Friends, like wine, get better with age || Nima & Alena

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Nima Behnam
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le petit mot doux de Nima Behnam qui mange un cookie le Lun 14 Aoû - 21:59 ► réponds-lui !

Friends, like wine, get better with age

Nima & Alena


Un mois. Un mois qu’Alena était de retour à New York, sa ville natale. Un mois, que Nima et elle s’étaient retrouvées en chair et en os. Ces deux femmes, qui s’étaient rencontrées à l’université de Washington plusieurs années auparavant, avaient créé une amitié précieuse basée sur une confiance à toute épreuve. Elles, qui avaient profité ensemble des soirées étudiantes, qui s’étaient organisées de nombreuses sorties toutes aussi intéressantes les unes que les autres, et qui, parfois, avaient eu la chance de se retrouver dans la même salle de classe, avaient malheureusement vu leurs chemins se séparer lorsque la plus âgée des deux avait quitté les bancs de la faculté pour rejoindre son école de journalisme. Ce parcours avait d’ailleurs amené Nima à partir vivre deux ans en Iran, pour son plus grand plaisir. Ce n’était qu’après cette expérience riche, tant professionnellement, qu’humainement, que l’irano-américaine était retournée aux Etats-Unis, pendant qu’Alena continuait son petit bonhomme de chemin. Villes différentes, carrières différentes, amis différents, quotidiens différents… Vies différentes. Et malgré ces chemins non-identiques, les deux amies, ces années durant, avaient trouvé le moyen de rester en contact, favorisant les échanges courriels, s’organisant des apartés téléphoniques, s’envoyant de brefs SMS et optant parfois même pour des lettres manuscrites. Ce fut alors une joie immense qui s’empara de Nima, aujourd’hui âgée de trente-quatre ans, lorsque son amie lui apprit son retour dans sa ville natale : New York, lieu de résidence actuel de la journaliste. Incroyable mais vrai, Nima venait de retrouver Alena, dans cette ville qui ne dort jamais.

Quatre semaines s’étaient déjà écoulées depuis leurs retrouvailles. Il n’avait pas fallu plus de temps pour que l’une et l’autre reprennent leurs marques, renouant avec leurs habitudes passées. Les deux femmes n’avaient nul besoin de se cacher derrière un quelconque masque pour se dire ce qu’elles avaient à se dire, leur complicité était au beau fixe et elles partageaient dans leur amitié ce bonheur de pouvoir à nouveau être ensemble. Ce fut alors tout naturellement qu’un immense sourire s’empara des lèvres de l’iranienne lorsqu’elle reçut, sur le coup des quatorze heures, une invitation – ou plutôt, une injonction – de son amie.

2:13 pm, Alena (646-884-2024) a écrit:
Arrêtes de travailler et on se voit ce soir! Et ce n'est pas une demande Mademoiselle Behnam. Tu me dis le lieu et l'heure!

Même si le jour n’était pas le plus adéquat étant donné la quantité impressionnante de travail qui attendait Nima sur son bureau, celle-ci n’avait pas été difficile à convaincre. Une soirée en compagnie de son amie qu’elle venait juste de retrouver ne pouvait décemment pas se refuser.

Ce fut avec une hâte certaine et un entrain marqué que la journaliste attendit le début de soirée, s’afférant à la tâche pour ne pas avoir trop de retard le lendemain sur les écrits qu’elle devait publier. Les heures passées au bureau s'égrainèrent, comme à leur habitude, à une vitesse folle. Si folle, que Nima fut prise de court lorsqu'elle remarqua l'heure en sortant du bureau de son patron, après avoir parlé d'un récent fait d'actualité : 19h56. Elle qui avait calé la soirée à vingt heures, à savoir, quatre minutes plus tard, allait sans aucun doute se faire désirer. Il fallait dire que la ponctualité n'était pas la qualité la plus frappante de la jeune femme, qui, malgré son côté parfois trop speed, n'était que très rarement à l'heure. C'était donc en trombe qu'elle avait quitté les locaux du Times, juste après s'être emparée à la volée de son sac à main et de sa veste, pour rejoindre la huitième Avenue. Une fois dans la rue, en même temps qu'elle fit signe à un taxi de s'arrêter, Nima découvrit le dernier message d'Alena qui lui indiquait, qu'elle aussi, serait en retard. Malgré le bref soulagement que cela procura à la journaliste, elle se retrouva bien vite en alerte lorsqu'elle remarqua un vieux monsieur grimper dans le taxi qu'elle venait tout juste de haler. On venait de lui piquer son taxi, elle venait de se faire avoir comme une débutante.

Malgré ce début de soirée quelque peu chaotique, Nima arriva toutefois à bon port. Le taxi qu'elle avait fini par avoir la déposa devant le Blue Wine à 20h15. Durant le court trajet qui l'avait séparé du bar, l'irano-américaine avait continué d'échanger quelques SMS avec son amie afin de savoir où celle-ci se situait, et laquelle des deux arriverait en première au lieu de rendez-vous. Elle ne fut donc pas étonnée, en sortant du taxi, de tomber nez-à-nez sur l'assistante sociale qui marchait en direction de l'entrée du bar.

- « Al’ ! », l'interpella-t-elle en venant lui offrir une accolade. « Je suis contente, je vais être en mesure de payer la première tournée ! »

Fière de ne pas être si en retard que cela et de ne pas avoir eu à faire poireauter son amie, Nima la tira à l'intérieur du bar, réitérant d'ores et déjà sa volonté d'offrir son verre à Alena. Elle l'entraîna alors jusqu'à une table vide avant de s'installer tout en ôtant sa veste.

- « Comment vas-tu ? Tu as passée une bonne journée ? », commença-t-elle à demander, dans cette hâte qui la caractérisait si bien. « Je suis vraiment heureuse que tu m'aies proposée cette soirée. Je m'en suis réjouie toute l'après-midi ! » , ajouta-t-elle avant d'enfin laisser le temps à la brune de lui répondre.

robb stark
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Alena M. Walker
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le petit mot doux de Alena M. Walker qui mange un cookie le Sam 19 Aoû - 15:57 ► réponds-lui !



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Nima& Alena
Cela faisait maintenant bien un mois qu’Al était de retour dans sa ville natale et le moins que l’on puisse dire c’’était qu’elle s’était réadaptée à une vitesse folle. New-York avait été depuis toujours sa ville. Et même si elle avait eu du mal à y revenir à cause du souvenir de son père tué en mission ici même,  la jeune femme ne regrettait pas. Elle était revenue parce qu’elle était prête à faire face à tout cela. Et New-York était sa ville c’était aussi simple que ça. L’ambiance électrique de cette ville, l’activité incessante, le nombre impressionnant de personnalités différentes. Tout cela convenait à la nature d’Alena. Elle était heureuse d’être revenue. Vraiment. Et le fait que Nima y habitait y était certainement pour beaucoup. La brune n’avait pas beaucoup d’amis proches et Nima en faisait partie. C’était même la plus proche de ses amis. La seule qui connaisse vraiment tout d’elle. Aussi c’était une véritable joie que de la retrouver ici. Elles avaient pu renouer même si elles s’étaient toujours arrangées pour se voir, s’appeler, s’écrire. Ce n’était pas pareil quand on n’était pas dans la même ville et Al en avait beaucoup souffert. Oh, elle ne le lui avait jamais dit et elle s’en voulait de ce sentiment mais elle avait perdu bien trop de proches pour ne pas ressentir ce manque. Aussi en profitait-elle aujourd’hui.

Elle était aux côtés du petit Aiden lorsqu’elle avait reçu un message de Chris. Elle avait eu un moment de flottement et lui avait répondu. Avant de prendre conscience de ce qu’elle venait de faire. Chris lui manquait énormément mais si elle avait rompu c’était bien pour une raison et elle devait s’y tenir. La jeune femme avait eu besoin de sortir pour se changer les idées et avait donc envoyé un message à Nima. Elle avait besoin de retrouver un visage familier et amical. Et le premier nom qui lui venait à l’esprit était sa meilleure amie. Elle connaissait toute sa vie et si Nima n’avait pas vraiment compris la décision d’Al de rompre avec son ex, elle l’avait soutenue comme toujours. Comme d’habitude, la jolie iranienne ne s’était pas faite priée et elles avaient convenue de se retrouver dans un bar à vins qu’elle connaissait. Alena ne connaissait pas encore les derniers endroits cosy et faisait entièrement confiance à son amie. Malheureusement, le temps lui joua des tours. Occupée avec le dossier du petit Aiden, elle n’avait pas vu le temps passé et Al se retrouva pris à la gorge en voyant l’heure. Et bien évidemment, le temps de se trouver un taxi, elle était sure d’arriver en retard. Elle eut un sourire en pensant que pour une fois ça serait elle qui arriverait en retard. Nima n’était pas très connue pour sa ponctualité et après quelques échanges amusés avec cette dernière par messages, Al arriva en même temps que la jolie journaliste.

Elles se jetèrent dans les bras l’une de l’autre avant que Nima ne l’entraine à l’intérieur. Une fois assise, Al prit alors le temps de lui répondre

« Hmmm… On est arrivé en même temps hein ! Mais bon je te laisse cette petite victoire »

Elle éclata de rire à la fin de la phrase en regardant affectueusement Nima. Rien que de voir la jolie bouille de sa meilleure amie donnait le sourire à Al. Ça lui avait manqué leurs sorties à l’improviste. A la fac, elles étaient toujours fourrées l’une avec l’autre. C’était le bon vieux temps…

« Ben écoutes ça va et toi ? J’ai passé la journée sur le dossier d’un petit bout de chou. Si tu le voyais Nima ! Il est tellement craquant !! Je suis sure que tu en tomberais amoureuse toi aussi ! »


Elle s’interrompit en voyant le regard moqueur de son amie. L’amour qu’Alena éprouvait à l’égard des enfants était de notoriété publique. Elle les adorait et si elle ne se voyait pas – plus – mère, Al n’en restait pas moins très maternelle envers eux. Elle avait choisi le bon métier. Et puis, aider les enfants seuls à trouver un bon foyer aimant étant sa manière à elle d’expier ses fautes… Mais elle avait réellement eu un coup de cœur pour ce petit garçon si chou. Et c’est aussi grâce à lui qu’elle avait retrouvé Matt… Un léger sourire vint aux lèvres de la jeune femme en pensant à son ancien meilleur ami.

« Bon j’arrête sinon tu vas encore dire que je suis en train de dégouliner d’amour !  Et toi ? Comment ça va ? Ta journée ? Sur quoi es-tu en train de travailler ? »


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Nima Behnam
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le petit mot doux de Nima Behnam qui mange un cookie le Lun 4 Sep - 14:16 ► réponds-lui !

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Nima & Alena


En entrainant son amie à l’intérieur du bar à vin, Nima posait déjà ses conditions. Ces dernières n’étaient pas réellement handicapantes puisqu’elles consistaient surtout et avant tout à payer la première tournée tout en passant un agréable moment. Depuis qu’Alena et elle s’étaient retrouvées, Nima profitait de chaque instant au maximum, comme s’il était désormais temps de rattraper le temps perdu. L’irano-américaine avait rencontré Alena à Washington, alors que les deux n’étaient encore qu’étudiantes. Elles avaient, l’une et l’autre, accepté de se laisser une place dans leur cœur et dans leur vie, afin que naisse une belle amitié. C’est ainsi qu’Alena était entrée dans la vie de Nima, qu’elle avait fait face, avec elle, à ses réussites et ses échecs. De son histoire de pacotille avec l'étudiant australien en échange aux Etats-Unis, ou encore de la fin de son amitié avec April, sa colocataire de l'époque, Nima avait partagé de nombreux moments avec Alena, qui, toujours, l'avait épaulée. Lorsque leurs chemins avaient pris des directions différentes et qu'elles avaient eu l'opportunité de voguer vers de nouveaux horizons, ce contact omniprésent et ces nombreux instants partagés avaient cessés, sans pour autant que leur amitié n'en pâtisse. Se retrouver à nouveau dans la même ville que son amie était donc une perspective réjouissante que Nima n'avait imaginé qu'en rêve.

Recevoir un message de l'assistante sociale, en plein milieu de la journée, afin de caler une sortie le soir même était une habitude avec laquelle Nima avait bien vite renouée. Toujours partante pour s'amuser, et plus encore aux côtés des personnes qui lui étaient chères, la journaliste ne déclinait que très rarement ces propositions. Peu lui importaient ses charges de travail ; elle se forçait, au moins une fois par semaine, à mettre ses articles et ses recherches de côté afin de prendre du temps pour elle. C'est exactement ce qu'elle avait fait ce soir, quittant son bureau aussi rapidement que possible pour écouter sa meilleure amie lui raconter ses propres histoires, tant professionnelles que personnelles. Avec une certaines lueurs dans les yeux, Alena s'était alors attelée à raconter sa journée à Nima, qui l'écoutait attentivement et avec intérêt. Si jamais elle n'aurait pu s'imaginer faire le métier d'Alena, elle trouvait toutefois que ce métier allait à la perfection à son amie. Sa façon de parler du petit garçon dont elle s'était occupée aujourd'hui en était la preuve même.

- « Je ne suis pas sûre que j'en serais tombée amoureuse. Tu sais, les enfants et moi... » , répliqua alors Nima.

Si la journaliste s'intéressait à de multiples choses, qu'elle avait des centres d'intérêts divers et variés, et qu'elle était capable de s'adapter à chaque situation, ou presque, elle avait toujours eu plus de mal avec les publics jeunes. Non réellement à l'aise avec les enfants, Nima n'était pas la plus à même de s'occuper d'eux.

- « J'ai toujours l'impression que je vais mal faire, quand je suis avec un gosse. » , rajouta-t-elle pour s'expliquer. « Je pense qu'ils ont besoin de plus d'attention que ce que je suis capable de leur donner, tu vois le genre ? Je crois que je suis plus douée pour décrypter les problèmes de politiques internationales que pour cerner tous les besoins que peut avoir un enfant. »

Les enfants étaient donc un des sujets qui dissociait parfaitement Nima d'Alena. La seconde avait bien plus ce côté maternelle que la première, et, d'aussi loin que Nima se souvenait, il en avait toujours était ainsi. Alena comprit d'ailleurs qu'elle était peut-être trop enjouée vis-à-vis du petit garçon dont elle avait eu à s'occuper, puisqu'elle se stoppa elle-même afin de laisser la parole à Nima. Ce ne fut qu'après avoir passé commande auprès du serveur venant de faire son apparition entre les deux amies, que la trentenaire s'autorisa enfin à répondre.

- « Et bien, moi, ça va. Je suis en train de travailler sur un dossier de plusieurs pages, plus long que les articles que je peux d'ordinaire écrire. Celui-ci va rendre compte de la situation et du travail des sociétés privées de sécurité, notamment en temps de crises comme actuellement. Je vais parler de leurs défis face au terrorisme, face aux guerres, ainsi que de tout le travail qu'elles font, bien souvent dans l'ombre. » , répondit-elle en souriant.

Passionnée par son travail, Nima était exactement ce genre de personne à mettre du coeur à l'ouvrage dans tout ce qu'elle entreprenait. Ce dossier sur lequel elle travaillait, et qui était probablement son plus gros travail actuellement, lui prenait la plupart de son temps. Elle souhaitait à tout prix rendre compte de la réalité des faits et, en quelques sortes, honorer ces gens qui risquaient leurs vies pour la sécurité d'autrui. Pour rester le plus fidèle possible à la réalité, la journaliste n'avait d'ailleurs pas manquée l'occasion de se rendre sur le terrain afin de voir à l'oeuvre les sociétés qu'elle dépeignait dans son dossier.

- « Du coup, pour ce dossier, je suis partie à Kaboul il y a quelques semaines, avec le dirigeant d'une société militaire privée. J'en ai appris beaucoup. Bien plus qu'avec toute la documentation à ma disposition. Dans l'ensemble, ça s'est bien passé, sauf lorsqu'il y a eu... Cet affrontement, non loin de nous. »

Alors que le serveur arriva avec les deux verres de vin blanc, Nima s'empressa de porter le sien à ses lèvres afin de boire une gorgée. Si elle était restée évasive quant à l'affrontement auquel elle avait dû faire fasse en Afghanistan, elle redoutait que cela puisse inquiéter son amie. Elle savait que se retrouver dans des zones de guerre ne rassurait jamais ses proches, même si jusque là elle s'en était toujours sortie indemne.
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Alena M. Walker
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le petit mot doux de Alena M. Walker qui mange un cookie le Sam 9 Sep - 15:38 ► réponds-lui !



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En revenant à New-York, elle ne s’attendait pas à revoir des visages du passé. La jeune femme était heureuse de retrouver sa meilleure amie et elle le lui avait bien fait savoir. Les deux jeunes femmes malgré leurs emplois du temps surchargés, arrivaient toujours à se trouver du temps l’une pour l’autre. Leurs natures étaient faites pour s’entendre. Semblables sur beaucoup de points, elles n’en restaient pas moins très différentes sur d’autres. Mais c’était ce qui faisait la force de leur amitié. Nima tout comme Alena savaient que si elles avaient été parfaitement identiques, elles ne seraient jamais autant amusées ensemble. Et puis c’était triste d’être avec une parfaite copie de soi. Elles étaient d’accord.

Al sourit à sa meilleure amie lorsqu’elle l’entendit lui dire qu’elle ne savait pas s’y prendre avec les enfants.

« C’est pas vrai et tu le sais très bien ! Tu te rappelles quand je t’ai emmené au foyer lorsqu’on était encore à Washington ? »

Bien qu’un peu gauche, Nima s’était parfaitement intégrée et les gosses l’avaient adorée. Mais c’était vrai qu’elle n’aimait pas énormément les enfants. Du moins pas comme Al les aimait. Son amie savait pourquoi la brune avait choisi ce métier. Elle connaissait tout son passé, toutes les épreuves par lesquelles Alena est passée. La seule chose peut-être que Nima ignorait à propos de sa meilleure amie était le véritable prénom de celle-ci. Enfin, le prénom qu’elle avait failli avoir et que sa famille utilisait toujours. Mais elle connaissait la blessure de sa meilleure amie, cette blessure qui peut-être ne cicatriserait jamais. Al avait beau avoir avancé, cette période de sa vie l’avait marquée au fer rouge. Plus que le viol – même si elle avait eu du mal à s’en remettre – c’était cet enfant qu’elle ne connaitrait jamais qui hantait encore ses nuits. Alena savait qu’elle ne s’en remettrait jamais complètement. Sally le lui avait dit. On ne se remettait jamais tout à fait de ça mais Alena savait aussi qu’elle avait choisi la bonne solution. Elle n’aurait jamais pu donner à ce bébé tout l’amour auquel il était en droit d’attendre. Son choix était le bon, elle le savait mais il n’en restait pas moins une blessure. Nima le savait et c’était la seule.

Alena laissa son amie commander pour elle et l’écouta lui raconter sur quoi elle travaillait en ce moment. La brune ne put s’empêcher de frissonner en écoutant parler Nima. Elle avait compris les blancs et les non-dits.

« Tu ne me dis pas tout n’est-ce pas ? », murmura-t-elle.

On ne l’aurait jamais pensé mais Nima faisait un travail dangereux elle aussi. Surtout quand comme la journaliste, on s’investissait à fond dans chacun de ses articles. En tant que fille de militaire, elle savait ce qui se passait dans ces pays si dangereux. La brune ne s’était jamais désintéressée de tout ça. Son enfance et une partie de son adolescence avaient été bercées par les récits de son père, cet ardent patriote. Elle n’avait jamais oublié ses paroles. Il était mort en servant son pays, pris en traitre certes mais il avait sauvé la vie du gouverneur d’alors qui lui-même avait joué un grand rôle dans les conflits d’il y a des années. Elle se consolait en disant que sa mort n’était pas vaine. Mais elle avait du mal à supporter que les personnes auxquelles elle tenait risquaient leurs vies ainsi. Cela avait porté un coup fatal à sa relation avec Samuel à l’époque. L’histoire qui se répétait. Jamais elle n’aurait cru pouvoir tomber amoureuse d’un militaire mais pourtant c’était bel et bien d’un militaire qui avait réussi à abattre les barrages de son cœur…

Reportant son attention vers la jeune femme, Alena la regarda avec une lueur d’angoisse rétrospective dans les yeux

« Qu’est ce qui s’est passé Nim’ ? »



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Nima Behnam
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le petit mot doux de Nima Behnam qui mange un cookie le Lun 9 Oct - 17:20 ► réponds-lui !

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Nima & Alena


Aller sur le terrain était une chose que Nima aimait tout particulièrement, même si, à son goût, elle n’y allait jamais assez souvent. Se rendre dans un pays, sur les lieux mêmes qu’elle s’amusait à dépeindre dans ses écrits, avait quelque chose d’autant plus révélateur et lui permettait d’être au plus proche de la vérité. Il n’y avait pas des dizaines d’intermédiaires, pas d’interprètes et donc, aucune marge n’était laissée à l’interprétation. Quand elle partait investiguer sur le terrain, il n’y avait qu’elle, son courage, sa dextérité, ses connaissances, qui se laissaient submerger par une dose folle d’adrénaline.

Cet été, et grâce à sa rencontre avec le dirigeant d’une société militaire privée, Nima avait eu la chance de fouler le tarmac du Newark Liberty International Airport afin de se rendre à Kaboul. En bonne compagnie et n’ayant à craindre pour sa sûreté personnelle, l’irano-américaine s’était feint dans le décor afghan. Son bloc note et son stylo n’avaient jamais été loin ; en toute circonstance, elle restait parée à écrire les témoignages qu’on lui livrait ou les scènes qui se jouaient sous ses yeux. Le soir, elle prenait alors le temps de retracer sa journée, en la détaillant du mieux possible, directement sur son ordinateur.

Si son dossier était suffisamment bon, si ses écrits étaient assez poignants et avaient le mérité d’interpeler le lecteur habituel, tout en captant un auditoire nouveau, alors, la journaliste aurait la chance de se voir consacrer plusieurs pages dans un hors-série du New York Times. Ce travail lui tenait donc réellement à cœur, puisqu’en plus d’être un véritable hommage aux gens de l’ombre qui assurent la sécurité des civils, il pouvait constituer un aboutissement personnel et professionnel.

Pour ces diverses raisons, Nima s'était donc plongée corps et âme dans ce travail. Elle lui avait consacré une partie de l'été, avant son voyage, en vue d'en savoir plus sur le rôle des sociétés. Puis, ce fut réellement lorsqu'elle se retrouva à Kaboul que tout sembla plus limpide. Si certains auraient pu regretter et se désoler de la situation dans laquelle elle s’était retrouvée au cours de ces quelques jours en terre afghane, Nima ne partageait pas cet avis. Certes, elle s’était retrouvée non-loin d’une attaque et, certes, cela l’avait perturbé. Mais, en tout état de cause, et puisqu’il ne lui était rien arrivé de grave, elle voyait cet incident comme une opportunité inédite de donner plus d’âme encore à son écrit. Elle s’était, contre son gré, retrouvé au cœur même de l’action. Prise dans ce tourbillon Nima s’était retrouvée mélangée entre d’un côté l’excitation de voir se concrétiser les actions sur lesquelles elle travaillait et qu’elle essayait d’analyser, et, de l’autre côté, la peur d’être prise en embuscade. Fort heureusement, rien ne lui était arrivé ; c’était d’ailleurs là la raison pour laquelle elle n’était restée que très brève face à son amie.

- « Rien ! Rien de grave. », se défendit alors Nima lorsqu'Alena lui demanda ce qu'il s'était passé.

La chose première qu'elle avait à faire, avant même d'entrer dans les explications, était de rassurer Alena. Elle ne connaissait que trop bien son amie pour savoir que celle-ci pouvait rapidement s'inquiéter, d'autant plus lorsque ses proches partaient en terre de conflit.

- « Donc en fait je suis partie avec ces gars de la société privée. J'étais avec le dirigeant, on s'est baladé tranquillement dans la ville pour rejoindre le toit d'un immeuble. De là haut, il a pu m'expliquer et me montrer les points stratégiques de placement de ses hommes, pour leur permettre d'intervenir si un élément X ou Y venait à se déclencher. Et... », expliqua la jeune femme avant de se couper pour prendre une gorgée de vin. « ...  Et alors qu'il me montrait un bâtiment dans la direction Nord, il y a eu une attaque dans un hôpital. »

Nima se coupa un court instant. Elle ne se priva pas pour prendre une nouvelle gorgée de vin, bien plus grande cette fois. C'était la première fois qu'elle expliqué cela de vive-voix et ressasser ses souvenirs avait quelque chose de bien plus compliqué que ce qu'elle s'était laissé croire jusqu'à maintenant.

- « On l'a vue. », reprit-elle la voix beaucoup plus serrée. « Il y a eu une détonation assourdissante, suivie d'un énorme nuage de fumée. De ce genre de choses qu'on ne voit qu'aux infos... »

Allant jusqu'à terminer son verre beaucoup plus vite que de raison, elle s'efforça alors à sourire à son amie. Cette soirée n'était pas supposée tourner ainsi. Elle ne devait pas s'accabler et il n'était nullement question qu'elle devienne meurtrie par cet événement. Si elle avait réussi à le surpasser jusqu'ici, il n'y avait pas de raison pour qu'il vienne la hanter aujourd'hui.  

- « Bref, ils sont partis faire ce qu'ils avaient à faire. Un mec de la société s'est chargé de me mettre à l'abri et ils ont apporté leur aide. Mais je n'ai rien. Je vais bien. Et parler de ça, c'est plutôt... Casseur d'ambiance. », rigola-t-elle enfin en faisant signe au serveur de leur rapporter une tournée. « Je voulais qu'on passe une bonne soirée, comme au bon vieux temps ! Pas qu'on fasse tout un plat sur quelque chose que j'ai vécu et qui franchement n'a pas réellement d'importance. Ça m'a permis de faire un bon article, alors pensons à ça ! »

Un sourire à nouveau perché sur son visage, Nima essayait de reprendre le dessus sur ses émotions. Posant ses coudes sur la table et joignant ses mains en hauteur, elle se servit de ces dernières pour appuyer sa tête, tout en regardant la brune en face d'elle. Si elle ne voulait pas être le centre d'attention et des inquiétudes de son amie, elle avait tout intérêt à changer de sujet, immédiatement.

- « Et toi, ton retour à New York ? Toujours aussi enchantée ? As-tu pu retrouver des amis ou des personnes que tu connaissais lorsque tu étais petite ?  »

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