remember those walls I built. well, they're tumbling down and they didn't even put up a fight. they didn't even make a sound; i found a way to let you in, but I never really had a doubt.

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DON'T LOOSE YOUR COOKIES™ :: New York et son rythme, We do not remember days, we remember moments ! :: Bavons trop au Queens :: Le quartier de Flushing
Airlea I. Myklebust
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le petit mot doux de Airlea I. Myklebust qui mange un cookie le Sam 30 Sep - 21:26 ► réponds-lui !

Le silence devient presque insupportable. J'ai les yeux sur les pointes de mes converses, à la toile étoilée et déjà salie par la boue. Dévorée par l'usure. Faut dire que je ne mets pas autre chose. J'ai un long soupir qui m'échappe, chose que je ne contrôle même pas. J'ai encore que dix ans. Et pourtant, j'ai l'impression d'en avoir plus. D'avoir vécu des choses. D'avoir même trop pleuré. Sûrement trop pour mon âge. Sûrement trop. Et j'ai le coeur qui se serre en repensant au reste. Au passé qui m'étouffe. J'ai pas l'âge des regrets, c'était bien ce que je disais. Au final, les regrets. Et qu'est-ce que je peux y faire. Je regarde la rue prendre vie devant moi, les visages défiler et les silhouettes un peu pressées. C'est une peinture humaine. Et je souris même. Je ne sais pas si papa m'emmènera quelque part aujourd'hui. C'est dimanche et il a sans doute du travail. J'en sais rien. On verra. J'ai un livre dans les mains, et je tourne les pages finalement, avec peu de conviction mais j'en ai marre de rien faire. J'en ai marre de ces absences de sourire sur les figures des passants. On dirait qu'ils sont tous dépressifs. J'ai rien contre eux. J'ai rien contre ça. J'ai rien parce que je suis parfois pareille. Et je plonge dans l'univers onirique de mon livre pour enfant alors que dehors la vie s'agite. Un remue-ménage pas possible. Des couleurs partout, des gens inconnus, des parfums qui volent dans l'air et me rappellent celui de ma mère. Celui de son amant, celui de mon père. Je ne fais plus aucune différence entre les odeurs, et ça me ferait presque peur. C'est une main qui se pose sur mon épaule chétive, et je me tourne, sans sursauter. J'ai eu peur, mais je veux une maîtrise sur mes émotions. J'ai même un sourire sur les lèvres. C'est pas si souvent que ça. J'ai encore le livre ouvert, sur ma page préférée.

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Je suis de mon enfance comme on est d'un pays. If we go down then we go down together. They'll say you could do anything. They'll say that I was clever. If we go down then we go down together. We'll get away with everything. Let's show them we are better. Let's show them we are better.
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Noan J. Fitzgerald
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le petit mot doux de Noan J. Fitzgerald qui mange un cookie le Dim 1 Oct - 10:17 ► réponds-lui !

Il se réveilla. Enfin, non, il ouvrit les yeux. Il n’avait pas fermé l’œil de la nuit. Trop de réflexion. Et puis qu’est-ce qu’il lui avait pris de laisser sa chambre. Bordel, il aurait pu lui donner la chambre de Léonie en attendant. Déjà qu’il avait trop à réfléchir mais ce violet à outrance et les licornes dans tous les coins de la chambre ne l’avaient pas aidé à dormir. Il n’arrivait pas à le croire. Il avait une fille bordel de merde. Non, mais maintenant, il ne pouvait plus dire de gros mots en plus de ça. Le pire c’est qu’il était en colère. Contre son ex de lui avoir caché l’existence de sa fille. Contre l’assistante sociale d’avoir déposé l’enfant sans même le prévenir. Le mettant sous le fait accompli. Il ne la connaissait pas, et il n’avait pas dû lui faire le meilleur accueil. Déjà qu’il avait le visage pleins d’hématome entre Caleb et l’autre enfoiré qui avait essayé de violer Lorelai, alors imaginez comment cette petite avait pu se sentir rejeter. Cette petite. Sa fille plutôt. Oh bordel. Il avait une fille de dix ans. Comment, il allait l’annoncer à Léonie ? Et puis, il allait falloir lui trouver une chambre… Comment, il allait trouver un appartement aussi rapidement ? La bonne nouvelle, c’est qu’on lui proposait le poste de rédacteur en chef de la section sport du New York Times. Il allait accepter. Avec une nouvelle bouche à nourrir. Un appartement plus grand à payer. Et personne pour l’aider… même plus Caleb. Il chassa la tristesse de son coeur. Chaque chose en son temps. D’abord, la petite. Airlea. Il fallait qu’il l’appelle par son prénom. Que la petite. Il sortit de la chambre, au moment où la petite… Airlea sortait par la porte de l’entrée. Qu’est-ce qu’il était censé faire ? Lui courir après ? Il n’était pas père. C’était le rôle de Caleb ça. Voilà que son frère revenait dans ses pensées. C’était dur. Avant, il aurait été la première personne que Noan aurait appelé. Mais, il devait lui laisser de l’espace. Il décida de faire comme avec son filleul. Ça ne devait pas être si différent. Et puis la veille, à part, lui demander comment, elle s’appelle. Lui montrer sa chambre. Il ne lui avait pas dit un mot. C’était génial pour commencer une relation père-fille. Merde. Il était père. Il prépara deux tasses de chocolat. Tous les enfants aiment le chocolat chaud, non ? Surtout avec de la chantilly et de la guimauve. Enfin, au moins un. En espérant qu’elle aime. Sinon, il aura vraiment tout faux de A à Z. Il sort de l’appartement pour la trouver sur le bas de l’immeuble, un livre sur les genoux. Il s’assoit et posa une main sur son épaule, avant de lui tendre la tasse. « Tiens, je t’ai fait du chocolat chaud, chantilly, guimauve… Je sais pas si t’aime ça mais mon filleul Reed, il adore... » dit-il en essayant de lui faire un sourire. Il espérait vraiment qu’être un père s’apprenait sinon, il était vraiment dans le pétrin. « Je suis désolé… je suis pas très doué avec ça… j’ai pas d’enfant… Enfin, si maintenant, j’ai toi… Et il y a Léonie. Euh enfin, c’est pas un enfant… C’est ta tante. Tu vas l’adorer. » Bordel. Il savait toujours quoi dire. Même lorsqu’il s’agissait de dire une connerie. Bordel, il fallait aussi qu’il annonce la nouvelle à Léonie… Et Caleb… Et… Merde. Il était maintenant tout seul pour gérer la situation. « Il décida de changer de sujet et d’aller vers quelque chose qu’il connaissait de plus simple… Tu aimes lire ? Moi, j’adore… Et surtout écrire. J’en ai fait mon métier, tu sais... » Bien sûr que non, elle savait pas. Quel crétin.
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Airlea I. Myklebust
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le petit mot doux de Airlea I. Myklebust qui mange un cookie le Sam 14 Oct - 11:27 ► réponds-lui !

Papa. En une fraction de seconde, j’avais su le dire. Papa. Et mes yeux s’embuaient à chaque fois que je le prononçais. Papa. Et j’avais beau le répéter, le dire, encore, encore, je n’arrivais pas à faire la moindre liaison dans ma tête. C’était plus qu’un étranger. Et pourtant. J’allais finir par l’aimer. Peut-être. Par m’y attacher ? Parce qu’au fond, on ne pouvait pas faire autrement que de s’attacher. Aucune dérogation à la règle. Je tenais mon livre entre les mains, lisant chacune des pages en survolant les mots. Je n’étais pas concentrée. Et lorsque je me tourne vers lui, c’est pour récupérer le chocolat chaud. « Merci. » Ma voix est douce, mais incertaine. Je suis timide en face de lui. De toute façon, je suis timide tout le temps. C’est juste exacerbé. Je saisis la tasse, en offrant à mon père un sourire d’enfant de dix ans. Franc. Et gentil. Mes joues doivent être roses. « J’aime bien, oui. » Et mon ton est gentil. Je vois qu’il essaie d’agir en père. Et ça me fait plaisir. Ça me rend triste aussi. Ça me fait penser à ma mère. A notre vie là bas. J’ai envie de rire devant tant de maladresses. Mais rire gentiment. Ça me touche de le voir comme ça. A essayer de m’amadouer, de me dompter, de me faire l’aimer. Y’a rien de plus à espérer. Je l’aime déjà, papa. « Tu me la présenteras j’ai hâte de la voir. » Je souris aussi à sa remarque. En hochant la tête. Doucement. « Oui. J’aime lire. Mais c’était maman qui me lisait mes histoires avant, quand j’étais jeune. » Non parce que maintenant, je suis vieille. J’ai passé l’âge des lectures avant de dormir. J’ai passé l’âge de beaucoup de choses. Même si j’ai gardé un semblant d’innocence, malgré tout. Ce qu’il dit m’intrigue. Tout m’intrigue, de toute façon. « Tu es écrivain ? » Et tout bas, je murmure. « Si t’es écrivain, tu me feras lire tes livres ? » J’étais sans doute curieuse. Quelque part. Mais je trouvais ça bien. C’était pas méchant. C’était au final, presque normal. C’était dans l’ordre des choses. J’étais peut-être aussi un peu maladroite, dans mes paroles ou dans ma façon de lui sourire. Je n’avais encore jamais embrassé mon père sur la joue. Je ne lui avais pas fait de câlin. Mais j’en avais eu envie. Pourtant, fallait pas. Je m’approchais de lui. Sans pour autant l’étouffer ou me blottir dans ses bras. Je restais distante. Comme je l’avais été la veille, en arrivant. Je restais… Lointaine. Et mystérieuse. J’aimais ça, aussi. Je détestais me livrer, m’ouvrir aux autres, facilement, sans retenue. J’étais pas apprivoisable. Pas vraiment.

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Dernière édition par Airlea I. Myklebust le Sam 28 Oct - 20:08, édité 1 fois
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Noan J. Fitzgerald
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le petit mot doux de Noan J. Fitzgerald qui mange un cookie le Ven 27 Oct - 11:21 ► réponds-lui !

Comment cela pouvait être aussi difficile de parler à une gamine de dix ans ? Avec Reed, c’était simple. En même temps le gamin passait le plus clair de son temps chez son parrain. Encore plus dernièrement, comme s’il avait compris qu’il se passait quelque chose entre Noan et Caleb. Enfin, c’était pas le moment de penser aux choses qui fâchent. Il aurait bien le temps de régler tout ce merdier. Enfin, il n’avait pas vraiment envie de le régler. Il n’avait même pas envie de penser à la femme de sa vie qui lui avait planté un coup de poignard dans le dos et de son meilleur ami qui l’avait bien enfoncé. Merde. Voilà que son regard devenait sombre. Il chassa les idées de son esprit. Bordel, elle serait arrivée dans sa vie deux jours avant, elle aurait trouvé une épave mort sur le paillasson. Et voilà qu’il était père. Le karma. Il tenta de lui sourire. D’après l’assistante sociale, la petite avait besoin d’amour. Sa fille avait besoin d’amour. L’avantage c’est qu’en plus d’un père, elle allait gagner une tante et un chèvre. Il porta sa propre tasse à sa bouche et la regarda. C’est vrai qu’elle lui ressemblait. Est-ce que s’il l’avait croisé dans la rue, il l’aurait reconnu ? Pas sûr. Il essaya de lui sourire. Sa vie était peut-être un vrai merdier en ce moment, mais elle n’avait pas à en pâtir. « Heu… Comment te dire ça… Tu risques de la voir très rapidement… Nini… heu je veux dire Léonie, elle vit avec moi… Elle est un spéciale… Enfin je veux dire rigolote. » Qui lui aurait dit qu’il allait devoir expliquer à une gamine de dix ans que sa tante est plus jeune dans sa tête qu’elle?Oh le bordel. Et en plus, il allait falloir le dire à sa sœur. Bon, Nini risquait d’être contente. Une copine avec qui jouait. Il aurait bien le temps d’expliquer aux deux filles comment vivre l’une avec l’autre. Merde. Il allait vivre avec deux enfants. Oh le bordel. Pourtant, il chassa le stress de son corps. C’était ça être parent ? Faire passer sa fille avant. Si c’était ça, il s’en sortait pas très mal. Lorsqu’Airlea ouvrit de nouveau la bouche, il sentit une tristesse l’envahir. Il avait perdu son père au même âge et il savait qu’on ne s’en remettait jamais vraiment. « Je suis désolé pour ta maman. Je sais que je ne vais pas la remplacer ni tout ça et que je suis pas très doué pour être père… Mais j’ai envie d’essayer. » Il savait que les mots ne seraient jamais assez. Les mots de sa grand-mère n’avait jamais été assez. Il la regarda. Elle était si jolie et pourtant son regard était si triste. Il aurait voulu retirer toute la tristesse du monde pour elle. Il aurait voulu d’une vie meilleure pour elle. Il aurait surtout voulu être là. « Je suis pas vraiment écrivain… Je suis journaliste mais je pourrais te faire lire mes articles, si tu veux… C’est pas de la grande littérature mais c’est mon métier… Tu pourras venir si tu veux ? » La conversation retomba. C’était pas simple. Il ne voulait pas la blesser ou dire quelque chose de travers. Elle ne savait pas comment s’y prendre. Ce n’était qu’une petite fille. Lorsqu’il la vit se rapprocher doucement, hésitant. Il ne put résister. Il posa sa tasse sur les marches et posa ses mains sur son bras. Un pas après l’autre. « Hé… Regarde moi Airlea… Je sais que je m’y prends très mal, et que je suis pas ta maman, mais je vais essayer. Tu as le droit de pleurer, tu as le droit de dire ce que tu veux, de me poser toutes les questions que tu veux… Si tu veux un câlin, tu as le droit de demander. J’adore les câlins en plus. » dit-il avec une voix douce. Il essayait. C’était le plus important.
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Airlea I. Myklebust
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le petit mot doux de Airlea I. Myklebust qui mange un cookie le Sam 28 Oct - 20:07 ► réponds-lui !

Je lisais beaucoup de choses dans le sourire de mon père. Je reconnaissais presque la douceur de maman. La tendresse maladroite, ces paroles hésitantes et cette voix un peu tremblante. Je l’avais cherché dans beaucoup de livres, dans beaucoup d’images sur internet, dans beaucoup de gens, dans beaucoup de regards. J’avais cherché quelque chose à aimer en arrivant ici. J’aimais déjà beaucoup. Et le simple fait qu’il vienne chercher ma main, par simple métaphore, me faisait oublier le noir de mes cauchemars. Je souris, moi aussi. En entendant parler de Léonie. « Chouette. Je suis sûre que je vais l’aimer. » Et j’étais quand même sincère. Même si j’avais le cœur fermé. D’avoir perdu le reste. Et mes yeux restaient rouges d’avoir pleuré la nuit dernière et ces cinq dernières nuits. Je regardais mon père. Celui qui allait prendre soin de moi. Parce que c’était mon père. Et rien de plus à dire. Rien de plus à décrire. J’écoutais ce qu’il disait, avec le sourire sur les lèvres. « D’accord pour que t’essaies. » Et mon ton était encore doux, presque plus que tout à l’heure. Presque comme si je m’ouvrais à lui. « Oui. Je veux bien. » J’étais quand même curieuse de lui. De tout. De sa vie. De la nôtre. De celle qu’on allait vivre ensemble. Je ne savais même pas si j’avais raison de sourire. Ou si je trahissais quelque chose d’enfoui. Quelque chose d’infini. J’avais aucun artifice. J’étais rien qu’une gamine. J’étais rien d’autre que ça. Et j’avais le timbre clair. J’avais le regard lointain. J’avais les joues toutes roses. Et les mots malhabiles. En sentant son bras se poser sur moi, j’ai l’instinct de m’écarter. Et même de sursauter. Et puis je viens m’excuser. « Pardon… J’ai pas. J’ai pas l’habitude qu’on me touche. » Je sais bien que c’est papa. Et qu’il faut que je crois en nous. Mais ça me lance, dans le creux de la poitrine, et j’ai du mal à accepter. J’ai la blessure en moi. Pourtant j’avais eu l’air de l’y inviter, à cette étreinte. J’ai peut-être présumé de mes forces et de mon courage. Ou peut-être que je savais plus ce que je voulais. J’avais jamais trop su. Et il me parle de câlins. Et je me sens plus mal. Je baisse un peu les yeux. Je respire une bouffée d’air. Là sur le perron de la maison. Et je m’approche de lui, passe mes bras autour de son cou, et laisse aller mes larmes qui roulent sur sa chemise. Il a dit que j’avais le droit. « Pardon papa. » Est-ce que tu sens mon cœur qui bat comme jamais. Est-ce que tu sais que je t’aime. J’ai pas les mots pour le dire.

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