Charlie & Liam ~ Please, wait while your life resumes from scratch~

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Charlie & Liam ~ Please, wait while your life resumes from scratch~


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Liam Sanders
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le petit mot doux de Liam Sanders qui mange un cookie le Lun 9 Oct - 23:11 ► réponds-lui !

Please, wait while your life resumes from scratch
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Charlie ✧ Liam


Cela fait 72 heures que je suis de garde, je suis fatigué, j'ai besoin d'une douche et d'environ une semaine de sommeil. Je souris à cette pensée, je serais à  nouveau là dans 3 jours,comme toujours, fidèle au poste, en bon drogué au travail que je suis.

Heureusement que ces longues périodes de veille ne se produisent que rarement et que ce sont les internes qui sont de service le plus souvent. Cette fois ci c'était exceptionnel, il y a eu une épidémie de gastro-entérite qui a cloué au lit bon nombre de mes jeunes collègues et les séniors ont dû les remplacer au pied levé.

J'arrive devant ma voiture quand j'entends soudain qu'on m'interpelle.

"Liam !!! Docteur Sanders !!! Attendez !!!"

Je me retourne vers la sortie des urgences et vois arriver Lydia, l'ifirmière en chef de l'unité dont je suis le responsable. Elle court vers moi et me rejoint, toute essoufflée.

Je fronce les sourcils et soupire, elle a les bras chargés de dossiers.

"Lydia, j'ai fini ma garde voyez avec les internes, là je rentre"


Elle me regarde avec un petit air qui semble dire "Allez s'il te plait regarde 5 minutes". Je soupire et tend la main pour prendre le premier dossier. Appendicite. Bras fracturé avec plaie ouverte. Je hausse un sourcil.

"Vous rigolez Lydia ? Vous croyez vraiment que je vais rester pour ça?" Je continue à consulter les dossiers "En plus il y a des dossiers de patients hospitalisés? Mais c'est quoi ce bordel Lydia? Hors de quest..."

HEIN ?!?

Mes yeux viennent de se poser sur un nom...un prénom... ce...ce n'est pas possible !!!
J'ouvre le dossier et mon coeur se glace. Charlie. Charlie Harper ! C'est impossible, ça doit être une erreur.

Je lis le compte-rendu d'hospitalisation, mes yeux s'ouvrent un peu plus à chaque mot. "Séquestration" "Poly-traumatismes" "Déshydratation" "Traumatisme crânien".

Je regarde à peine Lydia et me mets à courir vers le bâtiment, me rue vers la chirurgie, je n'ai pas le temps d'attendre qu'un des ascenseurs se libère, je monte quatre à quatre les escaliers.

A l'étage, les infirmières comprennent à peine quand je demande la chambre de Charlie, elles sont interloquées mais ne me font pas patienter, l'une d'elles me conduit dans le couloir.

"C'est ici Docteur Sanders"

J'entre après l'avoir remerciée, la pièce est plongée dans la pénombre mais j'arrive à la distinguer quand je me rapproche lentement de son lit.

J'ai le geste instinctif de me mordre la lèvre inférieure quand j'apperçois son visage tuméfié.
Je me saisis de son dossier médical, le parcoure, c'est le même que celui que j'ai lu précédemment à part les résultats biologiques du jour qui y ont été rajoutés.

Soudain, elle s'agite un peu dans son sommeil, son rythme cardiaque s'affole sur l'électrocardiogramme. Je me rapproche et m'assoie sur le lit, lui caresse la joue et les cheveux.
J'ose à peine la toucher, son beau visage et ses bras sont couverts de bleus, les ongles de sa main que je tiens dans la mienne sont cassés, l'un d'eux semble même avoir été arraché.

"Putain mon ange mais qui t'a fait ça? Je jure devant Dieu que je le tuerais de mes propres mains si j'arrive à savoir de qui il s'agit" dis je à voix basse.

Elle cesse de s'agiter, elle devait surement revivre le cauchemar qu'elle à enduré et qui lui a valut ces multiples blessures, son rythme cardiaque revient à la normale.

Je ne sais pas ce qu'il s'est passé mais je suis bien résolu à connaitre la vérité. Mais ce qui m'inquiète le plus pour l'instant, c'est son état, savoir si elle va garder des séquelles autant physiques que psychologiques. Elle qui était si pleine de vie à notre rencontre il y a deux mois, ça me fend le cœur de la voir ainsi, si vulnérable.
Starseed
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Charlie E. Harper
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le petit mot doux de Charlie E. Harper qui mange un cookie le Mar 10 Oct - 12:05 ► réponds-lui !


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Liam & Charlie



Vendredi 29 Septembre, 07:16

Je viens d’arriver à l’hôpital de Manhattan, complètement inconsciente depuis la sortie de l’ambulance. A l’intérieur, c’était comme si je pouvais entendre des bruits de fond sans les écouter, sans comprendre. Mes yeux avaient du mal à voir très net tout ce qui se passait, ma tête me faisait mal, mes bras tout comme mon dos et mes cotes. Après un temps d’inconscience je réagissais en panique lorsqu’on me plantait une aiguille dans le bras. Deux hommes en uniforme me tenaient pour éviter que je m’agite de trop, et tentaient de me rassurer. L’un deux prononçait des mots dans un jargon médical qui m’était parfois incompréhensible, l’autre essayait de me poser des questions de base, comme le jour où nous étions, mon nom et prénom. Ce genre de choses basiques auxquelles je ne répondais même pas, sous le choc de ce qui se passait. Tel un phénomène de dé-corporation je m’observais sur ce brancard branchée de partout. Je voyais ce corps plein d’hématomes, de cicatrices, cette pâleur de peau et ce regard vide. Une panique à la fois intérieure et extérieure me poussait à parfois réagir de façon incompréhensible. Jusqu’à ce que je m’enfonce lorsque le véhicule se gara sur le parking. Yeux clos, seulement les sons environnants résonnaient dans ma tête. La couverture de survie me cachait des quelques journalistes présents sur place, avares d’information qui ne les regardaient pas. De vrais vautours ces hommes là.

Je venais d’être admise au service des urgences puis montée dans une chambre au bout de plusieurs minutes. De nombreux examens allaient être effectués, le Dr. Peterson serait mon médecin. Ma gorge me faisait mal, elle était sèche comme mes lèvres. Je ne parvenais pas vraiment à bouger mes mains avec habileté tant le moindre effort me coutait en énergie.

J’ignorais depuis combien de temps je me trouvais dans cette pièce mais le calme était revenu autour, hormis le son des machines auxquelles j’étais branchées. L’intubation avait été douloureuse bien que je me montrais passive. Mes mains et mes pieds étaient froids, signe de détresse circulatoire. La machine me fournissait de l’oxygène, le monitoring cardiaque était pour le moment stable tels l’indiquaient les courbes qui se dessinaient à intervalle régulier sur l’écran. A moitié endormie, dans les vapeurs, je me réveillais en sursaut prise d’une sorte de crise, une peur soudaine, ce qui affola le scope. C’est à ce moment là que je vis cet homme brun à côté de moi qui rapidement contrôla la machine et vint rapidement me rassurer. Mes yeux sont grands ouverts, les pupilles dilatées, je suis plus que surprise de le voir ici, ce visage familier que je n’avais pas oublié et qui, rapidement me revenait en tête. Il lui ressemblait. Enfin, en plus sérieux, mais il lui ressemblait énormément, à Liam. Mes doigts se crispèrent et vinrent serrer le drap, l’agripper. Mon cœur battait extrêmement vite et j’avais des sueurs. Et soif en même temps. Un état général très désagréable et douloureux. Alors qu’il murmurait quelque chose à voix basse, mes yeux se fermaient doucement, et intérieurement je me calmais. Je les rouvris lentement, en avalant avec difficulté ma salive. Ma voix est plus que faiblarde mais je parvins à dire quelques mots « J’ai…. soif ». Il s’occupa de m’hydrater en apportant l’aide nécessaire à la gestuelle qui ne suivait pour le moment pas. Une sensation de fatigue et d’épuisement s’emparait de moi et je me recalais délicatement contre cet oreiller. Les douleurs musculaires n’arrangeaient rien au reste. Je restais le regarder, l’observer en silence, essayant de me rappeler des discussions passées lors de ce voyage où je l’avais rencontré pour la première fois, afin de comprendre la coïncidence qui avait lieu. Le fait qu’il se trouvait ici. Je fronçais un peu les sourcils en sentant le petit pansement sur mon front tirer, ma main vint instinctivement se poser dessus pour cerner ce qui ce passait. J’avais clairement pris des coups, et j’ignorais à quel point j’étais endommagée.

En tant normal, j’aurais pu lui demander ce qu’il faisait là, car j’étais surprise mais j’avais tellement peu d’énergie que je me concentrai sur l’essentiel. Oubliant ainsi tout le reste. Il se trouvait là et cet homme, je l’assimilais à un moment de bien être vécu ces derniers mois. Un sentiment positif, quelque chose de rassurant. Alors peu importe comment il était arrivé là, sa présence me poussait à sourire légèrement. Je ressentais une sorte d’apaisement et de soulagement instantané. Le fait de ne pas être seule dans cette chambre à laquelle je ne m’étais pas habituée. Ma question fut simple « C’est grave ?…. les médecins, il y en avait beaucoup, tout à l’heure…. ». Je me rappelais de certains termes et d’agitation puis plus grand chose, j’avais besoin de calme. Et en même temps, j’étais rassurée de ne pas être seule à cet instant précis. Je pensais à plusieurs choses en même temps, plusieurs personnes aussi mais voir Liam que je reconnaissais très certainement à présent, me renvoyait forcément à ce qui s’était passé en Italie. Et lorsque j’étais en bonne santé. J’en avais presque honte, qu’il me voit ainsi aujourd’hui. « Je vais m’en sortir ? » demandais-je ne connaissant pas bien mon état et surtout voyant toutes ces machines autour. Je ne voulais pas rester là longtemps, les hôpitaux, j’en avais eu ma dose dans ma vie.

Le fait qu’il était docteur me revenait à l’esprit bien que nous n’étions, me semble t-il, pas trop entré dans les détails lorsque nous étions en congés. Nous avions préféré profiter de l’instant présent plus que de discuter avec grande précision de nos vies respectives notamment nos professions. La porte s’ouvrit ce qui me fit sursauter. Une infirmière ou peut-être le Dr. Peterson, je ne voyais pas qui entrait en raison du couloir précédant la chambre. Liam regardait également dans cette direction  et sa main était posée sur le lit, à proximité de la mienne. Encore une fois, par instinct, je parvins à la saisir et la serrer faiblement. « Ne me laisse pas… » dis-je à voix basse avant que la personne qui venait d’entrer n’intervienne. L’humidité prenait place avec discrétion dans le blanc de mes yeux, comme la peur.

Emi Burton
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