SKY&DEVIN ⬗ Feels like I'm standing in a timeless dream of light mists of pale amber rose

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SKY&DEVIN ⬗ Feels like I'm standing in a timeless dream of light mists of pale amber rose


DON'T LOOSE YOUR COOKIES™ :: New York et son rythme, We do not remember days, we remember moments ! :: Dépensons à Manhattan
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Sky K. McPreston-Jones
à la classe New Yorkaise apparement
Et si tu apprenais à le connaitre ?
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le petit mot doux de Sky K. McPreston-Jones qui mange un cookie le Mer 20 Sep - 19:33 ► réponds-lui !


J’étais épuisée, tellement épuisée. En fait, non. Pas vraiment. J’avais clairement connue pire. Ce n’était pas tant une fatigue physique. J’étais juste perdue et je n’avais pas vraiment imaginée l’être à ce point. Enceinte. Moi. Punaise. Il y a 6 semaines, j’étais encore vierge et il y a 3 mois ? Je me disais que j’allais sûrement le rester toute ma vie et puis ? Il est arrivé dans ma vie et tout avait été si rapide. Trop rapide. J’avais parfois peur à cause de cela. Et si jamais cela ne fonctionnait pas ? On ne pourrait pas le savoir. On ne pouvait dans le fond rien savoir. Peut-être. Peut-être pas. Qui peut le savoir ? Personne. Je ne voulais pourtant par retourner en arrière mais la panique était différente. Je ne savais pas comment j’allais gérer. La boutique allait ouvrir dans 1 mois, peut-être 2 mois. On n’en savait rien. J’avais cependant une marque à monter. Un empire à faire grandir. J’avais ce rêve et même si devenir maman n’avait jamais été une chose dont je ne voulais pas, je savais que je ne le voulais pas maintenant. J’avais peur d’avoir la sensation tout simplement que cela ne soit pas le bon moment. Je ne voulais pas tant le montrer et puis une partie de moi n’y croyait pas. Du moment où le médecin m’avait dit que j’avais failli perdre ce bébé… en poussant mon corps déjà très faible et malade bien trop à ses limites… j’avais tout fais pour prendre des forces. Ce bébé était là. Je le savais mais… pourtant cela m’arrive à moi ? Je le suis vraiment ? En fait, tout était flou. Je n’en parlais pas vraiment. Commun accord. Patience. Attendre. On dit toujours qu’il faut attendre le premier trimestre avant d’en parler. Encore 6 semaines à attendre à vrai dire. C’est dingue. Tellement dingue. Je n’avais même pas encore été à la première échographie. Pas vraiment. Je dormais encore apparemment quand elle a eue lieu. Enfin soit. Oui, voilà. Soit. Enfin non. Pas soit. J’avais besoin d’en parler et une part de moi ne voulait pas ennuyer Ellie avec mes soucis car elle avait ses propres doutes mais aussi ? Punaise, ma meilleure amie attend mon petit frère ou ma petite sœur. Cela me faisait encore tellement bizarre que je ne voulais pas vraiment mélanger tout ça. Pas tout de suite. En fait, j’étais perdue car… enfin tout simplement. C’est sûrement pour ça que je prenais la direction des bureaux de Vogue pour aller y travailler. Je n’étais plus venue depuis un peu plus de 20 jours. Depuis mon congé maladie à vrai dire. J’en avais besoin. Même si m’occuper de la boutique plus attentivement avait été bénéfique, j’avais besoin de m’occuper. J’avais besoin de me sentir utile. Retrouver une routine d’assistante pour le styliste était plaisant mais j’étais surtout là pour lui parler. Pas au styliste. Pas non plus au classeur que j’observais avec insistance depuis 20 minutes et encore moins à la porte des toilettes à force d’avoir la nausée. Et bien pire encore : au livreur de sandwich qui avait pris cher quand je lui faisais comprendre que je voulais du miel et pas de la moutarde dans le mien. Une part de moi ignorait si c’était une envie de femme enceinte. Je ne savais pas quand elles arrivaient mais je savais que ces envies étaient fortes en ce moment. Etais-ce psychologique à l’idée d’être enceinte ? On s’en fiche, ça en faisait voir de toutes les couleurs à Charlie qui était préposé livreur quand Jesse était au travail. Faut dire que je savais qu’il irait à tous mes caprices. Peut-être que c’était encore pire, savoir qu’il cède. Mais je ne lui disais rien. Devrais-je ? Roh et puis zut. Ressentant encore une nausée, je déglutissais doucement. Je me relevais et allant… littéralement vomir dans une plante. Je me sentais bien ridicule sous le regard du stagiaire qui approchait. « Tu n’aurais pas de l’eau et du dentifrice ? », demandais-je alors que j’ignorais quoi faire de la plante maintenant. Je me sentais honteuse. Je planquais celle-ci, je chercherais une solution. Je gagnais simplement une bouteille d’eau et un chewing-gum que j’acceptais en le remerciant 5 fois et lui disant 10 autres fois que j’arrangerais le souci de cette plante. Blanche comme somnifère, j’attrapais un muffin sur mon bureau et un donuts. Et oui, j’ai tout avec moi. Affamée. Un peu trop. Je mâchais le chewing-gum au gout désastreux tout en allant vers le bureau de Devin. Des talons, une jupe évasée et un haut cintré. Je me pointais à la porte. Je frappais deux fois comme à mon habitude mais d’habitude, j’attendais une réponse mais là, non. Sous l’urgence. J’entrais. « J’ai besoin de vider mon sac. J’ai besoin de parler… », disais-je alors avec les bras en battant enfin… ils bougeaient dans tous les sens. « Parce que sinon… je pense que je vais devenir folle et personne ne veut devenir fou… enfin je ne pense pas. C’est le cas ? Oh et puis zut… ce n’est pas ce dont je veux parler… Je… », je prenais une profonde inspiration. « … J’ai vomie dans une plante ! », lâchais-je sans hésiter mais sans me dire que ce n’était pas vraiment explicite comme la leucémie est censé être contrôlée par la moelle de ma meilleure amie mais aussi par ce que bon ça fait partie des symptômes du moins, j’en avais eue mais c’était la grossesse. Oh et zut… j’étais paumée, trop paumée pour dire ce qui se passait réellement. Trouver des mots. Pourtant ils sont simple… ENCEINTE. Mais non, ils ne sortaient pas. « Non mais sérieusement… Je viens déjà à peine de me marier et je n’ai pas encore rencontré 95 pourcents de la famille de mon mari… et encore… j’apprends à peine à vivre avec un homme ce qui est vraiment bizarre… je m’amuse à chercher ses chaussettes orphelines plus qu’à lui préparer des cookies mais là, n’est pas le sujet… », me perdais-je un peu.


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Handle bars, and then I let go, let go for anyone ! Take me in, and throw out my heart and get a new one, next thing we're touching. You look at me it's like you hit me with lightning ! Oh, everybody's starry eyed and everybody goes and my body goes ! So we burst into colors, colors and carousels, fall head first like paper planes in playground games. Next thing we're touching, You look at me it's like you hit me with lightning…
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Devin Williams
à la classe New Yorkaise apparement
Et si tu apprenais à le connaitre ?
► Ami à poil : tu as un chat sacré de birmanie que tu as simplement nommé chat.
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le petit mot doux de Devin Williams qui mange un cookie le Mer 27 Sep - 21:27 ► réponds-lui !

I CAN BE YOUR ANCHOR
on dit que rien n’arrive par accident, on se prend parfois la réalité en pleine figure. et parfois, elle s’impose lentement à nous, malgré tout nos efforts pour l’ignorer.
t'auras passé le plus clair de ton temps au téléphone. ton agenda est surchargé, t'as pas eu une minute à toi. tu rêves d'un café fumant, installée à une terrasse de café, à observer le ballet remarquable de ces new-yorkais plus ou moins pressés. une pause, c'est clairement ce dont tu as besoin. malheureusement, tu ne seras pas en mesure de la prendre avant quelques heures encore. à t'observer, on pourrait croire que t'es standardiste aujourd'hui. encore une chance que ta peur de passer un coup de fil se soit envolée avec l'âge. t'as à peine eu le temps de te laisser aller contre le dossier de ton fauteuil que le téléphone sonne à nouveau. les journées comme celle-ci sont affreuses. t'as le temps de rien et ça t'agace. t'as même pas le temps de demander à ton assistante de te faire apporter un café, un macchiato de préférence, vu ton humeur mitigée. tu te promets que, peu importe ce qu'il pourra se passer, après ce énième appel, tu prendras un café. t'en as besoin. ta drogue, ta dose. t'as l'impression d'être en manque et que ton cerveau va exploser. cela dit, tu prends une grande inspiration et prends l'appel en haut parleur. personne n'est censé te déranger, tu l'as bien spécifié à ton assistante. personne ne doit entrer dans ton bureau tant que tu n'auras pas donné le feu vert.

( ... )

votre présence à ce défilé serait un honneur mademoiselle williams. tu t'autorises à rire. l'un de ceux qui puent la gêne. parce que tu l'es, gênée. t'es flattée, c'est certain mais tu n'as pas besoin que ton interlocuteur exagère à ce point. arrêtez donc de me léchez les bottes. cette collection m'intéresse et je suis certaine qu'un article à ce sujet tomberait à point nommé. t'es pas froide, t'es pas hautaine. t'as la voix qui rigole, le ton léger et pourtant, toujours cette franchise qui te colle à la peau. deux coups frappés à ta porte, tes prunelles qui se posent sur cette dernière parce que tu sais qui se tient derrière. tu n'auras pourtant pas le temps de mettre un terme à cette conversation téléphonique que la porte s'ouvre à la volée, dévoilant la silhouette de sky. j’ai besoin de vider mon sac. j’ai besoin de parler … parce que sinon … je pense que je vais devenir folle et personne ne veut devenir fou … enfin je ne pense pas. c’est le cas ? oh et puis zut … ce n’est pas ce dont je veux parler … je … j’ai vomie dans une plante ! tes yeux écarquillés devant le flot de paroles de ta fille. t'essaies pourtant de lui faire comprendre que tu es en ligne, que ton interlocuteur peut l'entendre. mais elle, elle ne t'écoute pas, elle ne te regarde pas, elle ne fait pas attention aux avertissements silencieux que tu tentes de lui faire parvenir. non mais sérieusement … je viens déjà à peine de me marier et je n’ai pas encore rencontré 95 pourcents de la famille de mon mari … et encore … j’apprends à peine à vivre avec un homme ce qui est vraiment bizarre … je m’amuse à chercher ses chaussettes orphelines plus qu’à lui préparer des cookies mais là, n’est pas le sujet … tu passes l'une de tes mains sur ton front, tête baissée. t'as bien pris en compte tout ce qu'elle vient de te dire. t'arrives pourtant pas à paniquer parce que le type, à l'autre bout du fil, il a également tout entendu. les battements de ton palpitant se sont pourtant accéléré puisque tu penses à tout à la fois. ton subconscient ayant enregistré les paroles de ta fille, tu sais de quoi il pourrait en retourner. tu te racles la gorge afin de retrouver un semblant de contenance. tout va bien mademoiselle williams ? tes paupières se ferment et tu te mords fermement la lèvre inférieure. je vous rappelle en fin de journée pour les formalités. que tu annonces en approchant ta main du téléphone. entendu. j'attends de vos nouvelles. tu ne réponds rien de plus et te contentes de raccrocher. en silence, tu te lèves et contournes ton bureau. d'ailleurs, tu en sors, partiellement, et t'adresses à ton assistante. niveau sécurité, on repassera. elle lève des yeux de chien battu sur toi, désolée de ne pas avoir su retenir ton ouragan de fille. tu soupires, lèves les yeux au ciel et te radoucie légèrement. prenez mes appels, reportez-les même si le cœur vous en dis. mais qu'on ne me dérange pas jusqu'à nouvel ordre. suis-je bien claire ? ordre nécessitant une réponse affirmative obligatoire. elle acquiesce énergiquement et tu rentres dans ton bureau, prenant soin de fermer la porte derrière toi. tes prunelles se posent sur le corps affaiblis de ton enfant et tu soupires. encore. ta tête se penche légèrement sur le côté et tes épaules s'affaissent. assieds-toi. que tu suggères, plus calme, plus amicale, tout en lui indiquant le canapé, au fond de la pièce. tu l'accompagnes d'ailleurs et prends place d'un côté. sensation de douceur soudaine. un pause. à pique. respire sky. calme-toi. tu prends toi-même une grande inspiration afin de ralentir les battements de ton coeur. reprends depuis le début. et tu l'encourages du regard. ce n'est pas souvent qu'elle déboule devant toi afin de parler. tu profites de chacun de ces instants. tu t'améliores peut-être un peu avec le temps. t'as un bon coach. t'as envie d'être là pour elle. sensation étrange qui t'enveloppe parce que, finalement, t'as jamais été là pour elle avant. t'avais pas eu le choix mais t'aurais pu faire autrement. il devait y avoir un autre moyen. t'as pas su le trouver et tu t'en es toujours voulu. la route est longue pour vous deux. ça ne fonctionnera pas du jour au lendemain. cela dit, tu essaies, tu veux faire tes preuves, tu veux que ça marche. et ça commence toujours comme ça.

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