Je t’aime Mélancolie • libre.

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Kemila D. Ainsworth
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le petit mot doux de Kemila D. Ainsworth qui mange un cookie le Sam 14 Oct - 11:19 ► réponds-lui !

Tu serres la plume que tu tiens entre tes doigts. Tu sens le contact chaud du plastique dans ta paume. Aussi brûlant et moite que ta main. C’est ton grigri, à toi. Tu finis par sourire. Et repense à ces morceaux de souvenirs, à ces bribes de conversation que tu avais surprises, par hasard. Par accident, presque. Ta vie entière en est un. T’en serais presque fière. T’es loin de regretter. Parce qu’au final, t’as appris à vivre avec. Toute cette souffrance qui t’écrase et ce poids de culpabilité qui t’avait achevée, avant. Tu sors de chez toi, il fait aussi froid dehors que dans ton appartement. Le vent s’engouffre sous ton pull, pas bien cousu. Cousu par toi. Parce qu’il t’arrive d’être couturière, quand tu ne sais plus quoi faire. Tu ne sais pas bien manier l’aiguille. Mais au fond, c’est rien. C’est loin d’être ce qui te fait vivre. T’as enfilé une jupe. Tu sais même plus pourquoi. C’est pas forcément la saison. Mais toi, t’as toujours été comme ça. T’es jamais assortie. Tu suis jamais le cours des saisons. Tu suis jamais le cours de la mode. Tu suis jamais rien. T’en fais toujours qu’à ta tête, et ça te convient bien. Tu fixes un point à l’horizon. Ce sera ta destination. A toi. Tu fermes un peu les yeux, mais ça ne dure qu’un instant. T’as même pas le temps de compter. Tu avances le long de la route, sur le trottoir au béton mal formé. Tu manques de perdre l’équilibre et tu te rattrapes au feu de signalisation. Tu t’y accroches. T’as l’air d’un naufragé. T’as l’air en pleine ivresse. Au final, c’est pareil. Tu te dis pourtant que rejoindre l’autre bout de la rue, c’est pas la fin du monde. Tu continues ton chemin, parce que ta vie c’est juste ça. Des chemins, qui se suivent et se succèdent. Des chemins un peu sombres, des montagnes presque trop abruptes. Mais il y’a de la lueur quand même. T’es pas dans le noir intense. Tu souris aux passants, peut-être que t’es trop gentille par moments. Peut-être que t’es pas toujours associale. Peut-être aussi que tu cherches des amis. T’en as et tu les aimes. Et tu aimerais passer tes journées avec eux. Ils sont ton univers. Ce pour quoi tu te bats encore. Et toi, tu te bats. Contre le souvenir de Casey qui te hante jour et nuit. Contre tes démons muets. Contre ton envie de te laisser aller. Comme une lionne. Comme une louve. Comme une mère. Tu finis par rentrer dans quelqu’un. Et tu le bouscules si fort que tu en vacilles. « Pardon… » Et puis tu le regardes dans les yeux. Ce que tu ne fais pas souvent. Tu te dis qu’il le mérite. Même si t’as pas la prétention de penser que ton regard vaut cher. Tu dois puer la tristesse, mais au fond, tu t’en fiches. T’as jamais su faire semblant.
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Mino Mackenzie
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le petit mot doux de Mino Mackenzie qui mange un cookie le Mer 1 Nov - 10:24 ► réponds-lui !

« - Tu avais vraiment besoin de nous envoyer péter si loin pour une simple fichue rayure sur le vernis de ton antiquité ? »

Il ne fallait pas se méprendre ; Bambi et Mino s'adoraient à un point qui était difficile à définir. Pour autant, on ne pouvait pas dire que tout allait toujours pour le mieux dans le meilleur des mondes entre elles. La danseuse comme la musicienne avaient chacune leurs propres fluctuation et il était parfois vraiment difficile de comprendre comment elles pouvaient s'entendre. Ce jour là c'était Bambi qui avait vu sa patience et sa bonne humeur voler en éclat quelque part l'entrée de Brooklyn.  Visiblement ce n'était pas ce qu'elle avait prévu et il paraissait évident que ni elle , ni Mino n'avait l'intention de revenir sur ses plans pré-établit. Chargée comme une tortue , un peu rougie par l'effort que lui imposait le transport de sa viole, la blonde essuya sans un mot l'irritation de son amie.  Leurs regard s'accrochèrent un court instant et Natalia Dumpsey, qui était avec elles depuis le début de leur excursion conçu l'absolue certitude qu'elles avaient oublié sa présence. Ça aurait probablement du la vexer ou l'irriter mais elle était trop fascinée par la situation pour dire quoique ce soit.

« - Je te préviens, je vais m'en aller !
- Eh bien va t'en, au moins je n'aurai pas a supporter ta mauvaise humeur. »


Il y avait toujours quelque chose de sur réaliste à cela. La blonde haussât les épaules l'air de dire « bon vent » et continua sa marche sans un regard en arrière. La main de Bambi se resserra sur celle de Natalia et l'enjoignit a faire demi-tour pour la suivre, laissant ainsi Mino Mackenzie seule dans les rues de Brooklyn. Natalia pensait souvent que c'était hallucinant de voir a quel point les conversions sociales ne semblaient pas avoir la moindre forme d'importance entre ces deux là. Pire, si Bambi ne se permettait ce genre de comportement qu'avec la blonde, la gambiste en revanche appliquait ce genre d'attitude avec tout un chacun. A chaque fois on lui pardonnait.  Pour elle qui avait été élevée dans l'idée que les civilités étaient la base d'une société qui fonctionne c'était un changement radical et compliqué.

Seule avec elle-même, Mino avait erré dans les rues. Comme si, bien que son objectif soit encore quelque part dans l'arrière de sa tête, il était devenu très secondaire par rapport au chemin qu'elle entreprenait.

Elle avait toujours aimé marcher seule dans les rues.

Abandonnée dans « elle », Mino avait la sensation de s'approcher plus avant des autres et même de se baigner plus entièrement encore dans la culture qui inondait les rues de New-York. Elle adorait cela.
Parfois son fardeau attirait les regard mais elle ne s'en souciait pas vraiment, le sien propre allait et venait voyant sans regarder, regardant sans vraiment voir ou peu importe, elle évoluait dans le quartier sans jamais se rapprocher de son but premier.  De toutes façon il était assez rare qu'elle ai autant de temps libre. De cette façon elle pouvait en profiter dans une solitude réconfortante.

Le vent était frais mais elle ne le sentait pas, elle avait plutôt chaud en réalité et elle envisageât de s'arrêter pour retirer son pull avant d'admettre que ce ne serai pas une idée judicieuse.
A un moment ou un autre, elle le regretterai sans doutes.

Mino rêvait encore à cela quand un coup relativement brutal manqua de la faire basculer en arrière promettant une blessure irréparrable a son instrument et une situation assurément embarrassante pour elle. En y pensant elle  ne savait pas vraiment par quel miracle elle avait pu rester debout. Posant une main sur son palpitant elle avait cherché à reprendre son souffle, réalisant par la même qu'elle avait oublié de respirer pendant quelques secondes.

Elle avait été sur le point de répondre quelque chose dans son regard avait croisé celui de celle- c'était une femme- qui avait manqué de la faire tomber et elle s'était tue.
Sans la moindre pudeur elle l'avait dévisagée, analysant , sondant tout ce qu'elle pouvait voir avant de lui offrir un drôle de sourire.

Un peu tordu.
Pas totalement ravi mais assez chaleureux.

« - Est-ce que tu va bien ? »  elle avait articulé dans un souffle avant de dégager grossièrement la masse de cheveux blonds qui bouffaient son visage. « -Tu viens. »
Mino avait affirmé en tendant une main pour prendre celle de l'inconnue. Ce n'étais pas vraiment une question mais pas non plus un ordre. Seulement , elle pensa que quelque chose devait être dit, être fait. N'importe quoi, mais quelque chose. Elle tenait ses doigts entre les siens, sans les serrer juste pour lui donner l'occasion de s'échapper si elle le voulait, c'était peut-être sa façon a elle de les ancrer toutes les deux dans une réalité alternative, ou il n'y avait pas de rue, pas de passant, juste elles.


coucou toi ♥:
 
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Kemila D. Ainsworth
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le petit mot doux de Kemila D. Ainsworth qui mange un cookie le Mer 1 Nov - 16:33 ► réponds-lui !

Tu n’as pas le temps de sourire ; c’est ton cœur qui s’affole. Parler, s’excuser, il se trouve qu’on en perd l’habitude. Et pourtant, tu la regardes. Cette fille en face de toi. Que tu as violemment percuté. Que tu aurais pu faire chuter. Tu penches la tête à droite. A gauche. Et tu finis par parler. Parce que tu n’as pas sauvé ta voix pour la garder pour toi. Même si certains mots restent en toi, comme des secrets. Et tu ne les diras jamais plus. « Je crois. Je ne t’ai pas fait de mal ? » Tu observes ce qu’elle tient contre elle et qui a de loin l’air d’un trésor qu’elle garde jalousement. Tu n’oses pas imaginer ce qu’il se serait passé si tu le lui avais brisé. Tu aurais peut être créé une réaction en chaîne. Et tu aurais disparu sous terre, rongée par la honte qui déjà te mine de l’intérieur. Tu as un souffle qui t’échappe. Elle est jolie, cette fille. Blonde comme tu es brune, mais vos yeux se ressemblent. Il y’a quelque chose qui t’intrigue, peut-être cet air d’être ailleurs, que tu partages avec elle. Enfin, c’est juste une impression. Elle te tend même la main. Et tu hésites un instant. Tu es méfiante avec les gens, c’est même plus fort que toi. La souffrance est partout. Au coin de rue, au carrefour où pullulent les voitures, les camions, les deux-roues. Elle ne te laisse presque pas le choix, alors tu l’acceptes, même si tu trembles encore, parce qu’aux contacts tu n’es toujours pas habituée. « Je n’ai rien abîmé là-dedans ? » Tu désignes ce qu’elle transporte. C’est peut être stupide, parce qu’elle n’est pas tombée. Tu dis ça par politesse, parce que t’es quelqu’un de bien, du moins c’est ce qu’on essaie de te faire croire à coups de phrases et de gestes d’amour. Pourtant, les gestes les plus tendres, tu les as déjà oubliés. Tu pensais l’amour éternel, avant que tout ça n’arrive. Tu l’avais vue, cette fille, poser sa main à l’endroit du cœur, et tu en avais déduit que tu lui avais fait peur. Qu’il n’aurait pas fallu grand-chose de plus pour vous faire vaciller toutes les deux. Un choc un peu plus brusque, une brutalité involontaire, ou le hasard seulement. Et tu y crois encore, au hasard, parfois. « Ce que tu as là compte beaucoup pour toi, à en juger par ta façon de craindre pour lui. » C’est pourtant qu’un objet, mais toi-même tu comprends combien ce qui n’est pas en vie peut avoir de valeur. Tu as toujours le même stylo depuis des années, même s’il n’écrit plus aucune lettre, même s’il t’est impossible de changer la cartouche, même si l’encre s’est tarie, contrairement à la source de tes larmes. Tu la fixes toujours. Tu te rends compte que tu lui tiens encore la main, et tu n’as pas envie de la lâcher, mais tu réalises que les gens vous regardent. Au final, ça t’est encore égal. Il y’a longtemps que tu ne t’en soucies plus, de ces choses-là. Ces yeux-là. En toi, il n’y’a plus que ceux de Casey, qui depuis longtemps se sont éteints. Il a été quelqu’un d’irremplaçable. Et puis, de cet accident, tu es sortie plus adulte. Mais déchirée, quelque part. Tu as de toute façon toujours su que tu ne finirais pas indemne. Etre intacte n’a pas d’intérêt pour toi. Tu écris mieux sous le coup de la souffrance, avec les yeux embués. Ça te fait mieux travailler. Tu chéris le paradoxe dans lequel tu vis et te complais. Tu cherches toujours à ressentir au plus fort. La fadeur, ça n’a jamais été fait pour toi. Toi tu vis l’intensité. L’instant. La douleur. A t’en mordre les lèvres, à t’en faire saigner le bras. Tu reportes ton attention sur elle, et tu rends sa liberté à sa main, même si ça ne t'a pas déplu de la lui tenir. Tu souris. Enfin.

Spoiler:
 

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READ ALL ABOUT IT Je suis en mal d'être avec toi. La machine à café est détraquée. Les cendriers tous renversés. Des heures et des heures passées devant la mire de ma télé. Des nuits sans dormir à me demander où tu peux bien aller. Faut pas m'laisser traîner là, seule avec ces idées-là. J'suis pas si forte que tu crois. Un doute en moi s'est figé. Tu n'vas plus rentrer. Je peux faire une croix sur toi. Comment ne pas m'imaginer.
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Mino Mackenzie
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le petit mot doux de Mino Mackenzie qui mange un cookie le Mer 1 Nov - 20:31 ► réponds-lui !

« - Oh non, je suis plutôt du genre bulldozer, en général c'est moi qui fait des dégâts. » Mino avait soufflé dans un petit rire étouffé mais visiblement ravi, un peu comme celui d'un enfant qui rit d'une situation qui ne peu être comprise de personne d'autre que lui.

N’empêche que c'était la vérité. Elle se promenait en ville avec un instrument immense et lourd et elle n'avait pas une très bonne perception de l'espace ou des distances, puis encore elle se laissait facilement distraire. Immanquablement, fatalement, elle causait des accidents et des bousculades de façon assez régulière. Si elle avait été quelqu'un d'autre sans doutes que ça aurait fini par poser des problèmes mais il y avait peux de choses qu'on ne pardonnait pas à ses yeux mouillants ou son sourire comme un soleil. Mino était naïve, douce quoique pleine de lubies étranges, mais elle savait tirer avantage de sa candeur quelques fois.

Son attention tout entière s'était un nouvelle fois concentrée sur l'inconnue. Une femme brune qui portait en elle quelque chose de si terrible que même sans mots, ça transperçait son cœur.  C'était un peu comme si ça suintait par les pores de sa peau ou qu'elle exhalais littéralement une affliction, qui frappait Mino avec une drôle de violence. Si elle n'avait pas grandi dans un cadre aussi spécifique que le sien, elle se serait sans doutes démontée.  La jeune femme cependant s'était contenté de sourire et  de tenir délicatement cette main comme pour l'éloigner du lieu de l'impact. Elle ne pensait déjà plus au fait qu'elle avait été percutée quand la brune lui avait demandé si elle n'avait rien cassé dans l’étui. Penchant la tête sur le côté, légèrement , elle avait plissé ses yeux pétillants d'une joie de vivre presque agressive et avait offert un petit gloussement ravi, remuant négativement la tête.

« - Aucune chance. Il aurait fallu que je tombe vraiment fort, mais il y a eu plus de peur que de mal, comme on dit. »

Rassurante, amusée  elle avait détourné le regard pour sonder les alentours sans trop se soucier non plus du fait qu'elles étaient regardées. Elle ne se souvenait pas que le regard des autres aie jamais eu le moindre impact sur sa psyché. Elle n'avait jamais été dépendante du jugement – autre que celui paternel – et avait toujours agis de la façon qui lui plaisait. Tenir cette main, a cet instant : c'était ce qui lui convenait. l'Autre, continue, elle constate qu'elle dois tenir a l'instrument dans son dos et Mino ne dira pas le contraire mais elle n'aime pas vraiment s'étendre sur ce genre de choses. Elle n'avait pas envie de s'expliquer, pas envie de justifier cela. Personne ne comprenait, personne ne pouvait comprendre. De la même manière qu'elle ne pouvait pas comprendre la passion de Bambi pour la danse  (alors qu'elle même avait pratiqué le ballet pendant 10 ans), ou l'amour de  Galaad pour le théâtre, personne ne pouvait appréhender son lien avec la musque, avec son instrument. Ces choses là étaient si intimes, si substantifiques, exclusives que personne ne pouvait aborder de près ou de loin le ressenti d'un autre.  Personne n'avait la même sensibilité, la même perception, c'était une richesse incroyable selon elle, mais elle n'avait pas envie de le partager oralement, ouvertement.

Une mise à nu de trop.

La musicienne avait haussé les épaules, vaguement et offert un sourire plus petit et énigmatique que les précédents.

« - En fait, j'ai eu peur de tomber sur le dos. "ça" est assez lourd. J'aurais pas pu me relever. »

Ce qui était vrai aussi.
La perspective de se retrouvée, impuissante et sur le dos, comme une tortue, dans une rue bondée avait quelque chose d'horrifique. Le ridicule n'étais pas meurtrier mais son orgueil en aurait pris un coup.

Sa locutrice avait fini par reprendre possession de son propre corps comme si elle s'était enfin rappelé qu'elle avait une existence en dehors de leur réalité alternative et Mino avait tourné les yeux vers le haut de la rue et sur l'enseigne d'un café. Il n'étais pas si tard, l'air était frais et visiblement elle ne se sentais pas le cœur de laisser seule quelqu'un qui semblait a ce point perdu, ou esseulé.  Sa main droite s'était levée pour montrer l'enseigne et elle avait fait une petite moue.

« - Tu veux venir te réchauffer un peu? »

Elle ne s'était même pas encore présentée mais elle n'en ressentait pas vraiment le besoin de le faire pour l'instant.
Elles n'avaient pas nécessairement besoin d'en savoir d'avantage l'une sur l'autre. C'était un moment étrange et elle avait envie de le vivre dans ce qu'il avait de plus unique.
Nul besoin de civilité, nul besoin d'entrer dans l'intimité de l'autre. Seulement échanger un peu. Juste un peu.

Et reprendre sa route, mettant de coté cet instant suspendu dans le temps et dans l'espace.
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Kemila D. Ainsworth
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le petit mot doux de Kemila D. Ainsworth qui mange un cookie le Sam 18 Nov - 16:40 ► réponds-lui !

Il y’a sur tes lèvres comme un sourire qui se dessine. Le soleil sur ton visage. Illuminé. Tu regardes celle que tu as failli renverser, et tu ne peux pas répondre autre chose que « Tant mieux. » Tu te serais haïe d’avoir brisé un objet précieux, ou quelque chose dans ce ton-là. Tu ressentais encore la distance entre vous. Et pourtant, tu venais de quitter sa main, alors que ton regard se perdait dans le vide. Encore une fois. Encore. A nouveau. Presque malgré toi, et presque comme toujours. Tu aimais ça, toi, le vide, le vague, les différences, l’absence. Même si celle de Casey arrivait encore à hanter tes nuits et tes journées, même sans que tes yeux soient clos et que ton esprit soit ailleurs. Tu ne réponds pas à ce qu’elle te dit, mais tu écoutes. Tu te sentirais presque obligée d’accepter son invitation. Alors tu acceptes. En souriant. « D’accord. » Réponse succincte. Mais ça suffit. Et au final, est-ce que tu te forces vraiment. Est-ce que tu n’en as pas envie. Tu sais plus trop. Mais t’aimes bien son sourire, sa main un peu chaude et glacée en même temps, sa façon de te parler et d’être lointaine. Tu aimerais aussi en savoir plus sur cet instrument qu’elle fait voyager sur son dos et qui a autant de valeur pour elle qu’ont pour toi les yeux d’Elias. Tu te détaches du passé. Tu t’accroches à Elias, parce qu’il est vivant. Et qu’aimer les morts, ça n’a jamais été bon pour l’esprit. Ni pour le corps. Alors tu lui dis oui, à cette fille inconnue, qui ne le restera peut-être pas longtemps. « Tu viens ? » Tu te diriges vers le café sans vérifier si elle te suit. Tu te doutes bien qu’elle est derrière toi. Tu as ton air doux, celui que tu as la plupart du temps, parce que t’es quelqu’un comme ça. Parait-il. Tu finis par tourner la tête, pour la regarder, et tu lui ouvres la porte, probablement par galanterie, ou pour t’excuser de ta maladresse de tout à l’heure. Même si tu n’as rien cassé, tu arrives à te sentir coupable de tout. « Accepterais-tu de me donner ton nom ? » Le tien, c’est jamais un secret. T’en as bien d’autres à cacher. En attendant, on vous désigne un table, et tu t’y rues en la laissant s’installer en premier. Tu aimes cet endroit un peu reculé. Tu aimes bien te dissimuler. Mais tu n’es pas seule.

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