Parler engage l'amour-propre, se taire laisse libre. ♦ Devin

Partagez | .
Tobias Levenworth
à la classe New Yorkaise apparement
avatar
► Ami à poil : Tu aimes les animaux, tu en as plusieurs. Ils n'ont pas tous des noms, tu les numérotes parce que chez toi c'est l'arche de Noé. Tu n'as jamais les mêmes chats, jamais les mêmes chiens. Ils vivent leur vie et reviennent quand ils le veulent.
► Mes messages : 21
► La boite à cookies : 405
► Date d'inscription : 22/09/2017
Voir le profil de l'utilisateur
le petit mot doux de Tobias Levenworth qui mange un cookie le Ven 20 Oct - 22:31 ► réponds-lui !


Parler engage l'amour-propre, se taire laisse libre.
Devin & Tobias
Tu savais bien qu’aujourd’hui la journée serait difficile, tu savais bien qu’aujourd’hui n’était pas un jour comme les autres. Tu détestes ce jour. Tu ne détestes pas grand-chose Tobias, toi tu es plutôt le genre d’homme à aimer la vie et à lui sourire pour la remercier de pouvoir vivre confortablement. Mais aujourd’hui c’est différent, aujourd’hui tu resterais bien enfermer chez toi dans ton petit appartement et si possible sous les couvertures jusqu’à ce que cette journée noire se termine enfin. Mais tu as des patients à traiter. Tu as des gens qui comptent sur toi et tu ne peux pas te permettre de procrastiner. Alors tu te mets en mode automatique et tu avances ainsi toute la journée. Tu en as l’habitude désormais. Tu sais qu’aujourd’hui tu n’iras pas la voir, tu sais qu’aujourd’hui tu ne vas pas venir lui porter son café et que tu ne joueras pas avec elle à un jeu que tu as bien du mal à comprendre parfois. Tu sais que même si sa présence pourrait te faire du bien tu n’as aucune envie qu’elle voit les fêlures de ton âme. La cassure qui se dessine sur ton visage lorsque tu souris. La tempête qui se lève au fond de ton regard. Tu ne veux pas lui offrir ce fardeau. Alors depuis deux ans tu l’évites la jolie blonde, tu l’évites et tu attends. Tu attends que l’orage cesse et que ton ouragan intérieur ce calme avant de revenir vers elle comme si de rien était. C’est ainsi qu’assied dans ton fauteuil, tu écoutes, tu aides, tu soignes les blessures psychiques de tes patients. Tu passes de la pommade sur leurs cicatrices et tu tentes, parfois vainement, de les aider. Mais aujourd’hui les choses vont se compliquer pour toi Tobias et tu ne t’en rends compte que lorsque tu ouvres la porte de ton bureau, lorsque tu la vois devant tes yeux, lorsque tu vois ses larmes se former au fond de son regard océan. Le même que sa fille. Le même que ta patiente. « Elle est morte. » Tu sens tes os se glacer, tu sens ton cœur s’arrêter, tu sens un souffle se bloquer dans ta gorge. Tu as l’impression que tu vas exploser en une multitude de particules dans les airs. Tu as la sensation que tu vas te briser sur le sol aux pieds de cette mère qui aimait tellement sa fille que tu sens son désespoir jusqu’au fond de ton âme. « Comment ? » Tu souffles ça dans le silence de cette salle d’attente. Amélie devait être ta dernière patiente de la journée, tu attends toujours le soir pour la recevoir, parce que parfois elle déborde sur son temps imparti, parce qu’elle ne supporte pas de voir du monde. Parce qu’elle ne supportait pas la foule. « Elle s’est suicidée… » Tu baisses le regard sur tes chaussures parce que tu as échoué dans ta tâche Tobias. Sa vie était merdique et Amélie était suicidaire tu le savais mais elle semblait tellement disposée à remonter la pente que tu ne t’attendais pas à cette fin-là. Alors tu laisses sa mère rentrer dans ton cabinet et ensemble vous parlez de cette histoire. De cette perte. Tu prends la responsabilité de sa perte. Tu le prends comme un échec de plus. Amélie. Beth. Deux femmes que tu n’as pas réussi à sauver. Tu pensais qu’en travaillant en tant que psychologue tu pourrais éviter ce genre de chose. Sauf que tu oublies que tu ne peux pas sauver tout le monde. Tu n’es pas un super héros Tobias. Tu ne peux pas prendre les problèmes de tes patients et les avalés pour les libérer de leurs fardeaux. Tu aimerais pouvoir le faire mais ce n’est pas possible et ça, ça tu n’arrives pas à te le rentrer dans la tête. Sa mère reste un moment avec toi, elle pleure le plus souvent, elle te parle d’elle, elle te raconte des histoires que tu n’avais encore jamais entendue. Tu l’écoutes sans l’arrêter, sans regarder l’heure, tu la laisses simplement vider son sac, s’appuyer sur ton épaule et tu la ramènes sur le bord avec ta patience et ton soutien silencieux. Puis une fois qu’elle s’en va c’est ton téléphone qui sonne. Et tu sais qui est à l’appareil, tu sais qui t’appelle à cette heure, tu sais que cet appel est ton fardeau à toi depuis vingt ans. Alors tu finis par le prendre, tu finis par l’entendre te cracher sa haine au visage, te dire des mots plus horribles les uns que les autres et tu acquiesces derrière ton téléphone parce que toi, tu crois que c’est de ta faute aussi, tu crois qu’elle a raison de te dire ça. Mais lorsqu’enfin elle a déballé son sac d’amertume et de colère elle te raccroche au nez et tu restes suspendu à la ligne de ton téléphone écoutant le bip strident qui fracasse tes tympans. Tu restes dans cet état second jusqu’à ce que tu te décides à avancer. Que tu laisses tes pieds fracasser le macadam sans réfléchir et que tu te retrouves devant chez elle. Tu ne sais pas pourquoi tu rentres, tu ne sais pas pourquoi tu sonnes à sa porte mais lorsque sa chevelure blonde apparaît devant tes yeux tu te dis que c’est la meilleure idée que tu aies eue aujourd’hui. Que son simple regard te réchauffe légèrement le cœur. « Salut Devin. » Pas de sourire en coin ce soir, tes lèvres semblent simplement scellés. Tu n’arriverais pas à faire semblant. Pas aujourd’hui. Pas maintenant. « Je peux rentrer ? J’ai vraiment besoin de parler. » Et tu ne sais pas à qui parler. Tu ne sais pas à qui confier ton fardeau. Tu ne sais pas vers qui te tourner. Alors tu as pensé à elle, parce qu’elle, elle ne te jugera pas et surtout elle te dira la vérité. Toujours. Et ce dont tu as besoin ce soir ce n’est pas que l’on te rassure avec de belles paroles, tu as simplement besoin d’authenticité et Devin elle te l’apporte à chaque instant.

Emi Burton
Revenir en haut Aller en bas
Devin Williams
à la classe New Yorkaise apparement
avatar
► Ami à poil : tu as un chat sacré de birmanie que tu as simplement nommé chat.
► Mes messages : 51
► La boite à cookies : 1148
► Date d'inscription : 17/09/2017
► Date de naissance : 09/09/1991
Voir le profil de l'utilisateurhttp://www.dontlooseyourcookies.org/t2298-devin-kill-em-with-kin
le petit mot doux de Devin Williams qui mange un cookie le Dim 29 Oct - 21:17 ► réponds-lui !

TOUCHÉE EN PLEIN CŒUR
personne ne peux deviner sur quelle face la pièce va tomber, il faut la lancer pour le savoir.
libération. tes pieds nus foulent enfin le sol en parquet flottant du penthouse dans lequel tu vis. fin de journée, t'as bien l'intention de passer ta soirée dans le plus grand des calmes. à ne rien faire. peut-être regarder un film. mais surtout boire un bon verre de vin. ou deux. tu lèves les yeux au ciel en pensant à une soirée paisible que tu ne seras pas capable de passer. parce que ce n'est pas dans tes habitudes et que tu es tout simplement incapable de passer cinq minutes sans bosser. tu vas surement boire ce fameux verre de vin, mais certainement pas devant un film. pour l'heure, t'es bien décidée à aller prendre une douche et à porter une tenue moins conventionnelle. une demie-heure plus tard, tu relèves tes cheveux en une queue de cheval haute. t'as enfilé un pantalon de jogging bien trop grand pour toi et qui, du coup, ne te met pas du tout en valeur. de toute façon, tu t'en moques puisqu'à part le livreur de nourriture chinoise, t'attends aucune visite. un top en guise de haut, te voilà revêtue des fringues les plus simplistes que tu possèdes dans ta penderie d'un volume indécent et insolant. t'as allumé ta chaîne hifi afin d'avoir un fond sonore. pas trop fort mais pas trop bas non plus. faut que tu puisses profiter sans pour autant avoir besoin de tendre l'oreille pour reconnaître le morceau. ton verre de vin blanc en main, tu as bien l'intention d'aller t'installer derrière ton ordinateur portable afin de chiner sur les dernières tendances pour le prochain numéro de la revue. mais tu n'en n'auras pas le loisir. la sonnette retentit. déjà ? t'as pourtant passé commande il n'y a que quelques minutes. tu t'étonnes de la rapidité de la livraison mais pourquoi pas. ton verre toujours en main, tu ouvres la porte et tu bloques. littéralement. salut devin. t'es prise de court. jamais il n'était encore monté jusque là. tu ne l'avais jamais autorisé à t'accompagner jusque devant ta porte. t'aurais pu t'attendre à tout, sauf à ça. et puis, on ne va pas se mentir, t'es pas non plus super à l'aise avec l'idée qu'il te voit dans une tenue vachement moins attrayante qu'à l'ordinaire. wait. tu chasses cette pensée de ta caboche avant qu'elle ne prenne trop d'importance. tu reviens à l'instant présent et le visage fermé du psychologue t'intrigue. tes sourcils légèrement froncés, tu penches la tête sur le côté. je peux rentrer ? j’ai vraiment besoin de parler. tu pousses un faible soupir parce que tu sais qu'il ne serait pas venu jusqu'ici si ce n'était pas grand chose. c'est bien parce que t'as une sale gueule. ça t'échappe, le sourire en coin. tu le tacles parce que c'est comme ça que ça se passe. toujours. et puis, t'es pas le genre de personne à passer de la pommade pour penser les plaies. non, toi, t'es brute de décoffrage. il le sait, ça ne le surprendra probablement pas. et tu quittes la porte d'entrée, la laissant ouverte pour qu'il puisse pénétrer dans ton antre. il refermera derrière lui. t'agis comme s'il connaissait la maison alors que pas du tout. c'est clairement pas le moment d'être mal à l'aise. installe toi. que tu balances en indiquant le canapé d'un signe de la main, léger mais pourtant rapide. tu veux boire quelque chose avant de vider ton sac ? ou pendant que tu le vides ? ou je sais pas, quand tu veux ? que tu demandes tout en te dirigeant vers la cuisine. parce que même s'il te répond qu'il ne veut rien, tu lui rapporteras tout de même un verre d'eau. oh et je supposes que t'as pas mangé ? parce que tu commandes toujours trois tonnes de bouffe alors que t'en mangeras pas la moitié. t'en gardes pour plus tard, toujours.

code by bat'phanie & icosn by abandon, aslaug, unknown
Revenir en haut Aller en bas

Parler engage l'amour-propre, se taire laisse libre. ♦ Devin


Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-