On ne tue pas pour éviter une incongruité mondaine || Nima & Pepper

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On ne tue pas pour éviter une incongruité mondaine || Nima & Pepper


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Nima Behnam
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le petit mot doux de Nima Behnam qui mange un cookie le Dim 3 Sep - 21:19 ► réponds-lui !


On ne tue pas pour éviter une incongruité mondaine.

 Nima  & Pepper

Soirée huppée de Manhattan New York était ce genre de ville où il était facile de s’amuser. Des fêtes de quartier à Brooklyn aux soirées plus huppées de l’Uper East Side, il y’en avait pour tous les goûts, pour les genres, et pour tous les horizons. Il suffisait bien souvent de ne connaître qu’une personne pour avoir accès aux parties les plus privées où chacun était sur son trente-et-un, aussi bien qu’il était parfois possible de s’immiscer dans un appartement cramoisi du Bronx où l’alcool et les drogues tournaient à plein régime. Nima faisait partie de ces personnes aimant faire la fête et ne manquant jamais une occasion pour sortir entre amis ou entre collègues. Toute opportunité était bonne à prendre lorsqu'elle pouvait se retrouver avec un bon verre de vin ou un whisky de trente ans d’âge dans les mains.

Ce soir, c’était une coupe de Champagne Ruinart qui était scellée entre les mains parfaitement manucurées de la journaliste. Plusieurs salariés du New York Times avaient été conviés à cette soirée organisée par une grande pointure New Yorkaise, dans un immense appartement situé au dernier étage d’un haut building de la ville. La vue y était imprenable : depuis la terrasse grouillant de monde, il était possible d’apercevoir tant le Chrysler et son emblématique flèche étincelante que inimitable Empire State Building.

Accoudée contre le muret de la terrasse, la trentenaire se plaisait à contempler avec admiration la ville qui ne dort jamais. Cette ville qu’elle avait aimée au premier regard, par la beauté de son architecture et la bonté de ses gens. Cette ville qu’elle ne se voyait plus quitter un jour. Cette ville qui, depuis quatre ans, était devenu son quotidien, son terrain de jeu, son train-train, son lieu de vie et d’épanouissement.

« Eh bien alors, Behnam, on ne salue pas son plus fervent collaborateur ? » Ce fut cette voix un peu rauque qui sortit la brune de ses pensées. Une voix qu’elle ne connaissait que trop bien pour avoir à de nombreuses reprises collaboré avec son heureux propriétaire, lui aussi journaliste en politique. Se retournant d’un pas las, veillant à ne pas faire de misère avec sa coupe de champagne désormais à moitié vide, l’irano-américaine salua son acolyte et engagea la conversation. Puisque les sujets d’actualité étaient au cœur de leurs préoccupations, ce fut évidemment l’un d’eux qui fut abordé en priorité. Si la discussion avait tout de sérieux, les quelques tentatives de drague du quadragénaire commençèrent à lasser Nima. Ce dernier n’en était pas à son coup d’essai mais n’avait malheureusement jamais réussi à séduire l'iranienne. Alors, lorsqu’il proposa à la journaliste de quitter la soirée pour se rendre dans un endroit « un peu plus privé », celle-ci lui répondit avec parcimonie qu’elle avait encore bien à faire ici. Et, comme si son ange gardien l’avait écouté, elle vit Pepper entrer dans son champ de vision, ce qui lui offrait une opportunité rêvée de se dédouaner de cette emprise en toute diplomatie.

Arrivant bien rapidement à hauteur de la jeune femme, qui n'était autre que son ex petite-amie, Nima lui adressa un chaleureux sourire.

- « Pepper ! Je ne savais pas que tu venais. À croire que ces réceptions sont notre lieu de rencontre favori. », lâcha alors la brune.

Une petite remarque qui n'était pas injustifiée, loin de là. En effet, les deux jeunes femmes s'étaient rencontrées un an et demi auparavant, en ce même genre de soirée. Les deux, peu amusées par les festivités, avaient décidé d'écourter leur présence pour se rendre chez Nima. Rapidement, les choses avaient pris un tournant tout autre pour s'orienter vers une relation plus intime, qui avait donné lieu à une histoire de huit mois, laquelle s'était finalement terminée en laissant les deux partenaires en bon terme.


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Pepper FitzSimmon
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le petit mot doux de Pepper FitzSimmon qui mange un cookie le Dim 24 Sep - 14:25 ► réponds-lui !

On ne tue pas pour éviter une incongruité mondaine

Nima & Pepper
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Assise derrière l'une des grandes tables de la salle d'audience je relisais mes notes en attendant l'arrivée du juge. J'étais béton sur ce dossier et j'avais bien l'intention de renvoyer la partie adverse là où elle venait. Je ne plaidais pas beaucoup à la Cour en règle générale. D'une part, car la majorité de mes dossiers se traitaient hors du palais de justice. En effet mon mentor était le meilleur négociateur de la ville et il mettait un point d'honneur à éviter l'embarras d'un tribunal à ses clients. D'autre part, je n'étais pas encore suffisamment aguerrie pour me mesurer à certaines pointures du métier. Je n'étais qu'associée junior après tout. Il faudrait du temps avant de passer à l'échelon au-dessus. Madame La Juge Harriet Goldberg faisait son entrée. La salle se leva comme un seul homme et se rassit à la demande de l'éminente personnalité. L'avocat de la partie adverse se leva et entama son réquisitoire. Je me levais également au moment de prendre la parole et déroulait mes arguments contrant une à une les attaques de mon opposant et démolissant ainsi la moindre parcelle de ce qui avait constitué son réquisitoire. Ses protestations ne firent pas le poids face à des articles de lois et des précédents. La Juge trancha à ma faveur et donna le coup de marteau final. Mon client était à présent hors de danger et j'étais soulagée d'être parvenue à m'en sortir avec brio. L'avocat de la partie adverse eut tôt fait de plier ses dossiers et de les fourrer dans son attaché case et de son mètre quatre vingt trois vînt me toiser. Très animal comme réaction... J'avais beau faire un petit mètre cinquante sept, il ne m'impressionnait guère et manquait cruellement de charisme. Il me jura qu'on se reverrait et que la prochaine fois les choses ne tourneraient pas en ma faveur. « Bye bye!  » lui fis-je avec un petit signe gracieux de la main avant de retourner au rangement de mes affaires.  Il pouvait bien dire ce qu'il voulait je l'avais emporté haut la main aujourd'hui, il le savait et il risquait fort de se faire remonter les bretelles à son retour à son cabinet. Valait mieux que ce soit lui que moi. « Je crois que tu ne t'es pas fait un ami » murmura une voix grave et légèrement au rauque non loin de mon oreille dans mon dos.  Je me retournais tout en sachant pertinemment qui j'allais découvrir dans mon dos. « Tu as dis "démolis-moi ce type" » fis-je avec un sourire timide en voyant Franklin, mon mentor, mains dans les poches avec une petite lueur de fierté dans le regard. « Non j'ai dit démolis-moi ce connard » me corrigea-t-il en souriant. « Cela ne change pas le résultat. » dis-je en fermant ma sacoche avant d'enfiler mon trench pour suivre mon mentor hors de la salle d'audience puis hors du palais de Justice. Il proposa de me raccompagner et je ne déclinais pas son offre. Je n'avais pas particulièrement envie de prendre un taxi ou les transports en commun pour rentrer au cabinet.

Une fois sur place, l'ascenseur nous emmena dans les plus hauts étages où se trouvaient nos bureaux.  « Où vas-tu ? » me demanda-t-il alors que je prenais la direction opposée à la sienne pour aller dans l'open space où tous les associés junior ont leur bureau. « Je pensais aller à mon bureau, a moins que tu aies tu as besoin de quelque chose ? » Il avait peut-être besoin de me briefer sur une nouvelle affaire.  « Suis-moi »  Je le suivis sans me poser la moindre question mais au lieu d'aller dans son bureau il m'emmena non loin dans la partie attribuée aux associés senior et s'arrêta devant une porte où il me montra le nom affiché sur la porte en verre : le mien avec la mention associée senior en-dessous. Je me figeais quelques secondes bouche bée. « Félicitations associée senior ! » fit-il en me tendant la main. Je la serrais en tremblant sous l'effet de l'émotion. J'avançais timidement dans mon nouveau bureau et repérait tout de suite la boite en carton vide pour emballer mes affaires de l'ancien bureau et une housse de vêtement noire.  « Annule tes plans pour ce soir, je t'emmène avec moi » fit-il en désignant la fameuse housse. Je l'ouvris pour y découvrir une robe forme patineuse vert foncée avec un imprimé de grosses fleurs noires dessus (comme ça) et une paire d'escarpins noirs ravissants.   « Laura t'as pris rendez-vous à 17h, ne sois pas en retard » dit-il en me tendant un post-it avec une adresse et une heure inscrite dessus.   « Je passe te prendre à la sortie » et il s'en fût. Incapable de piper mot je regardais avidement le bout de papier fluo en me laissant tomber sur mon nouveau fauteuil de bureau. C'était fou... Complètement fou.

A l'heure convenue, je sortais du salon de coiffure/beauté/spa où Laura, l'assistante de Franklin, avait pris rendez-vous. J'étais gâtée, j'en avais conscience. Je savais également que venant de la part de Maître Whelan ce n'était pas gratuit.  Il ne faisait pas de cadeau de ce genre comme ça pour le plaisir et pour flatter un collaborateur. Bien au contraire. Je montais alors dans la voiture qui attendais devant l'entrée du bâtiment et le chauffeur de mon mentor referma la portière. Celui-ci nous emmena non loin de là, à quelques blocks et s'arrêta devant un gratte-ciel. Direction le dernier étage pour une de ces soirées mondaines où Franklin avait ses entrées et  je reconnus les visages de plusieurs clients que j'avais déjà rencontré avec Franklin en d'autres occasions. Cette fois, il me présenta comme la senior associate que je venais de devenir en promettant à ces messieurs dames que je serais partner junior dès l'année prochaine. Ou l'art managérial de savoir ne pas mettre la pression.

Je trouvais finalement le moyen de m'éclipser vers le buffet pour trouver un moment de répit entre les poignées de mains et autres sourires. J'observais le contenu des petits plateaux et picorait quelques amuses bouches jusqu'à entendre une voix familière m'appeler. « Nima ! » fis-je en lui adressant un sourire radieux. « Comment refuser un si bon chamapgne à volonté ? » Je profitais alors du passage d'un serveur avec un plateau de coupes pleines pour en prendre nous prendre une à chacune.  « Tu as l'air en forme en tout cas. Ton reportage de la semaine dernière était vraiment réussi.  »

©️ Captain FreeBird
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