BLUE&LEE ⬗ Oh we get what we deserve !

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DON'T LOOSE YOUR COOKIES™ :: New York et son rythme, We do not remember days, we remember moments ! :: Dépensons à Manhattan
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Blue-Leen L. Callahan
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le petit mot doux de Blue-Leen L. Callahan qui mange un cookie le Dim 19 Fév - 21:26 ► réponds-lui !

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(flashback) J’étais courageuse ? Moi. Oui. Pas vraiment. Mon poul était accéléré alors que je finissais ma soirée de garde. J’avais peur. J’avais tellement peur. Il m’avait donné rendez-vous à son bureau et j’avais décidée de ne pas changer ma tenue. Un simple chemisier rouge et un jeans classique mais qui moule assez bien. Une tenue simple pour une journée de travail le jour de la saint-valentin. Plus tôt, j’étais avec ma sœur pour notre anniversaire. Ce jour tellement spécial pour les jumelles Callahan. Nous avions pleurées et nous avons été heureuses par moment. Avant de rejoindre Stan, je passais rendre visite à Elliot, mon neveu. Je surveillais ses constances alors qu’il souffrait de la leucémie. Je déposais un baiser sur son front tandis qu’il dormait et j’allais alors dans la direction du bureau de mon mari. Mon mari. Cela me sonnait tellement étrange et je savais que tant que rien ne serait officiel, cela serait encore mon mari. Techniquement. C’était bizarre. Je prenais une profonde inspiration en montant dans l’ascenseur. Je ne savais pas quoi faire. Reculer. Trop tard. Je ne pouvais plus reculer. Mon sac à main dans la main, je tenais cette carte que je lui avais écrite. Cette carte ou je lui disais que simplement que c’était notre dernière saint-valentin mais que ce n’était pas pour du la plus belle. Je lui souhaitais d’être heureux malgré tout. J’étais gentille. J’arrivais à son bureau, frappant à la porte. Chose que je ne faisais jamais. Je rentrais après quelques secondes. Le voyant alors. Il avait décoré la pièce pour l’occasion. Une table. Des bougies. Je sentais mon cœur se serrer pourtant il avait ce qu’il méritait. Il semblait surpris de ma voir, plutôt de ma tenue. « Désolé, je ne reste pas ! », cela se voyait à mon sac. Il ne comprenait pas… ou peut-être que si. Il baissait le regard, le relevant. Un regard noir. « Je sais ce que tu as fait, je sais tout… », disais-je alors, inerte comme si cela ne me faisait plus mal. C’était faux. Cela me faisait toujours mal. Un peu. Pas de la même façon. « Je le sais depuis longtemps… mais c’est fini ! », disais-je alors qu’il ne semblait pas vraiment bien le prendre. Je voyais ses poings se serrer contre le bureau. Je le sentais s’énerver. Ses papiers s’envoler qu’il balançait au sol. « Je ne peux pas faire semblant, pas ce soir ! », disais-je plus émotive. Même peureuse. Mon courage trompait. « Tu dois me comprendre, tu m’as trompé… », disais-je de ces mots qui blessaient. Ses mots qui laissaient une larme couler. « Je suis désolée… mais je ne peux pas passer outre ! », disais-je alors qu’il restait toujours aussi silencieux. « C’est lui,… c’est Lee ! », soufflait-il en me demandant. « C’est lui, avoues… », il criait. Je soupirais. « Et même si c’était lui, qu’est-ce que ça change ? Il ne t’a pas poussé à me tromper… non, il a été honnête avec moi et toi ? », je riais nerveusement. « Laisses-le en dehors de ça ! », lui disais-je tandis que je baissais le regard. « Je suis désolée de gâcher ta soirée mais… je vais engager un avocat et tu recevras les papiers du divorce… si tu m’aimes réellement ou si tu m’as aimé… respectes mon choix ! », il me regardait. Je sentais la tristesse dans son regard mais cela ne me touchait qu’un peu. Pas assez. Je détournais alors les talons mais il s’approchait, clapant la porte que j’ouvrais pour se plaquer à mon dos. Je me retournais et le regard dans les yeux. « Je t’en prie, Stan… Laisses-moi m’en aller ! », je tirais un peu sur son bras. « Ne rends pas ça plus difficile que ça ne l’est déjà… », disais-je alors qu’il se dégageait et je m’en allais. Quittant l’hôpital avec une sorte de peur au ventre que je voulais ignorer. Je voulais ignorer ça, oui. Tellement. J’inspirais, arrivant quelques dizaines de minutes assez longue après… devant la porte de cet appartement que je n’avais plus vu depuis les 7 minutes au paradis. Ce jeu d’enfant prenait un sens pour moi. Cela avait été le paradis même si j’ignorais si cela avait duré 7 minutes. Je frappais à la porte. Une fois, deux fois, trois fois. Et j’attendais. Je me sentais nerveuse comme cette adolescente que je n’étais plus ou cette étudiante en médecine qui le regardait devenir son meilleur ami sans savoir comment faire pour gérer ses sentiments. C’était revigorant mais j’étais une adulte aussi qui le désirait à un point ou ma peau me brulerait aussi vite que mes ailes. J’avais peur de le laisser partir… là-bas. J’avais peur de ne pas être là pour prendre la balle à sa place. Cet acte de bravoure mais d’amour que je ne pouvais plus faire et qui m’interdisait maintenant d’enfanter.




Pas plus de 48 heures avaient passées depuis ce fameux soir, la saint-valentin. Je me sentais libérée mais à la fois emprisonnée. Ce matin, j’avais eu ce rendez-vous avec mon avocat. Cela allait bientôt pouvoir se retrouver sur des papiers à signer. J’en avais la boule au ventre. Je sentais que rien ne serait simple mais je me sentais aussi tellement vide. Les jours se rapprochaient avant que Lee ne parte. Je savais que c’était mieux ainsi… laisser le temps à Stan de s’en remettre pour protéger celui-ci d’un homme qui semblait résigner à m’énerver. Oui, je devenais dingue. Tellement dingue. Il insistait. Il me regardait dans les yeux, dans cet ascenseur alors que je me rendais à la salle de repos. « Je t’en prie, on ne peut pas divorcer. », je soupirais ne l’entendant. Je posais simplement le regard sur lui, ne lui donnant pas de réponse. Épuisée de lui dire. C’était sûrement la sixième fois depuis ce soir-là. Je sentais qu’il n’allait pas changer d’avis. Je me tournais vers lui. « S’il te plait, arrêtes, c’est trop tard ! », disais-je en haussant le ton. J’en avais assez. « Mon avocat te fera parvenir les papiers dès que je les aurais signé ! », lui disais-je alors de but en blanc. Je devais avouer que c’était assez compliqué comme ça alors pourquoi il en rajoutait. « On n’a pas à les signer, on peut juste réparer les ch… », je soupirais, le coupant d’un signe de main. « Il n’y a rien à réparer… J’ai passé la nuit avec Lee ! », déclarais-je d’un coup sec. Oui, bah ça faisait mal et je le voyais dans son regard. « Et toi avec une autre avant même… j’assume mon acte, assume les tiens ! », disais-je alors aussitôt. Bon fallait bien lui faire un électrochoc sinon je n’allais jamais être tranquille mais bon. C’était fait. C’était dit. J’étais tellement plus libre. Ma conscience. Elle respirait mais il semblait assez colérique. Je me disais qu’il n’oserait jamais s’en prendre à Lee. Je m’en prends à sa salope, moi ? Non. Je me disais qu’il était aussi adulte que moi. Enfin… J’espérais. Je me contentais d’aller dans la salle de repos pour prendre une petite pause et papoter avec Thomas puis aussi avec Ethan puis je retournais au travail pour de longues heures. Peut-être trop. Il faisait maintenant nuit dehors. C’était horrible, j’étais épuisée et je ne savais même pas si j’avais le courage de rentrer chez moi mais il le fallait, je devais récupérer des affaires tout de même. J’ignorais encore si j’allais aller chez Leo ou chez Lee mais à une lettre près autant squatter les deux à la fois. Je riais à cette idée et je secouais la tête. Je prenais mon téléphone, étonnée de ne pas avoir vue Lee depuis des heures. Oui, étrange surtout que j’étais passée aux urgences plusieurs fois. Même Jesse se demandait ou il était passé. Mes talons frappant le sol du parking sous-terrain, je l’appelais. Entendant la sonnerie de son téléphone autour de moi. Je regardais à gauche et à droit. Je fronçais les sourcils. Je sentais cet étrange sentiment grimper en moi. Cette boule au ventre. « Lee… », disais-je alors. « Lee… », Cette fois plus fort. On ne sait jamais qu’il se soit endormi dans sa voiture. Je me dirigeais vers celle-ci. Et là… Surprise. C’était loin d’être une joie mais j’étais surprise, effrayée et surtout… choquée. Je me rapprochais, mes genoux se griffant au sol en béton. Ma robe se laissait tacher pour la marée de sang. « Lee… tu m’entends ? », je prenais aussitôt un autre appel pour les urgences. Je savais qu’on n’était pas loin, ça aidait. « Au parking, maintenant avec un brancard ! », hurlais-je simplement avant de lâcher le portable.

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Lee W. MacMorran
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(flashback) On était la saint Valentin, cette date avait eu une signification particulière pour moi depuis ma rencontre avec Blue à la fac. Je savais que c'était son anniversaire. J'étais assez mauvais pour retenir les dates d'anniversaires des gens mais certaines comme celles qui concernaient ma famille et Blue restaient ancrées dans ma mémoire. Quelques jours avaient passé depuis le placard et je savais que des rumeurs circulaient dans les couloirs sur ce qu'on avait bien pu y faire. Pour ma part je faisais profil bas avec l'esprit davantage tourné vers les préparatifs pour mon départ qu'autre chose. J'avais envoyé un sms à Blue faute de pouvoir la croiser pendant ma garde et était rentré chez moi pour faire mon sac. J'entendis quelqu'un frapper à la porte. Je n'attendais pas de visiteur et il commençait à se faire tard. J'ouvris la porte et découvris Blue. Un sourire étira mes lèvres. « Joyeux Anniversaire  » dis-je simplement pour l'accueillir.



Ravi de faire le gentleman, je souriais à Chapman alors qu'elle me remerciait de l'aider à porter un carton lourd pour elle jusqu'à sa voiture. En temps normal, elle se serait volontiers débrouillée seule mais en étant enceinte de huit mois, elle avait appris à faire quelques compromis sur son côté indépendante.  J'avais rencontré Chapman il y a trois ans à son arrivée aux urgences, une infirmière rock'n'roll avec qui le courant était rapidement passé. De manière générale, je m'entendais bien avec tout le service mais on a toujours plus d'affinité avec untel ou un autre. Après avoir déposé le colis dans le coffre de la voiture, j'allais à la mienne pour lui en donner un autre. Plus petit mais plus personnel aussi. Une fois le présent offert et une accolade Chapman montait dans sa voiture et filait. Je retournai à la mienne, enfin celle de ma soeur aînée car j'étais plus un motard ou un cycliste qu'un mec qui achète une voiture pour traîner dans les embouteillages, pour la fermer. Mon téléphone vibra dans ma poche et j'en profitais pour regarder la vidéo envoyée par ma soeur de sa petite dernière qui se mettait à marcher en hésitant comme un château tremblant. (Oh, we get what we deserve). Et puis, avant la fin de cette vidéo si mignonne, je sentis quelque chose me frapper au niveau des côtes. Je lâchais la pièce de technologie en perdant l'équilibre alors que je sentais à nouveau un impact dans mon abdomen. (And, way down we go) Le souffle coupé je relevai le visage pour essayer de comprendre ce qu'il se passait et c'est là que je vis Stan, les yeux révulsés de rage au-dessus de moi le bras à nouveau armé d'une batte de baseball et engagé pour frapper encore. (Oh, way down we go)Mes réflexes de Marines prenant le dessus j'envoyais mon pied dans sa direction avant qu'il ne me coince définitivement au sol . L'adrénaline et mon instinct de survie furent sans doute les seules choses qui me permirent de me relever et de me défendre un minimum.  (Way down we go) Malgré mes ordres d'arrêter Stan semblait parti hors des sentiers de la raison, inatteignable. (Do you dare to look him right in the eyes?) Malgré deux coups de poings chanceux dont un porté au visage et l'autre qui le débarrassa de la batte, je ne pus empêcher le chirurgien de prendre le dessus et coincé contre la voiture je fis office de sac de frappe. Ce ne fut pas très agréable je vous le concède mais il ne fallut que deux ou trois coups supplémentaires pour m'envoyer dans les vapes mais mon agresseur ne s'en rendit pas compte avant que je ne m'effondre au sol.

Je rouvris les yeux je ne sais combien de temps plus tard, une vive lumière projetée au-dessus du moi par plusieurs spots, comme ceux dont été équipé les salles de soins des urgences. J'aperçus des formes s'agiter autour de moi, et des gens qui criaient, je crus distinguer parmi eux Blue mais je n'en étais pas sûr et puis ce fut à nouveau le trou noir.

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Blue-Leen L. Callahan
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le petit mot doux de Blue-Leen L. Callahan qui mange un cookie le Dim 26 Fév - 22:10 ► réponds-lui !

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(flashback) C’était étrange, tellement étrange. Me retrouver devant sa porte avec l’envie d’être juste libre de faire ce que je voulais. L’embrasser et même plus. Bon dieu, c’était comme un feu brulant. J’en avais envie. Vraiment. Peut-être trop. La peur de le voir partir sans même avoir eue l’occasion de bien lui dire au revoir. Cela me brulait de l’intérieur. Tellement. J’étais nerveuse. Quand il ouvrait, je l’étais encore. Tellement. C’était étrange. Comme des adolescents à un rencard. Je me sentais comme ça. Mais je voulais aussi… me faire désirer. Faire durer la soirée. Je souriais en le regardant. Je m’approchais, déposant un baiser au coin de ses lèvres. Assez proche de ses lèvres, pas assez mais assez pour le laisser sur sa faim. « Merci, merci… », soufflais-je alors en fronçant le nez. Petit air sournois sur le regard. Je le contournais, entrant comme si j’étais invitée, sortant mon téléphone pour mettre un peu de musique en le branchant sur sa station ipod. Etta James… retentissait avec I Just Wanna Make Love To You tandis que je retirais ma veste pour la poser contre le dossier de son fauteuil. J’allais naturellement vers ses placards, prenant des verres de vins et une bouteille dans sa réserve. Tournant mon regard vers lui. « Tu as prévu un cadeau pour moi ? », demandais-je alors soudainement. Non. Simplement par ce que oui, je voulais le taquiner. Un peu beaucoup. Un peu trop. J’aimais bien cette idée. En avais-je même besoin ? Je n’en savais rien. Je plongeais mon regard dans le sien, lui montrant alors ma main sans bagues. Oui, logique, je l’avais prévenu que j’allais le faire dans la soirée. Peut-être pas que j’allais arriver mais… à chacun sa surprise. Je lui versais un verre de vin, me rapprochant alors que je buvais une gorgée. « On partage ? », demandais-je alors en lui tendant.

C’était horrible. Tellement horrible. Se retrouver ainsi dans un parking vide sans savoir réellement si je pouvais crier à l’aide. J’avais une idée de ce qui c’était passé mais je ne voulais pas y croire. Une part de moi se disait qu’il ne pourrait pas. Non. Et seulement Lee pourrait me rassurer. Ce n’était pas possible. Non. Je mettais ma main sur sa blessure. Regardant les dégâts. J’examinais ce qui s’était passé. Les traces autour de moi pouvant m’aider. Non rien. Cette marre de sang. C’était presque la pêche aux canards. Si je pouvais y pêcher Stan, ça serait la pêche aux connards mais non. Lee n’était pas un connard. Il ne méritait pas ça. Il n’avait rien fait de mal après tout. J’attendais alors qu’un brancard n’arrive. Jesse était là aussi. Aidant à sa bonne volonté. Pourquoi était-il parti ? Lui. Stan. Pourquoi avait-il laissé la scène ainsi. La peur, peut-être ? Je n’en savais rien. Je sentais la haine qui me disait que c’était lui et pourtant je n’étais qu’inquiète pour Lee. Je ne pensais même pas à grand-chose. L’aider. Le sauver. J’aurais encore pu prendre la balle pour lui si j’avais été présente. Encore. Oh oui. Tellement. Alors que nous montions à l’étage. Tout le monde courrait partout. Tout le monde. Je me préparais pour la chirurgie avec Jesse. Sûrement Thomas aussi. Tout le monde était là en fait. Tous autour d’un patient important. On pourrait presque se croire dans Grey Anatomy. Peut-être pas. C’était plus intense. Je tentais de garder mon calme. C’était facile pour moi. J’avais soignée comme lui des amis à l’armée. J’avais toujours des bébés à soigner alors qu’on s’y attache. Des enfants. M’occuper d’un cas si proche n’était pas compliqué même si les regards se posaient sur moi comme si j’étais une statue d’un musée de cire. Les rumeurs. Les bruits de couloirs. Tout se passait bien. Il fallait réparer les dégâts causés par la balle. L’hémorragie interne à la fois mais aussi retrouver la balle logée dans un endroit très délicat. Je me sentais dépassée. Tellement. Je n’arrêtais pas pourtant. Non. Je n’arrêtais pas. J’allais au bout même si j’étais à bout, finissant même par laisser couler quelques larmes quand l’hémorragie avait faillis tourner au carnage. Cela n’avait pas vraiment été facile, pas du tout. J’avais hurlée sur l’un d’eux qui me disait de sortir et les laisser faire. Non mais quand même. Pour qui ils se prennent à me donner des ordres. Ils avaient raisons. J’aurais fait la même chose mais je ne voulais pas les écouter. De toute façon, ce ne sont que des rumeurs. Ils ne savent rien. J’avais le droit de sauver mon meilleur ami. C’était aussi leur ami, non ? Logique de femme désespérée. Mais la culpabilité m’habitait aussi. J’avais été rude avec Stan. Trop rude. Je le savais. C’était sûrement de ma faute si c’était lui. Sûrement. Cette rage montait en moi. Et là, c’était le moment de prier pour qu’il se réveille. Tout semblait bon. Il semblait stable. Nous laissions le lit dans une chambre, attendions. Simplement. J’attendais. Encore vêtue de ma robe tâchée de sang. J’attendais que mon père ne m’amène des vêtements. Il était flic. Je savais aussi qu’il allait poser des questions. Tellement de questions. Je n’avais aucune réponse. Pas encore mais je surveillais les moindres parties de son corps du regard. Même ses orteils. Cherchant un signe.

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Lee W. MacMorran
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(flashback) Je m'effaçais pour laisser un passage à la chirurgienne tout en me penchant en avant pour lui faire la bise comme nous le faisions habituellement pour nous saluer. A ceci près que Blue ne fit pas ce qu'elle faisait habituellement. Ses lèvres ne vinrent sciemment pas au contact de ma joue mais dans une espèce d'entre deux qui n'était ni une bise ni un baiser. Je restais perplexe sur la manoeuvre et refermai la porte la porte derrière elle. J'avais comme dans l'idée que j'en saurais davantage très rapidement. Je l'observais faire comme si elle mettait en application un scénario qu'elle avait imaginé avant de venir. Le message qu'elle me transmit en mettant Etta James était on ne peut plus clair. J'adorais cette chanteuse mais clairement ce n'était pas pour sa performance vocale qu'elle l'avait mise. M'appuyant sur le chambranle de la cuisine, je croisais les bras en la voyant faire comme chez elle, attendant tranquillement la suite, un demi-sourire non feint sur les lèvres.  «  Ce n'est pas le genre de chose qu'on est censé demander » répondis-je à propos du cadeau. J'avais effectivement prévu de lui offrir quelque chose, pas pour la saint Valentin car nous n'étions pas vraiment un couple même si nous avions enfin osé nous dire ce qui nous pesait depuis tant d'années. Non j'avais envisagé quelque chose davantage sous l'angle de son anniversaire mais aussi de mon déploiement prochain. Mais cela attendrait. Blue me présenta alors sa main gauche, libérée de toute alliance et bague de fiançailles. Je savais qu'elle restait mariée malgré tout et que le retrait de ces bijoux était là pour la symbolique mais bien que sachant cela je me réjouissais quand même. « J'ai toujours trouvé que cette bague ne t'allait pas » dis-je en haussant les épaules. La bague qu'il avait à l'époque choisie pour lui faire sa propre demande était bien plus élégante, enfin à son goût. Alors qu'elle se rapprochait, je la détaillais du regard, la trouvant plus belle que jamais ce soir et je prenais volontiers le verre de vin qu'elle me proposait.  « Tu sais il y a une autre chanson d'Etta James qui serait d'actualité... Tu connais "At last" ? » dis-je avant de boire une petite gorgée du vin qu'elle avait choisi dans ma cave.



Le réveil d'une opération comme celle que je venais de subir était loin de ce qu'on pouvait qualifier d'une partie de plaisir. Dans les films, les victimes ouvrent les yeux et tout va bien. Laissez-moi vous dire une bonne chose on vous ment! Ce qui vous réveille c'est la douleur. C'est elle qui vous ramène brutalement à la réalité. La reconnexion est pénible et le cerveau encore endormi et pollué par les substances anesthésiantes et antalgiques gère les choses de manière étrange. Si habituellement le débit de traitement est en fibre optique, là vous êtes davantage avec un modem 56K (#sit'aspas20anstusaispascequec'est). Pour ma part, j'avais l'horrible sensation que pas une seule parcelle de mon corps n'envoyait pas de message nociceptif dans mon système nerveux. Le simple mouvement de ma poitrine qui se soulevait pour respirer me torturait. Peu à peu je prenais conscience que ma bouche et ma gorge étaient aussi sèches qu'un caillou au milieu du désert. Bon sang je n'y voyais rien. Merde étais-je devenu aveugle ? Mais non... Mes yeux sont fermés... Je me sentais con tout à coup. Je toussotai en ayant du mal à déglutir puis toussai un peu plus franchement. La manoeuvre me fit souffrir alors que je ne pensais pas cela possible. Que quelqu'un fasse quelque chose! Que quelqu'un m'achève s'il vous plaît! Qu'on en finisse! Et puis la peur me submergea et je me forçais à ouvrir les yeux, j'avais besoin d'aide, je devais savoir ce qu'il se passait. Cette chose si naturelle et aisée me demanda un effort surhumain aujourd'hui. La lumière de la pièce m'agressa la rétine. J'avais mal aux yeux maintenant. Merde... Moi qui pensait que ça ne pouvait pas être pire. Néanmoins je recommençais parce que mon besoin de réponses dépassait ma douleur. Et je voulais de quoi calmer la douleur, n'importe quoi pourvu qu'elle s'en aille et me laisse tranquille. Pourquoi avais-je si mal ?    
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(flashback) Nous y voilà, ce moment, cette soirée. Je me sentais de plus en plus nerveuse mais de plus en plus libre au fil des secondes. Je faisais comme chez moi et j’allais même demander s’il avait un cadeau pour moi. C’était pour aller avec la chanson mais je souriais en l’entendant. « J’aime me rebeller contre les convenances ! », disais-je sans équivoque car cela pouvait dire un tas de choses. Tellement de choses. Oui, techniquement je suis encore mariée et oui, techniquement, je viens juste de rompre. Une part de cette histoire n’était pas cool pour Stan et je m’en balançais. J’avais envie de cette soirée plus que tout au monde. Plus que d’être la sainte idiote qui attend un divorce. Je me doutais surtout que cela ne pourrait pas être aussi simple. Divorce ne se fait pas d’un claquement de doigts. Mais je m’en fichais. Qu’importe. Pour moi, je l’étais autant que je l’étais en déposant cette bague sur le bureau de Stan. Je ne me sentais pas spécialement bizarre sans elle. Enfin si mais oui, mais non. Je riais en l’entendant me dire qu’elle ne m’allait pas. Je secouais la tête en levant les yeux. « T’aurais pu le dire plus tôt ! », disais-je alors que dans le fond, je m’en fichais des apparences d’un bijou mais c’était une jolie taquinerie. Je me rapprochais, lui donnant alors ce verre pour qu’on le partage. J’aurais pu faire comme d’habitude quand il nous servait un verre à chacun mais non. Je voulais nuire aux habitudes. Je voulais faire ces petites choses que je voulais faire dans le passé, secrètement. Je l’écoutais, je riais et je souriais aussitôt. « Je crois connaitre toutes ces chansons, tu me les as toute faite écouté depuis… tellement d’années ! Serais-tu secrètement fan ou alors tentais-tu de me faire passer un message ? », lui disais-je en me rapprochant un peu plus, posant mon regard dans le sien tandis que je chantonnais les premières phrases de cette chanson qui était d’actualité. Je posais tout naturellement mes mains à son buste, me freinant de toute manœuvre. Pourquoi ? Pour rien. Je n’en savais rien. Je tournais mon regard vers les préparatifs de son départ, me pinçant les lèvres en reposant celui-ci vers le sien. Je glissais mes mains le long de son torse, le passant sous son-t-shirt. Me montrant alors simplement un brin plus entreprenante mais mes yeux brillaient doucement, non pas par ce que j’avais les mains sous son t-shirt mais par ce que ces préparatifs me ramenaient à la réalité que je ne désirais tellement pas. « Je t’ai apporté un cadeau pour que tu penses à moi quand tu seras loin ! », lui disais-je alors que je parlais de ce simple t-shirt qui était dans mon sac mais peut-être pas que ?




J’avais été dans la même situation. Cette douleur. Cette inconscience. A moitié endormie, à moitié réveillée et cette rage au ventre. Je l’avais vécue quelques années avant mais je m’en étais tout de même mieux sortie. Ce n’était pas la même chose, pas la même situation pourtant j’avais peur pour lui autant que j’avais eue peur en prenant la balle à sa place sur un champ. Pouvais-je prendre la douleur à sa place ? Non. C’était trop tard. Regrettais-je de ne pas être arrivée plus tôt ? Aussi. J’aurais recommencée. Encore et encore. Perdez un être cher, une fois… vous ne voudrez plus jamais en perdre. Je ne pouvais pas sauver le cancer mais je pouvais empêcher les balles de tuer mes proches. C’était déjà ça. Et puis, il toussait, déglutissait. Je me relevais, je me redressais. Attrapant alors une bouteille de morphine et une seringue. Oui, tout de suite. Je connaissais tellement cette sensation que je sentais qu’il en aurait besoin. Je voulais surtout le droguer pour mieux abuser de lui. Mais non, pas du tout. Je ne fais pas dans l’hamburger aux urgences. Je mettais alors cette solution qui faisait tellement de bien dans sa perfusion tandis que je baissais aussitôt la lumière de la chambre. Je me sentais idiote de ne même pas avoir pris le temps de me changer mais… je m’en fichais. Je voulais être là et j’aurais aussi bien pu me changer dans la chambre mais imaginer qu’un infirmier entre ? La gêne. Je m’en fichais tout de même. Ma main venant alors prendre la sienne. J’allais dire quoi, moi ? J’avais peur de parler. Tellement peur. Je ne savais pas quoi dire ou même ce qu’il s’était passé. « Hey… », disais-je en souriant. C’était déjà ça. Mais j’avais ces larmes aux yeux. « Tu me le dis si tu vois des éléphants roses… ? J’ai été un peu légère sur les doses de morphine ! », lui disais-je en allant poser un baiser sur sa main que je portais à mes lèvres. Je ne savais pas encore l’ampleur de ses douleurs. J’avais peur de me pencher et de lui faire mal pourtant je n’avais qu’une envie, celle de l’embrasser pour panser les frayeurs mais il avait vécu pire que ma frayeur de le perdre.


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(flashback) Un mouvement d'épaule désolé accueillit le reproche sans méchanceté que me fit Blue. En effet j'aurais pu me manifester plus tôt, j'avais voulu le faire mais je n'avais pas été le seul à avoir la même idée. Tant pis c'était le passé je ne voulais plus regarder en arrière et regretter, maintenant que nous étions sur la même longueur d'onde, je voulais avancer.

Oui j'admirais beaucoup Etta James. Apprenez à me connaître et vous la découvrirez aussi. Mon enfance a été bercée par des airs de jazz, de soul et de rythm and blues et aujourd'hui encore je ne me lasse pas de réécouter ses chansons. Elles m'accompagnent avec d'autres comme Sonny Rollins, John Coltrane ou Donald Byrd et qu'y puis-je si la résonance de ces notes s'accordent si bien avec ma vie ? « J'imagine que j'ai toujours eu ce côté un peu trop subtil  » répondis-je un brin goguenard. A mesure que la discussion progressait, la distance nous séparant s'amenuisait et quand Blue glissa ses mains délicates sous mon t-shirt le frisson qui parcourir mon épiderme n'était pas uniquement dût à la différence de température entre nos deux peaux. Mais si elle m'interrogeait là-dessus, je dirais bien sûr le contraire. Mon regard se perdit dans le sien jusqu'à ce qu'elle ne détourne la tête pour voir l'alignement des affaires avec lesquelles je prévoyais de préparer mon paquetage. J'eus un premier pincement au coeur en voyant ses yeux devenir plus brillants et un second parce que cela me ramenait à la réalité et s'il y avait bien une chose à laquelle je ne voulais pas penser ce soir c'était celle là. Ce constat m'éclaira soudain. J'eus comme une fulgurance en réalisant que le temps était compté et que je ne voulais pas De ma main libre je venais ôter la mèche de cheveux qui lui obstruait le visage et en profitant pour caresser doucement le côté de son visage du revers de mes doigts. « Ah oui ? » dis-je d'une voix plus suave que d'habitude en me rapprochant davantage.  « Et c'est quoi ? » murmurais-je contre ses lèvres avant de combler le dernier espace les séparant.



La baisse de l'intensité lumineuse de la pièce permit à mes yeux de s'habituer plus tranquillement à mon environnement. Je reconnus enfin l'hôpital où je travaillais tous les jours à ceci près que quelque chose ne collait pas avec les habitudes. Normalement je n'étais pas dans la configuration actuelle. Mon cerveau associa alors tout seul comme un grand que douleur plus moi dans un lit avait quelque chose d'associé. Puis j'eus comme la sensation que ma peine physique était doucement reliée au second plan alors qu'on me prenait la main. Cela fut suffisant pour attirer mon attention et je reconnus Blue. Les questions se pressaient et se bousculaient je n'arrivais pas à faire le tri pour définir à laquelle donner la priorité. Blue parla de morphine et mes connaissances de médecins firent le rapprochement entre ma douleur amoindrie et l'impression de flottement. J'ouvris la bouche en sentant les rouages de ma mâchoires ne pas fonctionner aussi bien qu'il l'aurait fallu mais l'opiacé relégua ce questionnement à plus tard. Puis mon regard se porta un peu plus attentivement sur ma bienfaitrice et y vit une si jolie robe maculée d'horribles tâches rouges et j'eus soudain peur. Lui était-il arrivé quelque chose ? Oubliant mes propres misères je m'inquiétais aussitôt pour elle. « Est-ce que ça va ? T'es blessée ? »
   
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Blue-Leen L. Callahan
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le petit mot doux de Blue-Leen L. Callahan qui mange un cookie le Dim 16 Avr - 20:10 ► réponds-lui !

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(flashback) Ce moment était précieux mais une douce amertume se faisait sentir au temps perdu. Seulement quelques soirées avant son départ. J’en étais triste. Parler de musique ou de ma bague ? Tellement futile pourtant c’était comme cette nervosité qui me retenait à sauter le pas… ou lui sauter dessus. Non mais et si c’était nul. Non quand même pas. Cela ne pouvait pas être nul. Non. Etta James a dit que cela allait être bien et qu’on allait sourire. Oui, c’était ça. Cela ne pouvait bien que se passer mais ces instants à tourner autour du pot… étaient autant précieux que ces mots qu’on ne disait pas, qu’on disait par-dessus des métaphores, des chansons. Mes mains sous son tee-shirt, ses frissons. C’était amusant de les sentir. En fait, ça me plaisait assez bien. Ce retour à la réalité par contre était sûrement vital ? Peut-être. Sa main caressant son visage, subtilement, c’était léger comme une plume. Cette mèche de cheveux n’était sans nul doute qu’une bonne excuse. J’en souriais doucement. Ses questions alors qu’il se rapprochait. Ses lèvres se collant aux miennes. Je pouvais sentir son souffle. Je me collais un peu plus à lui, mes mains posées sous son tee-shirt glissaient tout naturellement à son dos. Cela me faisait étrange. Je ne sentais pas de pudisme et pourtant il était bien là. C’était nouveau. C’était comme si je laissais mes envies se réaliser. Celles qui furent dans mon esprit depuis tant d’années. Je ne me retenais plus. Cela venait d’un naturel presque étrange. J’étais quand même en train de caresser mon meilleur ami sous son tee-shirt. Bizarre. Vous avez dit bizarre ? Pas du tout. « De quoi ? J’ai oubliée de quoi on parlait ! », disais-je alors contre ses lèvres avant de l’embrasser. Simplement. Je n’étais techniquement plus mariée dans mon esprit. Je l’étais encore. Que des papiers. Détails, roh. On s’en fichait. J’étais à lui. Je m’en fichais de ce que pourrait penser le monde de ce que je faisais. Même pas une heure après… l’annonce que j’avais faite à mon mari. Du temps. On n’en perd pas. C’est vital. La vie est courte. Et c’est sûrement pour ça que je n’en coupais pas ce baiser. Non. Non. Jamais. Peut-être bien. Ah oui, quelques instants alors que mes mains remontaient sous son tee-shirt. Faut bien lui retirer, il me gêne assez en fait ce tissus. Je disais quoi avant d’ailleurs ? C’était comme si je l’avais oubliée. Non mais ne fallait pas me provoquer comme ça. Bon d’accord, j’avais commencée. J’assumais.


Je n’avais jamais vraiment eue des envies de meurtres. Pas à ce point-là. Pourtant c’était l’inquiétude qui gagnait. Oui, c’était elle qui m’habitait alors que je ne l’avais pas quitté d’une semelle. Je devais faire quoi encore ? Ah oui. Le rejoindre. C’était avant… bah de le trouver. Et là, j’étais son médecin. Enfin non, il n’était pas un enfant. Je lui donnais de la morphine. La bonne dose. Pas trop. Pas plus qu’il n’en avait besoin. Pas trop peu. J’étais consciente de ce que je faisais. Et pourtant, je souriais en l’entendant. Tout ce qu’il me demandait était si j’allais bien. Je secouais doucement la tête, lui souriant. Un sourire tendre. Un sourire rassurant. « Non, je ne vais pas bien… j’ai eue peur de te perdre ! », disais-je alors en riant nerveusement mais un rire mélangé à cette boule dans mon ventre, cette gorge qui se serrait. Non. Du calme. Non. Du calme. J’inspirais doucement en posant ma main sur la sienne, lui serrant. « C’est ton sang… sur ma robe ! », lui disais-je alors que je savais bien que j’étais… dans un drôle d’état mais assez parlé de moi. Oui, ce n’était pas moi qui devais être le sujet d’inquiétude. Le ton plus sérieux. « Qu’est ce qui s’est passé ? », demandais-je alors que je gardais mon regard sur lui. L’envie de lui voler un baiser était là mais j’avais peur de lui faire mal en me penchant sur lui. Je savais qu’un rien pouvait faire mal dans son état. Je l’avais presque été. Moins pire. Sûrement. Ce n’était qu’une balle, les coups n’étaient pas là. Je me pinçais alors les lèvres. « C’est lui ? », demandais-je alors. Oui, cette question qui me brulait tellement les lévres. Etais-ce lui ? Cet homme. C’était de ma faute. C’était ce qui se passait dans ma tête. La raison pour laquelle je baissais le regard vers nos mains. Je n’osais pas le regarder car je savais qu’une part de moi avait provoqué tout ça. Sans le vouloir. Sans le désirer. Oh non. Jamais. Je ne voulais pas qu’il s’en prenne à lui. Cela devait être moi, pas lui. J’inspirais, je sentais mon ventre se rétracter et mon menton se lever rien qu’à ma profonde respiration. Le regard toujours penché. Je ne disais rien. Non. Je le pensais juste très fort.



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le petit mot doux de Lee W. MacMorran qui mange un cookie le Lun 1 Mai - 16:07 ► réponds-lui !


(flashback) Que nous disions-nous ? Je m'en souviens plus non plus. Pour l'heure mon esprit est ailleurs et je me contrefiche du reste. J'aide docilement la chirurgienne dans son entreprise de retirer mon t-shirt. Je serai fou de résister. Et ce serait parfaitement inutile. A mon tour de lui de nous mettre à égalité vestimentaire. Mes mains fiévreuses mais consciencieuses déboutonnèrent un à un chacun des boutons du chemisier rouge de ma dulcinée. Je me sentais pris d'une envie d'accélérer le mouvement, de gagner la moindre seconde pour pouvoir en profiter un maximum mais l'habit n'avait pas à pâtir, il lui allait si bien. Quand il alla s'échouer quelque part dans le salon, j'usais de mes muscles pour soulever Blue, juste assez pour la décoller du sol et nous amener vers ma chambre. Elle paraissait tellement légère que cela ne me demanda pas le moindre effort. Mes séances de torture au crossfit payaient. Je déposait mon précieux paquet sur le lit, pas brusquement mais dans une parfaite maîtrise et m'arrêtait quelques secondes pour l'observer par les fiables lueurs de la ville, un demi-sourire aux lèvres. Je la trouvais plus belle que jamais.



Je détestais cette sensation cotonneuse qui m'habitait. Merci messieurs dames les drogues. J'avais l'impression de tout vivre au ralenti mais au moins j'avais moins mal. Quand Blue m'apprit que c'était mon sang qui recouvrait une bonne partie de sa si jolie robe j'eus du mal à déglutir. Si j'avais pu pâlir davantage j'aurais perdu encore quelques couleurs. Je voyais Blue au bord du point de rupture et cela me faisait mal au coeur de la voir ainsi en sachant que j'en étais la cause. Je voulais la prendre dans mes bras pour la consoler mais je n'arrivais pas à me redresser. Abandonnant la tentative je me contentais de serrer sa main un peu plus fermement, autant que cela m'était possible. J'avais la sensation d'avoir du chewing-gum à la place des muscles. « Je suis désolé, promis je te paierai le pressing » Si physiquement ce n'était pas trop ça, je pouvais toujours essayer de plaisanter un peu. Blue voulut me mettre à contribution et voulait que je lui raconte ce qui m'étais arrivé. Si seulement je le savais moi-même. Je me concentrai fouillant ma mémoire pour essayer de retrouver la dernière chose qui s'était imprimée dans mon esprit. Tout me paraissait embrouillé et il me fallut un peu de temps pour trier ce qui remontait à trop longtemps comme ma dernière séance de sport tôt le matin avant ma garde. « Il y avait Chapman... » dis-je d'une voix mal assurée. « On faisait la fête... Non ? » J'espérais que Blue aurait pu confirmer mes dires mais si cela se trouvait, elle n'était même pas là quand ça s'était passé. Plus je me forcer à me souvenir, plus je sentais la fatigue commencer à prendre le dessus. « Son pot de départ... Je ne sais plus... Je crois que je l'ai raccompagnée, au parking... » J'avais du mal à garder les yeux ouverts mais je me luttais tout de même. La suite était comme inaccessible. Je me voyais dans le parking avec l'infirmière enceinte jusqu'aux oreilles comme on dit vulgairement mais c'était tout. « Après je ne sais pas... »


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Blue-Leen L. Callahan
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le petit mot doux de Blue-Leen L. Callahan qui mange un cookie le Dim 11 Juin - 15:56 ► réponds-lui !

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(flashback) Un tee-shirt peut sembler un accessoire tellement utile mais dans ce genre de moments ? Il est tellement superficiel. Je voulais juste le retirer mais lentement, lascivement. Mon dieu, pas du tout. C’était étrange, tellement étrange mais ces pulsions augmentaient au fil des secondes comme un tic-tac agaçant alors que tu as juste enfin d’arriver au dernier tac. Mais ce n’était pas que ça, c’était aussi cette sensation que c’était le moment, le bon moment. Tard mais bon. Il s’occupait de mon chemisier et je n’avais qu’une envie, le retirer et merde, les boutons. Je pourrais le recoudre ? Non, il était cool et m’empêchait de devoir sortir le kit de couture dans la salle de repos pendant mes nuits de gardes. Croyez-moi, ça m’arrive et pas toujours pour mes vêtements mais parfois ceux de mes patients enfin les oursons de mes patients qui ont perdus des yeux. C’est un patient comme un autre. Fourré de mousse mais un patient. L’avantage, on ne risque pas l’hémorragie et ça entraine à faire de bons points de sutures. Une fois qu’il le laissait échouer, je souriais, le laissant me soulever et m’agrippant à lui pour éviter de tomber. Manquerait plus que ça, voyons. Et paf, par terre. Aie. Non au lieu de ça, je finissais sur son lit avec douceur. Son sourire alors qu’il me regardait, c’était tellement adorable que je sentais ces petits battements dans mon cœur. Pourtant il m’avait déjà souri mais c’est comme si je voyais enfin tout ça… Enfin je me demandais comment j’avais fait pour ne pas les voir dans le passé. Je laissais alors mon nez frôler le sien pour un baiser esquimau tandis que je lui souriais à mon tour. « Qu’est ce qui te fait sourire ? », demandais-je alors qu’une de mes mains se posait sur sa joue et à sa nuque, la seconde allant se placer dans son dos. Et trêve de bavardage pendant quelques moments de ma part car j’allais simplement déposer de tendre baiser à son cou. Peut-être pour le déconcentrer ? Peut-être pour jouer ? Un peu pour toutes les raisons possibles. Même celle qui est juste : par ce que j’en avais envie, voilà. Aussi simple que ça.
Chez les Callahan, il faut toujours apprendre à être fort. Un papa flic… On ne sait jamais s’il rentrera du boulot. On ne peut pas le savoir. Car c’est un boulot à risques et on nous le répète bien trop souvent. Ma mère n’avait jamais arrêtée de s’inquiéter. Je pouvais encore me rappeler des 100 pas qu’elle faisait dans la cuisine alors qu’il était en retard. Elle n’avait jamais été sereine. Alors on devait être fort et ne pas avoir peur. C’était pareil quand maman était tombée malade. Ne pas pleurer devant elle. Etre fort. Impossible de demander ça à une jeune fille. Impossible. Et ensuite plus d’un évènement suivaient. J’avais passé ma vie à faire semblant d’être forte mais lui, il savait quand je faisais semblant. Oui, il m’avait vu à l’état de faiblesse. Etais-je forte en ce moment ? Je n’en savais rien. J’étais tellement de choses. Mais j’avais eue peur, j’avais été forte jusqu’au bout. Et alors qu’il me parlait de la robe, d’un pressing. Je secouais la tête. « Je m’en fiche de la robe ! », lui disais-je alors que lui semblait plaisanter mais moi, j’étais sérieuse ? Je n’en savais rien. J’étais surtout lunatique. Un moment je plaisantais et la seconde après, plus du tout. Je ne plaisantais pas en disant que je m’en fichais de la robe, soudainement. C’était étrange ces sensations que je ressentais. Cette envie de ne plus rire. Alors qu’il tentait de m’expliquer ce qui c’était passé, je fronçais les sourcils en ne sachant pas vraiment quoi dire car je n’en savais pas plus, étant arrivée bien après. Il me racontait ça sur le ton d’une interrogation, c’était flou pour lui ? Mince, ça craignait. Un coup sur la tête ? Par reflexe, je posais la main sur son front, me penchant pour déposer un baiser sur son front. « Chapman était déjà partie, elle est sûrement rentrée chez elle ! », disais-je tandis que je lui souriais. Je me redressais, le regardant attentivement. « Je l’appellerais tout à l’heure pour savoir si elle sait quelque chose ! », soufflais-je avant de me hisser sur le bord du lit et m’y installant. « Tu as été agressé… j’ignore juste par qui même si j’en ai une petite idée ! », disais-je en inspirant, ces larmes de crocodiles montant. « C’est de ma faute,… Je l’ai provoqué… », disais-je pourtant encore incapable de penser Stan capable de faire ça car après tout, je l’avais épousé. Il devait être un homme bon ? Je pense. J’espère. Je crois. Caressant sa main serrant la mienne. « On a dû prévenir la police, c’est la règle… J’ai appelé mon père ! », lui disais-je alors. « Tu ne te souviens de rien du tout ? », demandais-je aussitôt. « Tu es sûr ? », rajoutais-je avec le besoin d’être persuadée qu’il ne gardait rien pour lui.

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