress, moment de doute, moment d’ignorance totale. Si, Melody était effectivement là, je crois que je prenais mes jambes à mon cou et puis, en toute franchise, je ne voulais pas qu’elle rencontre Marvin, son demi-frère.
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Iana S. O'Connor-Sanders
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le petit mot doux de Iana S. O'Connor-Sanders qui mange un cookie le Sam 4 Mar - 15:52 ► réponds-lui !

Quand même c’était étrange. J’avais l’impression de l’avoir déjà vue. Je souriais, et je souriais à Marvin, sans même essayer de le prendre par la main ou de lui faire un bisou. Il avait hâte d’aller jouer, et j’avais hâte aussi. On m’avait dit d’être polie. Alors je l’étais. Je regardais la madame, j’étais heureuse de pouvoir enfin lui parler, à cette maman de Marvin. « Ah bon… » On ne s’était jamais vues ? D’accord… Mais je gardais cette sensation au fond de moi. Je l’avais peut-être confondue avec quelqu’un. C’était possible. Confondre, c’était dans mes cordes. J’étais encore petite. Pas très physionomiste. Je serrais sa main avec la délicatesse d’une enfant, avant de regarder Marvin, j’aurais aimé qu’il me la serre, à son tour. Mais… Il ne le fit pas. « Oui, c’est moi Iana. » L’instant d’après, je rougissais. J’adorais ça, les compliments. Mais il ne fallait pas m’en faire trop. Je ne voulais pas que ma tête grossisse, ma tête ni mes mollets, d’ailleurs. Je mettais ma main devant ma bouche, en pouffant discrètement. Ca me faisait toujours rire de repenser à maman et à ce qu’elle m’avait dit. « Attention à ta tête si tu veux qu’elle passe les portes, attention sinon ce sera une pastèque. » Bon, ça va. J’étais jeune… Je souriais toujours à la maman de Marvin, en essayant de me souvenir d’où je l’avais vue. Je ne lâchais pas l’affaire, et pourtant, la seconde suivante, on passait à autre chose. « Non, je suis venue avec Malia ! » De mon index je désignais ma baby sitter de l’autre côté du parc. « Tu connais pas ma maman ? » J’avais dit ça comme si New York entier connaissait ma maman… Pour moi c’était presque une évidence. Mais j’avais tendance à m’éloigner de la réalité parfois. Je me tournais vers mon copain. Il avait l’air impatient. Je m’inquiétais beaucoup pour lui. « Marvin… Tu vas bien ? » C’était normal de demander, après tout. Je ne l’avais pas encore fait. Ce n’était pas bien. Je redressais la tête vers sa maman. « Mais Malia, ce n’est pas ma maman ! » C’était évident, non ? « Si vous voulez, vous pouvez rester un peu avec nous ! Je pense que… Marvin sera content si vous êtes là. Puis on pourra jouer avec vous, et… » Je marquais un temps d’arrêt. Pour reprendre mon souffle. « On pourra faire connaissance toi et moi ? » Oh… Je lui devais quand même le respect. J’en profitais pour vérifier de temps à autre si Malia ne nous regardait pas. Elle risquait de se demander quoi. De toute façon, elle n’était pas très… Enfin, vous savez. Je la trouvais trop distante. Je l’avais déjà surprise le nez dans un bouquin sur le canapé du salon, les doigts de pieds en éventail. Bref, moi ça ne me regarde pas. Elle n’est pas méchante.

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le petit mot doux de Gemma S. Vanderbilt qui mange un cookie le Lun 13 Mar - 10:23 ► réponds-lui !

« Non, je suis venue avec Malia ! » C'était qui cette Malia ? Et d'ailleurs, où était-elle ? Ne devrait-elle pas suivre la petite Iana à la trace ? Jamais, cela me viendrait à l'idée de tourner le dos à une petite fille de son âge. Okay, j'étais loin d'être la mère la plus exemplaire qu'il soit, mais tout de même, je n'étais pas aussi insouciante que cela. Si c'était la fille d'une inconnue, je m'en ficherai royalement, mais là, voyez-vous, cela concernait ma petite fille… Alors à l'idée que ma fille ait eue la brillance idée d'engager une ratée, une incompétente, cela me révolta. Cela dit, suis-je bien placer pour faire une remarque ? La petite fille ne me connaissait pas, alors, aller gueuler sur cette nounou serait totalement hors contexte. Elle allait me prendre pour une folle hystérique.

Je gardais mon sang froid et mon plus beau sourire. Cela ne servait à rien de s'énerver et puis, nous avons tout notre temps. Cette Malia, je m'en occuperai dès que l'occasion se présentera.

Toujours en tenant la main de mon fils, j'ajoutais :

GEMMA _ «  Tu peux me tutoyer tu sais » Cela me faisait plaisir de voir a quel point ma petite fille était aussi bien éduquée… Faut dire aussi que sa mère tenait de moi et j'avais toujours inculqué  les bonnes valeurs à mes enfants. Je voyais les p'tits regards qu'elle jetait vers son ignorante nounou. Qu'avait-elle peur ? Qu'elle vienne nous gueuler dessus ? J'étais loin d'avoir une tête de perverse et encore moins, un kidnappeur d'enfant «  Tu veux que je lui demande de rentrer à la maison pour qu'on puisse tous les trois s'amuser ? Cela ne me dérange pas et puis, j'ai promis à Marvin d'aller manger une bonne glace après, tu pourrais peut-être nous rejoindre ? Qu'en dis-tu ? » Délicatement, je posais mon autre main sur sa belle chevelure de blonde «  et cela nous permettra effectivement de mieux faire connaissance »

Sur ces belles paroles, nous nous dirigeons calmement vers la plaine de jeu. Heureusement que j'avais mis la tenue adéquat  et non, comme à ma grande habitude, une robe avec  des chaussures à talon. Des bonnes baskets, je dois l'admettre que de temps en temps, avoir les pieds plats, cela faisait un bien fou. Bref, j'aidais mon p'tit Marvin a grimper sur la balançoire avant de m'occuper de la petite Iana. Je n'avais pas très envie qu'elle se retrouve la tronche  sur le sol, alors mieux vaut éviter tout incident.

GEMMA _ « Tenez-vous bien mes petits loups » Aussitôt dit, aussitôt fait, je commençais doucement à faire balancer les balançoires. J'avais trente-six mille question à poser à la petite, mais comment devais-je m'y prendre sans qu'elle me trouve trop curieuse ? J'avais tellement envie de la connaitre, de lui dire la vérité mais, si je faisais ça, je risquerai d'avoir sur le dos, sa mère et ça, je préférais éviter à tout prix. «  Tout va bien à la maison ? » Question débile mais, je voulais savoir si Melo n'était pas dans la dèche, ou si, elle ne se sentait pas trop seule avec sa maman… enfin bref, ce genre de choses…
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Tutoyer un adulte. Oui. Parfois, ça m’arrivait. Et il paraitrait que c’est assez mal élevé. Mais je pensais faire mon possible. Je souris à madame la maman de Marvin, et je regardais aussi Marvin. « Oh, je ne dis pas non, pour la glace, merci ‘dame. » Et aussitôt j’ajoute. « Je te tutoie si tu veux, mais c’est qu’on ne doit pas tutoyer les gens qu’on ne connait pas. Mais je suppose que je te connais maintenant, tu es la maman de Marvin ! » J’avais ce petit sourire espiègle qui ne quittait pas mes lèvres. « Est-ce que… Maman sera d’accord pour que je vienne jouer avec vous ? » Puis, je me rendais compte. Maman ne connaissait pas cette dame. Elle ne connaissait même pas Marvin. Enfin, je ne crois pas. Pour la baby sitter, de toute façon, elle n’est pas très gentille. Mais maman n’aimerait pas que je qutite Malia sans la prévenir, elle. Oh, et puis… Tant pis. « J’en dis donc que oui ! Ca me tente bien. » J’élargissais mon sourire jusqu’aux oreilles. Qu’elle était cool, cette maman de Marvin. « Dites… Euh, dis. Comment je t’appelle ? Parce que dans ma tête, je t’appelle encore la maman de Marvin. C’est quoi ton prénom madame ? » C’est toujours mieux. J’aime appeler les gens par leur nom. C’est … Une vieille habitude. C’est ma logique à moi. Et puis mince. Je prenais sa main pour la suivre, ainsi que mon copain, vers l’aire de jeu. Elle m’aida à monter sur la balançoire et moi, je la remerciai d’un sourire, le plus sincère qui soit. J’étais bien avec elle et Marvin. J’aurais aimé qu’on puisse jouer ensemble comme ça toute la soirée. Sa question m’étonna. A la maison ? Tout va bien ? Je fus surprise, plus qu’autre chose. J’essayai de stopper l’élan de la balançoire sur laquelle j’avais posé mes petites fesses rondes. Je regardais la dame. « Oui, même que j’ai revu mon papa... » Et je me mordis la langue, honteuse. Je ne devais pas le dire. Je m’étais dit que c’était un secret. Mais elle ne le connaissait pas, de toute façon. Je baissais les yeux, avant de chercher à nouveau l’élan pour me projeter en avant. « Enfin, il ne faut pas le dire. En tout cas, j’aime beaucoup mon papa, et j’aime beaucoup ma maman. Et puis à la maison, ça va bien. » Je me tournais vers Marvin pour rire avec lui un peu, histoire qu’il voie que je m’amuse avec lui également. Je ne voulais pas le laisser à l’écart. « Et toi madame ? A ta maison ça va ? » Non mais qu’est-ce que j’étais en train de raconter, là… Aussitôt je me repris, regardant un peu partout, affolée de ce que je disais. « Non, pardon. Je voulais pas être indiscrète ! Je voulais dire est-ce que ça va Marvin et toi et ton mari si tu en as un. » Et je m’enfonçais chaque seconde un peu plus, mais à croire que ça me plaisait. Bon, cette fois il fallait se ressaisir. Vraiment. « Pardon, je n'ai pas été correct... » Et je pleurais un peu, mais pas trop. J’avais ce ton larmoyant comme quand je réalise que je dis une bêtise ou que je vais trop loin. Par exemple juste avant que maman me dispute parce que j’ai shooté avec mon ballon dans un carreau. Alors que le carreau n’est même pas cassé. Je baissais la tête, cette fois, mes joues étaient rouges et ça me plait jamais d’être comme ça. « Je peux quand même venir manger une glace avec toi et Marvin, madame ? » Dans le doute. Mais de toute façon, j’espérais qu’on pourrait rester jouer encore un peu, parce que je n’avais pas envie de rentrer à la maison. Pas maintenant.

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Dernière édition par Iana S. O'Connor le Mar 25 Avr - 15:00, édité 1 fois
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Gemma S. Vanderbilt
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Et si tu apprenais à le connaitre ?
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le petit mot doux de Gemma S. Vanderbilt qui mange un cookie le Mer 12 Avr - 17:35 ► réponds-lui !

Me retrouver devant ma petite fille me faisait prendre conscience de la mère que j'étais devenue. Je regrettais d’avoir été une mère aussi abominable. Melody ne pourra jamais me pardonner, et je doute que cette petite perle me pardonnera aussi, le jour où elle apprendra la vérité. Depuis la naissance de Marvin, ou plus précisément, depuis, que j’avais appris qu’il ne sera jamais un enfant comme les autres, j’avais radicalement changé de comportement. Je ne voulais plus être cette mère affreuse, sans cœur, je voulais que cet enfant ait tout l’amour d’une mère. Je faisais de mon mieux pour qu’il se sente bien. Mais au fond, cela n’effacera jamais tout le mal que j’avais pu commettre à mes autres enfants.

GEMMA _ « Tu sais quoi ? Je connais très bien ta maman, alors je ne pense que cela lui dérangerait que tu viennes manger une glace avec nous. »

C’était à moitié vrai, et à moitié faux. Melody allait me tuer quand elle allait savoir que j’avais osé m’approcher de ma petite fille, mais au fond, ce n’était pas vraiment voulu. Qu’est-ce que j’en savais que Marvin était ami avec cette merveilleuse petite ? C’était le fruit du hasard, et je remerciais le Bon Dieu de m’avoir accordé cette journée qui sera - très certainement -  inoubliable. Voir ma petite fille et passer une journée avec elle était simplement un cadeau du ciel . Cependant, quand elle me demandait comment, je m’appelais, je ne savais pas quoi lui dire. Que vais-je lui raconter ? Est-ce que Melody avait déjà prononcé mon prénom devant elle ? Des Gemma, je ne devais pas être la seule à porter ce prénom, mais c’était tout de même risquer, mais mentir devant mon fils, il allait très vite comprendre que quelque chose n’allait pas. J’étais coincée, j’étais fichue, et je ne savais pas quoi dire, ni faire.

GEMMA « Tu peux m’appeler la maman de Marvin, si tu veux » Pourquoi se prendre la tête ? Je ne préfère pas divulguer mon prénom au risque qu’Iana ait des soupçons, car peu importe ce que je pouvais lui raconter, Melody allait être au courant de cette journée, et j’avais intérêt à préparer de quoi me défendre contre elle. Mais bon, passé une journée en compagnie de mon fils, et de ma petite fille, il n’y avait pas de prix. « Woh, tu as revu ton papa ? C’est merveilleux ça!! » comme quoi, avec elle, j’allais absolument tout savoir. Ainsi, Eli était revenu dans la vie de ma fille ? Est-ce une bonne nouvelle ? Je ne sais pas. « Vous allez reformer une belle petite famille ainsi. Et qui dit, peut-être qu' un jour, tu deviendras une grande sœur » Et là, j’espérais vraiment que je pourrais profiter dignement d’être une grand-mère, et partager tous ses merveilleux moments.

Soudain, la petite curieuse  se mettait à pleurnicher. Mince, je me sentais horriblement mal pour elle… D'ailleurs, elle me mettait mal à l’aise et je ne voulais pas que les gens autour de nous, puissent imaginer quoi ce soit alors, je m’agenouillais en vitesse, et je la prenais dans mes bras.

GEMMA _ « Chut, hé ma belle petite princesse, il ne faut pas se mettre dans un tel état. » J’essuyais ses larmes avec mon doigt « Tu peux même prendre autre chose qu’une glace,. Je sais qu’il font aussi, des bonnes crêpes avec une grosse boule de glace à la vanille, du chocolat fondant, avec une tonne de chantilly. » Je lui murmurais contre son oreille, « C’est ma petite faiblesse, ça, je ne peux jamais résister à cette gourmandise » Je lui souriais de toutes mes dents blanches, et je me relevais. Avant que je quitte les lieux, il allait falloir que je dégage cette incompétente nounou. « Je dois parler avec ta nounou, est-ce que tu peux garder un p’tit œil sur Marvin ? »

De ce pas, j’allais la voir, et croyez-le, je n’allais pas être tendre avec cette idiote. Tout en me dirigeant vers la demoiselle, je jetais des coups d’œil vers les deux petits pour voir, si tout allait bien. Arrivée à la hauteur de la miss, je me penchais vers elle, je lui disais tout simplement « Je suis la grand-mère de Iana, et j’ai également l’honneur de vous annoncer que vous êtes viré. » Bien évidemment, je gardais toujours le sourire. Elle, par contre, vous devriez voir sa tête. « Si Melody vous pose des questions, vous n’avez qu'à dire que vous n’êtes qu’un déchet qui a été trié par la grand-mère. » admettez-le, je l’avais bien placée celle-là… Bref, pour éviter qu’elle me gifle, ou qu’elle me saute dessus, je préférais m’éloigner assez rapidement, et rejoindre mes deux amours. « Elle est d’accord, nous pouvons y aller. »
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Iana S. O'Connor-Sanders
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le petit mot doux de Iana S. O'Connor-Sanders qui mange un cookie le Mar 25 Avr - 14:59 ► réponds-lui !

Ah oui ? Maman te connait très bien ? Mais maman ne m’a jamais parlé de toi… Je fixais la maman de Marvin, puisque je devais l’appeler de la sorte. Elle était condamnée à être appelée maman de Marvin jusqu’à la fin, et moi, au final, ça m’allait. « Dans ce cas… » Si maman te connait… Et alors j’étais quand même curieuse de son prénom, à madame. J’allais revenir à la charge plus tard, sûrement, je me connaissais. Elle avait l’air enthousiaste quand je parlais de papa. Je trouvais ça étrange, un peu. Mais peut-être que c’était une de ses connaissances… Je ne sais pas, moi. Mes yeux se remplirent d’espoir à sa phrase. « Oh oui alors, ce serait bien ! » Une famille, une petite sœur ou un petit frère… J’en rêvais depuis quoi ? Ma naissance ? J’avais toujours dit à maman que j’étais faite pour être grande sœur. Combien de fois ai-je déjà insisté auprès d’elle. Maintenant, j’allais pouvoir harceler aussi mon papa. Deux fois plus de chance. Je regardais Gemma me prendre dans ses bras, et à son contact, je me sentais un peu plus forte. Ça, c’est l’effet des câlins. J’étais bien dans ses bras, pourtant, c’était une inconnue. Mais elle était tellement gentille avec moi, et j’adorais aussi Marvin, alors. Je souriais en entendant son péché mignon. Je pensais que j’étais la seule à avoir un faible pour la chantilly… Mais non. Elle me ressemblait. Elle me parla doucement, calmement, et moi je me laissais aller contre elle, serrant mes bras autour de son cou, sans lâcher. Puis elle s’écarta. Ma nounou ? Oui de la tête. Mais je ne l’aimais pas ma nounou, de toute façon. Je gardais un œil sur Marvin, comme elle me le demandait. Je ne le quittais pas des yeux, j’avais même parfois envie de lui tenir la main, je faisais souvent ça quand j’avais peur de perdre quelqu’un de vue. Mais je savais qu’il n’aimait pas, alors je m’en gardais bien. J’étais quand même tout près de lui, et ça me suffisait. Je lui souriais, et je lui disais que sa maman était gentille, et qu’il avait beaucoup de chance. Même si moi, ma maman, c’était à mes yeux la meilleure de toutes ! Parce que c’était ma maman et que je l’aimais plus fort que tout le reste. Rien ne pouvait estomper mon amour pour elle. Mais je sentais que maman de Marvin me cachait des choses. D’abord, comment elle connaissait ma maman et mon papa ? J’attendais qu’elle revienne, et je souris en l’entendant nous dire que c’était d’accord. Je ne me tournais même pas vers Malia, je m’en fichais un peu. Je tendais ma main vers maman de Marvin, pour qu’elle me la prenne, pour qu’on puisse traverser ou marcher tranquillement. Je donnais toujours la main en général. J’avais été élevée comme ça. « Dites madame ? Vous avez rencontré maman où ça ? C’était à l’époque où j’étais pas née ? » Disais-je en la suivant d’un petit pas alerte. Peut-être que c’était une voisine… Ou une prof, ou … Mais je ne savais pas, et puis je trouvais qu’elle faisait jeune. Je m’amusais à la contempler, sans qu’elle le remarque, parce que j’étais intriguée, et que plus le temps passait, plus je me posais des questions, parfois bizarres.

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Gemma S. Vanderbilt
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le petit mot doux de Gemma S. Vanderbilt qui mange un cookie le Mar 25 Avr - 17:48 ► réponds-lui !

« Dites madame ? Vous avez rencontré maman où ça ? C’était à l’époque où j’étais pas née ? » Bordel, je lui en pose des questions ? Sa mère ne lui a jamais appris à se taire de temps à autre? Je pensais ça, mais Marvin était mille fois pire qu’elle. Lui aussi, le moindre geste que je faisais, j’étais bombardée de questions. Mais c’était ça les enfants. Ils étaient curieux, et on y pouvait rien. Je souriais, et je réfléchis à ce que j’allais raconter. Un mensonge bien évidemment. Je ne voulais pas qu’elle sache que Melody était ma fille. Pas que j’avais honte d’elle, mais je voulais surtout éviter le sujet qui fâche, et surtout qui blesse. J’étais une mère ignoble, une mère qui ne méritait justement pas d’être mère, et pourtant, je le suis. Je suis mère de cinq ou six enfants, je ne sais plus, mais peu importe, je restais une mauvaise mère.

Marvin, grâce à ce petit, j’avais changé – j’essayais de me racheter, j’essayais de donner l’amour que je n’avais pas su donner à mes autres enfants. Mes erreurs du passée, le mal que j’ai commis ne s’effaceront pas ceci, certes, mais je pouvais m’améliorer. Marvin était un petit garçon heureux, et surtout, la chose qui n’avait pas prix, et rien au monde, je ne voudrais perdre ce sentiment, c’est qu’il m’aimait et il me le disait. Le jour où j’avais appris que mon fils avait un problème, autrement dit, qu’il était malade, j’avais compris en ce jour, que je ne pouvais plus continuer de la sorte. Je ne voulais pas qu’il se sente plus malheureux qu’il ne l’était déjà à cette époque.

Avec melody, j’ignore si un jour, elle me pardonnera, mais il est temps pour moi, d’accepter mes erreurs. J’ai fait énormément d'erreur, et je l’assumais. Je n’aurais jamais dû agir de la sorte avec elle, surtout qu’elle était mon unique petite princesse, et je l’avais perdue. Pourrais-je un jour avoir le pardon de ma fille ? Je doute. À sa place, je ne le ferai pas. Surtout quand je vois, la magnifique petite Iana. Comment ai-je pu lui demander de l’abandonner. Tout ça pour quoi ? Pour garder une belle image de notre famille, alors qu’au final, je l’ai sali toute seule

GEMMA _ « Oui, cela date de très longtemps. » Disais-je en lui tenant la main tendis que je tenais Marvin de l’autre « Tu sais que tu as la chance d’avoir ta maman ? Je n’ai jamais connu quelqu’un comme elle. Elle est exceptionnelle doté d'un grand cœur.. » Je marchais jusqu’à la voiture, une belle petite Aston Martin qui ne passait inaperçue. J’adorais les bagnoles, et si cela tenait qu’à moi, j’aurai exaucé tous mes caprices. « Tu devrais être fière d’elle, tu le sais ? » J’ouvrais la portière pour qu’elle puisse se mettre à l’arrière. Bon, il n’y avait pas beaucoup d’espace, mais suffisant pour deux petits enfants. C’était ça, l’inconvenance des voitures sportives. Je l’aidais à bien s’attacher, et je fis de même avec Marvin. « Allons-y mes chéris » Je donnais une bise sur le front de mon petit Marvin, et je me mettais assez rapidement au volant. Bien évidemment, je respectais le Code de la route, et surtout les limitations. Une fois arrivée, je me garais devant le glacier. « Nous y voilà »

Comme promis, je les amenais manger une bonne glace ou autre – tout déprendra de leur envie du moment. Installé à notre table habituelle, je demandais à la petite la chose suivante :

GEMMA _ « Dis-moi, tu as une petite sœur, un petit frère ? » Qui dit, peut-être que ma famille m’avait caché cela. Mon mari me mentait depuis des années, alors, apprendre que j’étais grand-mère pour la seconde fois, je ne serais aucunement offensée.
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