MELODY&IANA&DAMON ⬗ let's do it and stay alive

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Melody A. O'Connor
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le petit mot doux de Melody A. O'Connor qui mange un cookie le Jeu 27 Juil - 22:27 ► réponds-lui !

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Je n’avais plus vraiment mise les pieds dans cette bibliothèque depuis mon départ. Il y régnait pour moi une atmosphère de nostalgie. Je pouvais encore me rappeler de ce rayon ou j’adorais aller pour étudier. Calme. Les tables étaient cools aussi. Oui, tellement cool car on pouvait bien s’y installer mais les rayons ? Je m’enfermais dans ce monde de littérature. J’y lisais Moby Dick ou alors je m’occupais simplement de mes cours. J’y avais passé une grande partie de mon adolescence ou de mes études. Ici, je n’étais pas une Vanderbilt. Au diable l’éducation et le caviar. J’étais moi-même. Je l’avais toujours été. J’y passais bon nombre de mes journées. Cachée. Discrète. Mon dieu, j’avais tellement changée. Y remettre les pieds était comme faire un bond dans le temps. Un très grand bond. Tandis que nous y étions depuis une heure avec Iana, je laissais mon esprit faire un voyage dans le passé. Un long voyage. Trop long. Est-ce que tout allait bien dans ma vie actuellement ? Aucunes idées. Peut-être pas. Peut-être que si. Je laissais Iana se balader dans les rayons. Elle avait comme toujours son talkie-walkie avec elle donc je ne m’inquiétais pas. Depuis quelques temps, j’étais devenue un peu plus protectrice. Lui rappelant de plus en plus de ne pas parler aux inconnus. Je devais avouer que je me rendais compte qu’elle n’était vraiment pas timide donc je m’inquiétais à l’idée de la laisser se rapprocher un peu de trop des gens dangereux. Mais bon. Etais-ce un fruit de l’explosion ? Un fruit d’avoir été coincée en fauteuil ? Peut-être. Je n’en savais rien mais cela m’avait changée. Peut-être en bien pour certaines choses et pas pour d’autres. Un doux sourire sur les lèvres, je prenais alors ce roman Lolita, ce bouquin était vraiment louche mais il me rappelait tellement de choses car cela fut celui que je lisais alors que j’avais appris ma grossesse. Le dernier livre que j’avais lue avant de quitter New York. Même s’il est étrange et parle de la pédophilie… Il était ancré dans mon esprit. C’est avant de remettre le livre que je voyais le visage de Damon de l’être côté du rayonnage. Paniquée. Assez prise par surprise. Vraiment prise par surprise. Je remettais alors le bouquin assez vite. Trop vite peut-être ? Je le voyais aller trop loin. J’entendais alors des bruits de chutes de l’autre côté. Merde. Après tout, je suis une maladroite. Je devais avouer que je ne pourrais pas vraiment être surprise de ma bêtise. J’inspirais doucement, me mordant alors les doigts de la main gauche. Qu’allais-je faire ? Je tournais mon regard vers Iana. La surveillant alors et j’allais faire le tour du rayon. Mon dieu. J’allais passer pour une… enfin non. J’en oubliais presque sur le coup qu’il savait déjà qui j’étais. Oui. Il était mon frère. J’étais son plus grand fan. Il l’ignorait. Je prenais une profonde inspiration. Me penchant alors pour ramasser un bouquin. J’ignorais s’il m’avait déjà vue dans le sens, s’il m’avait reconnue ou avait eu le temps de voir qui j’étais. Je me penchais pour ramasser les bouquins restants sur le sol. Je me redressais avec l’un d’eux dans la main que je collais nerveusement à ma poitrine en croisant mes bras autour de celui-ci. J’étais fichue. Je n’allais pas fuir non plus. L’aurais-je fais sans la chute ? Je n’en savais rien. Sûrement. Je ne voulais pas me poser la question. J’avais juste besoin de courage. J’inspirais doucement. « Salut Damon ! », disais-je alors en le regardant avec attention. « Je suis désolée, j’ai paniquée… », disais-je en pointant alors les livres du regard enfin ceux dans le rayon et celui que j’avais contre moi. J’inspirais doucement. J’avais peur. Oui. J’avais peur. Pourtant j’avais affrontée Elijah. Je pourrais tout affronter. Mais j’avais peur. Je serrais un peu plus le talkie-walkie dans ma main. « Je ne t’ai pas fait mal ? », demandais-je d’autant plus effrayée par la réponse de cette question.

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Dernière édition par Melody A. O'Connor le Jeu 27 Juil - 22:51, édité 2 fois
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Damon O'Connor
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Allez, papa ! On a pas beaucoup de temps, alors dépêche toi ! Ah, les enfants... Je soupire, le regardant en dirigeant mon regard vers le bas. Comment du haut de ses sept ans il peut encore avoir un tel pouvoir sur moi ? J'ai du mal à lui dire non, en règle générale, et encore plus quand il me demande de l'emmener à la bibliothèque. Qui refuserait ça à son enfant ? Au contraire, tant qu'il ne me demande pas la nouvelle nintendo switch, moi ça me va. Et puis, c'était quand même bien qu'il s’intéresse à la lecture, j'en suis très fier. Qui sait, peut-être qu'un jour il appréciera aussi de lire mes romans. Peut-être moins quand il verra ce que je pense vraiment de la mort de sa mère, et qui est expliquée dedans.. Sans les détails, mais tout de même.

Enfin, nous sommes arrivés ! Une fois à l'intérieur, je le vois courir jusqu'aux livres pour enfants, où il se dépèche d'en prendre un, et de s'assoir dans l'un des fauteuils mit exprès pour les enfants. En mousse, et pas vraiment confortable quand on dépasse les dix ans. Je vais m'assoir la bas, tu viens me voir quand tu as fini ? Je lui montre la table du doigt, mais il semble attiré par autre chose. Ou par quelqu'un. Il tourne la tête, me regarde, et je l'entend me parler d'une Iana. Ouais, je sais, elle est dans son école. Bref, d'un signe de main, je lui montre qu'il peut aller la rejoindre, mais cette fois ci, je les regarde. Je sais qui elle est. Je l'ai déjà vu, avec sa mère. Iana. Beau prénom. Ma nièce porte un beau prénom.

Je ne sais toujours pas comment dire à Nathan que cette fille, c'est sa cousine. Je ne compte pas le faire, tant que sa mère ne sera pas revenue vers moi. Je sais qu'elle est revenue, je prend des nouvelles sans qu'elle le sache, en les suivant de temps en temps. En tout bien tout honneur hein ! Mais... D'ailleurs... Si la petite est là, peut-être que sa mère n'est pas loin ? Un regard à gauche... a droite... Ah, oui, elle est là. D'un coup, c'est une vague de chaleur qui envahit ma poitrine et qui me fait m'arreter de respirer. Comme si respirer lui ferait tourner la tête vers moi. Alors comme défense, je pars de l'autre côté du rayon, et la regarde à travers les livres.

Pathétique. J'en viens à la regarder entre deux tranches de livre. Melody.. Si je n'avais pas ma part de fierté qui jouait, j'aurai sûrement été la voir, et l'aurait prise dans mes bras, peut-être. Mais non. Elle était parti, non ? Et bien c'était à elle de revenir. Lui prouver que non, elle ne l'avait pas completement rayé de sa vie, malgré son départ précipité il y a presque huit ans. Elle a loupé tant de chose, et en ignore une centaine d'autre. Tout comme moi. Espionner  c'est bien, mais je ne vois que la surface de sa vie. Qui est-elle devenue ? Plongé dans mes réflexions, j'en suis tiré par un livre tombant sur mes pieds. Je regarde le livre, relève la tête... Melody n'est plus là.

Merde.. je soupire, tant pis. Au moins, je n'ai pas été grillé. J'allais me baisser pour ramasser les livres au sol, mais la voit de ma sœur me fit me stopper dans mon élan. Salut... Wow. Oui, je suis hyper surprit de son entrain... On dirait qu'elle me parle comme si nous ne nous étions pas vu depuis deux jours. Huit ans, que nous n'avions pas partagé le moindre mot.. et ça semblait naturel pour elle, même si je ne pouvais pas nier avoir percé des signes de nervosité. Les miens, je les dissimulais du mieux possible. C'est pas grave, t'inquiète pas. Et non, il faut plus qu'un livre pour me faire mal. Comme un départ de ma sœur, ça c'est déjà plus douloureux.. .BREF !  Je prends quelques livres et les remet en place, avant de lui faire face. C'est elle et moi, maintenant. T'as pas changé. Enfin, un peu, mais... Je.. j'suis content de te voir. Ouais, bon, j'arrive pas vraiment à faire le mec qui lui en veut. Oui, je lui en veux, mais bordel, qu'est-ce que je suis content de l'entendre me parler.

   
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Dernière édition par Damon O'Connor le Ven 28 Juil - 12:49, édité 2 fois
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Melody A. O'Connor
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le petit mot doux de Melody A. O'Connor qui mange un cookie le Jeu 27 Juil - 23:20 ► réponds-lui !

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Mes longs cheveux blonds lâchés. Mes lunettes de lecture sur le net. Ma jupe crayon et mon chemisier blanc cassé. A forte parier, je sortais du New York Times. C’était le cas pour une réunion avant d’avoir laissée Elijah et son article pour emporter Iana qui avait fait quelques coloriages. Je sortais tout droit d’un vieux comic books de super héros. Loise Lane. Peut-être. Cela m’amusait parfois car j’avais tellement adorée lire les bandes dessinées quand j’étais petite. Une vraie petite lectrice. Je lisais de toute façon tout même les journées et les post-it chez tous les parents de mes amis. Là, je n’étais pas Loise Lane. J’étais la lâche. Je me sentais lâche. Une part de moi savait qu’elle avait fait ça pour de bonnes raisons. Des raisons qui ne sont plus tellement valables alors que j’apprenais à vivre avec l’existence de ma mère sur cette planète depuis quelques temps. Pouvait-elle réellement avoir changée ? Une part de moi voulait y croire. Cette fille fragile que j’étais. La seconde restait sur ses gardes. Vraiment. J’inspirais doucement, relevant mon petit nez rosé pour regardant celui-ci qui me disait qu’il n’avait pas si mal. Enfin pas avec qu’un livre. Je sentais un brin de rancœur ou peut-être voulais-je à tout prix le ressentir ? Peut-être. Je n’en savais rien. J’aimais culpabiliser toute seule. J’aimais me faire souffrir toute seule. Je n’avais pas besoin d’aide pour m’en vouloir, me haïr. En général, je m’en sortais assez bien. Je savais que mon départ n’avait pas été facile pour tout le monde mais n’était aussi pas expliqué pour d’autres. Pas encore. Pourtant briser la glace n’est pas évident. Tellement pas. Depuis l’explosion ? J’avais tout de même failli mourir écraser par des hot-dogs. En mangerais-je encore dans ma vie ? Hummm… Peut-être pas non. J’y réfléchirais à deux fois. J’inspirais aussitôt, l’écoutant. Moi, changée. Presque. J’avais grandie. Je n’étais plus aussi faible. Enfin. Je le croyais. Face à lui ? Je perdais tous mes moyens. Ma confiance. Je serrais un peu plus ce bouquin contre ma poitrine. Peut-être qu’à force… Je pourrais rentrer dans ce roman ? M’y enfermer comme une petite souris qui se cherche un trou. Non. L’espoir me faisait cruellement vivre. Je prenais une profonde inspiration. Nerveuse. Je lui souriais. Oui, je lui souriais. J’étais contente de savoir qu’il était content de me voir. Mes yeux bleus croisaient son regard. Je n’osais pas bouger. Non. Je servais ce livre. « Vraiment ? », demandais-je alors avec anxiété. « Tu n’as pas envie de m’engueuler ? Me frapper à coup de bouquin ? Me balancer la bibliothèque sur la tête ? Faire tomber un piano sur moi ? Me traiter de tous les noms ? Car je le mériterais et je n’ose imaginer toutes les horreurs qu’on a pu te dire sur mon compte depuis tout ce temps… Donc… vraiment ? », demandais-je en insistant, baissant le regard quelques instants. Nerveuse. Toujours. Cela augmentait. J’attendais quelques secondes avant de relever le regard. « Par ce que moi, je peux m’engueuler moi-même, si tu veux ! Je le mérite ! », soufflais-je alors d’une voix fluette. Oui, je le méritais pourtant je ne le méritais pas tant. C’est dingue comment je pouvais accepter cette rage que les autres pourraient avoir. Elijah l’avait ressenti. Je l’avais accepté. Damon était mon petit frère. Il était la personne que je chérissais le plus dans ce monde de Vanderbilt. Ce petit bout que je regardais dormir en me mettant sur la pointe des pieds alors que j’attendais son souffle, sa respiration pour savoir que tout allait bien. Celui avec lequel je partageais mes jouets et mes cookies. Celui que je protégeais à l’école car on se moquait de ses cheveux carottes. Il était beaucoup pour moi. Cela qui avait sa place dans ma bibliothèque. « Et moi, je suis fière de toi ! », lâchais-je alors. Oui, je le disais. Je le pensais.


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Iana S. O'Connor-Sanders
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le petit mot doux de Iana S. O'Connor-Sanders qui mange un cookie le Ven 28 Juil - 0:10 ► réponds-lui !

You're my honeybunch, sugar plum Pumpy-umpy-umpkin. You're my sweetie pie You're my cuppycake, gumdrop. Snoogums, boogums, you're The apple of my eye. And I love you so And I want you to know. That I'll always be right here And I love to sing. Sweet songs to you Because you are so dear. (@. // beerus)
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☆ Melo & Damon & Iana ☆
J’avais suivi maman, jusqu’à la bibliothèque. Je la suivais souvent partout, j’étais comme… Son petit chien. Sauf que je ne mangeais pas de croquettes et que je coutais bien plus cher, finalement. Mais en contre partie, je débordais d’amour pour elle. Pour papa, aussi, et pour tous ceux de ma famille. Pour mes amis, aussi, à l’école, pour ma maîtresse, et surtout pour Elliot. L’élu de mon cœur. Le vrai, le pur. Enfin l’amour, quoi. Et si aujourd’hui, je pouvais déjà dire que « j’aimais quelqu’un » c’était pas forcément le cas de mes copines de classe. Et je crois bien que ça les rendait jalouses, quelque part. Je m’en fichais, moi. Je n’allais pas cacher mes sentiments. Elliot avait deux ans de retard ? Et alors. Elliot était malade ? Et alors. Elliot c’était le plus beau garçon de l’école ? Et alors. Et mon cœur pour lui s’envolait comme jamais. Je souriais à maman lorsqu’elle me lâcha la main, me laissant vaquer à mes occupations. Je me dirigeais comme une petite furie que j’étais, vers le rayon « Enfants ». Laissant maman parcourir l’autre moitié de la bibliothèque. Bien sûr, je devais rester à proximité et ne jamais trop m’éloigner. Je savais bien que maman avait plus peur qu’avant qu’il m’arrive quelque chose. Elle était devenue une vraie maman poule. Et d’un sens, ça ne me déplaisait pas. Moi j’étais plus que jamais un petit poussin peureux et collé à sa génitrice. Je ne la lâchais jamais vraiment, je ne m’écartais pas beaucoup. Mais là, on avait nos talkies pour parler, au cas où, et si un monsieur venait à me kidnapper, je n’avais qu’à presser le bouton pour crier. Cela dit… Un simple cri sans bouton suffirait largement. Je n’étais pas à dix kilomètres d’elle. J’étais dans son champ de vision, ou presque. Je déambulais joyeusement entre les livres d’images, mon regard se sentant attiré magnétiquement par la couverture joliment illustrée d’un ouvrage de jeunesse qui semblait parler de loups et de petite fille en rouge. Je connaissais le conte, évidemment. Mais c’était une version revisitée, visiblement. Je l’attrapais, et alors que je me retournais, j’entendis qu’on m’appelait, doucement. « Nathan ! Tu vas bien ? » Demandais-je en m’approchant de lui pour l’embrasser sur la joue. Oui. Sur la joue. Pas la bouche. Ma bouche, elle est réservée, je vous l’ai déjà dit. Alors niet. Mais par contre, un bisou amical, je veux bien. Et je le réclame, même. J’étais parfois bien trop câline et sociable, même que ça effrayait un peu maman. Je lui souriais, en m’essuyant la joue, ce que je faisais assez régulièrement, et avec tout le monde, donc il ne fallait pas se vexer. C’était ma manie, à moi. Je détestais la bave, même s’il y’en avait très peu. Et j’avais pris depuis longtemps ce réflexe d’auto nettoyage avec le revers de ma manche. Bon par contre, il y’avait des gens avec qui je ne le faisais pas. Par exemple, maman et Elliot. Parce qu’ils étaient les deux personnes qui comptaient le plus pour moi. Papa aussi, évidemment. Mais papa c’était encore un autre cas. Parce que papa picotait un peu, picoti et picota. Et j’aimais pas du tout ça. Cela dit, pour papa, que ne supporterais-je donc pas. Je le laissais s’asseoir près de moi, en jouant avec lui sans trop faire de bruits. Il ne fallait pas. Je connaissais le règlement, et je ne voulais déranger personne. On jouait dans notre coin, c’était tout. Et d’un seul coup, je me retournais, parce que j’avais entendu un fracas derrière moi. Ah… Maman ! « Tu vois, la dame, là-bas, celle qui est blonde comme moi, et qui a les yeux bleus et qui a l’air d’une journaliste super belle, c’est ma maman. Et puis tu vois, elle a aussi un peu le même goût que moi, niveau lecture, c’est elle qui me lit mes histoires le soir. » Et je parlais, je parlais, sans même réaliser que je ne m’arrêtais plus. Je me stoppais un temps, le laissant en placer une, malgré tout. Et j’écoutais attentivement ce qu’il me disait. Je ne voyais pas ce qu’il se passait vraiment, je savais juste que maman avait, apparemment, fait tomber quelques livres. Je trouvais ça bien, une maman maladroite. Ça avait ce petit côté charmant que n’avaient pas les autres. Et je m’en sentais fière, d’avoir une maman aussi belle. « Et puis mon papa il est pas là, avec nous, mais je sais qu’il pense à nous, il est au travail je pense. Et toi, tu m’as jamais vraiment parlé de tes parents. » Je secouais un peu la tête, en recoiffant ma longue crinière que je tenais de Melody. « Ces cheveux là, c’est ceux de maman, il y’a une moitié de maman et une moitié de papa dans un œuf de bébé. C’est ce qu’on appelle la génitrique. Tu le savais, ça ? Et puis les enfants ça naît dans un grand jardin. Le jardin des mamans, un peu similaire à un jardin comme on a en ville, peut-être. Moi j'en ai jusque là jamais vus. » Je partais sur un cours de sciences, jusqu’au moment où je me rappelais que j’avais le talkie dans les mains. J’appuyais dessus, pour dire tout haut  « Maman, tu peux me rappeler comment ça marche les chromomômes, déjà ? J’explique à mon copain, mais c’est pas encore à mon programme, et ici y’a pas de livres sur le sujet. » Chromo... Je savais plus bien. C'était assez flou. Je ne savais même plus où j’avais appris ça, peut-être que c’était Callie et son histoire de jardin… je mélangeais un peu tout. En tout cas, je savais une chose. Jardin ou pas. Fille ou garçon. Il fallait deux personnes amoureuses pour faire un bébé. Et c’était joli, dit comme ça. Alors je souriais à Nathan. « J’en ai même pas parlé avec Elliot… Mais j’espère qu’on peut pas tomber enceinte avec un bisou sur la joue. » Au fond, ça me tracassait. « Tu sais que papa, parfois, il pétouille au lit ? C’est maman qui m’a dit. » Juste avant de réaliser que je n’avais pas éteint le talkie.  « Maman, t’aimes papa quand même, n’est-ce pas ? » Moi je ne m’en serais pas offusquée. C'était quoi un pet, quand on était amoureux.  

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    Twinkle, twinkle, little star, How I wonder what you are. Le jour se lève sur notre grisaille, sur les trottoirs de nos ruelles et sur nos tours On a cherché la lueur de l'aube en sachant qu'elle avait la couleur de l'espoir C'EST L'OMBRE DE L'ORAGE
         
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Damon O'Connor
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Elle me tentait... J'avais tellement envie de justement, lui crier dessus, lui dire qu'elle n'aurait pas du partir comme ça, et encore moins me laisser sans nouvelles pendant des années. Comme si moi, je faisais parti de la menace qui planait sur elle. Si, j'avais envie de l'engueuler, de la frapper, et tout ce qu'elle disait, ouais j'en avais envie. Mais je n'allais pas le faire. Au contraire, j'avais presque envie de jouer la carte du mec qui en avait rien à foutre, et qui lui en voulait de ne pas avoir donné signe de vie. Il fallait aussi que je fasse attention à ne pas griller le fait que je la surveillais à son inssu depuis ces dernières années... ça c'est sur que tu mériterais.. Mais ce n'est pas pour autant que je vais te frapper et t'engueuler. Après tout, c'est ta décision, c'est toi qui va devoir assumer. Assumer que oui, je n'allais pas revenir comme si de rien n'était. Mais si tu veux t'engueuler, vas y hein. Ça pourrait être drôle à voir, en vrai.

J'étais un peu surpris qu'elle me dise être fier de moi. Est-ce qu'elle parlait en général, ou bien de ma carrière ? J'haussais un sourcil, et passait une main dans mes cheveux. Je suppose que tu parles des bouquins ? J'avais un peu peur qu'elle me dise que non, et qu'au final, je passe pour un mec vantard... Mais au fond, j'étais tellement heureux à l'idée qu'elle puisse avoir lu mes romans... par contre, ça voulait dire qu'elle était au courant pour mon fils... Enfin, non, après tout si elle pense que c'est un vrai roman. Elle était déjà parti quand elle est morte.. ça me ferait autre chose à lui raconter tiens... Pourquoi t'as pas donné de nouvelles ? Enfin, franchement... depuis le temps, un texto, c'était trop demandé ? Ou n'importe, juste dire que t'es vivante et que tu vas bien ? Il ne fallait pas que je sois trop méchant non plus. Je voulais juste la faire culpabiliser un peu.

Maman, tu peux me rappeler comment ça marche les chromomômes, déjà ? J’explique à mon copain, mais c’est pas encore à mon programme, et ici y’a pas de livres sur le sujet. J’en ai même pas parlé avec Elliot… Mais j’espère qu’on peut pas tomber enceinte avec un bisou sur la joue. Tu sais que papa, parfois, il pétouille au lit ? C’est maman qui m’a dit. Maman, t’aimes papa quand même, n’est-ce pas ? D'où vient cette voix ? En cherchant, j'appercois le talkie walkie que tiens Melody, et en déduit que Iana est en train de parler à sa mère. Et puis, je suppose que son copain, c'est Nathan. Je souris un peu, et ajoute à l'intention de Melody. On en apprend tous les jours... Savoir que son papa petait au lit était inutile, mais assez drole venant de la bouche d'une enfant. Par contre, l'histoire de Chromosomes me fit bien rire. J'en avais déjà parlé à Nathan, mais juste pour l'histoire de « pourquoi est-on un homme et pas une femme ». Pour la conception humaine, j'étais resté très vague.

Mais de par le talkie, j'entendais aussi mon fils qui répondait à Iana. Mon papa m'a pas parlé de jardin, il m'a dit que pour faire un bébé, il fallait un lit, un papa, et une maman. Mais il veut pas m'en parler tant que j'ai pas grandis un peu... En plus, il m'a dit que mon papa est pas forcement celui qui a mit la graine a ma maman, parce que mon papa, c'est pas mon vrai papa ! Tu comprends ? Je rougis un peu. Ouais, bon, c'était un peu plus compliqué que ça, mais c'était dur d'expliquer ça a un enfant de son age. Mais je suis quasiment certain qu'on ne peut pas tomber enceinte avec un bisou sur la joue. Je demanderais à mon papa, il est quelque part ici !

Je souris en l'entendant, mais je portais mon regard sur ma grande sœur. Ta fille est vraiment adorable... Elle te ressemble beaucoup. Et en me rendant compte que je risquais de me griller, j'ai continué Je l'ai appercu tout à l'heure, quand tu es arrivée... Tu dois vraiment être fière. Et... sinon, comment ça va avec le père ? Je préférais lui poser la question. Pour ne pas risquer de faire de gaffe.

   
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Je ne saurais pas vraiment dire si je serais capable aussi de réagir avec violence ou des mots à sa place. S’il y avait bien une chose que je tenais de notre mère ? C’était que je ne me laissais pas marcher sur les pieds. Enfin… plus. Cela avait pris un moment pour que je me réveille. Pour que j’arrête de vouloir être parfaite pour les autres. Que j’arrête de penser aux autres simplement. Cela avait pris un temps fou. Trop long. Alors que je lui citais une liste de façons de m’en vouloir ou de me faire payer, je savais au fond de moi que je le méritais. Vraiment. Je prenais une profonde inspiration, mon regard se posant sur lui. J’inspirais doucement en baissant le regard tandis qu’il me disait que c’était ma décision. Oui, c’était vrai. J’étais partie de mon propre chef… enfin pas vraiment. Peut-être. Je ne saurais même pas comment lui expliquer. Enfin si. J’ignorais juste ce qu’il savait. Je relevais le regard vers lui. M’engueuler, je souriais doucement à l’idée mais je lui disais plutôt que j’étais fière de lui. C’était déjà pas mal. Il semblait surpris et j’haussais doucement les épaules à sa question. « Entre autres ! », disais-je alors simplement. Cela voulait tout inclure. L’homme qu’il était devenu tout autant de l’écrivain. Tout. Je devais avouer que je me renseignais beaucoup. Loin des yeux, près du cœur. Mais je ne le disais pas. Pas encore. Je l’écoutais alors. Ces questions. Je savais qu’elles attendaient réponse. Je m’apprêtais à réagir avant qu’Iana ne nous coupe alors la parole au talkie-walkie. Je l’écoutais, ne pouvant rester de marbre. Un rire m’échappait tout de même malgré tout. Ensuite elle n’était pas seule. On entendant alors une autre voix. Celle d’un enfant. Cela ne faisait pas difficilement mouche. Oui, comme je vous le dis, j’espionnais.  Je laissais le petit bout terminer. Je souriais doucement. Relevant mon attention vers Damon. Il avait déjà vu ma fille ? Je fronçais les sourcils. Surprise. Bien que je ne voulais pas le montrer. Je lui souriais. « 2 Secondes, si je ne lui répond pas, elle va s’inquiéter… », lui disais-je alors que oui. Depuis l’explosion, elle était très nerveuse de peur de me perdre et de ne pas être là pour me protéger. « Oui, j’aime papa mon cœur et il a raison… on ne fait pas des bébés avec un bisou. Il faut être grand pour savoir jardiner des bébés ! », disais-je alors avant de couper le talkie-walkie. Je reposais alors mon attention sur Damon. Je glissais ma main dessous le livre pour le regarder de plus prés. « Les hauts de hurlevent… », je riais doucement en reposant celui-ci. « Il est doué en câlin ! », lâchais-je un peu sans vraiment m’en rendre compte. Je reposais mon regard bleuté vers mon frère. « Donc tu m’as vue ? », demandais-je aussitôt. C’était la seule chose que je relevais tout de suite. « Ca va… enfin… », j’inspirais aussitôt, assez vague mais je me sentais mal à l’aise d’en parler car j’ignorais vraiment ce qu’il savait et j’avais d’autres réponses à donner. Plus importantes à mes yeux à la seconde même. « Je voulais protéger ma fille… de… pas de toi, tu t’en doutes. Des Vanderbilt… », disais-je pour ne pas dire de notre mère. « Je ne suis pas partie pour ne pas revenir au début… j’étais juste partie pour accoucher et abandonner Iana… », heureusement que le talkie-walkie était sur off. « Car elle m’a forcée… », qui ça ? Oui. Qui ça ? Je laissais le suspens. Mon regard se posant sur le livre que je tenais précédemment contre moi. Il me manquait presque. Mais presque. Je prenais une profonde inspiration. « Et j’ai fuis… », lâchais-je aussitôt.

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Iana S. O'Connor-Sanders
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Je parlais, sans vraiment m’arrêter. Sans vraiment même réaliser que je ne le laissais pas en placer une. J’étais comme ça. Et le flot de mes paroles ne semblait pas vouloir se stopper. J’avais une monologuite aigue. Je tenais peut-être ça de maman… Je ne savais pas. En tout cas, j’avais posé une question existentielle à maman, sur les enfants et leur conception. J’écoutais alors Nathan me répondre, cette fois, je me calmais un peu. En plus ça m’intéressait. « Un lit ? ça, je ne le savais pas… Il faut un lit dans un jardin ? Et un simple hamac ça ne convient pas ? » Puis juste après il me parlait de son papa, et de sa maman. Je souriais gentiment, en l’entendant. J'avais de l'empathie. « Oui, je comprends… C’est triste ce que tu me racontes. » Disais-je en baissant les yeux, et en lui faisant un câlin, comme pour le consoler. Ce que j’adorais faire, moi. « Ah bon ? Il est où ? » Et je me tournais dans tous les sens pour le voir. L’apercevoir, au moins. Mais juste à ce moment là, le grésillement de mon talkie me ramena à la voix de maman, l’une des voix qui comptaient le plus pour moi. Celle qui avait le pouvoir de sécher toutes mes larmes d’enfant, et de me raconter les plus belles histoires. Les plus belles, je vous dis. « D’accord mais alors c’est papa qui m’a jardinée chez toi, c’est ça ? Il a la main verte papa, parce que je suis bien réussie, pas vrai ? Ahah. Maman, le papa de Nathan il est dans la bibliothèque, je peux aller à sa recherche avec Nathan ? » Maman savait que je plaisantais facilement, d’autant que je n’étais pas trop prétentieuse… pas trop. Pas encore. Même si c’était vrai, j’adorais mes cheveux et mes yeux. Mais sinon voilà, pas de prétention. Sauf que pour le papa de  Nathan, je ne plaisantais pas. J'avais envie d'aller le voir. « Et papa et toi vous êtes allés dans un lit pour me cultiver ? » Non. Décidément. J’étais quand même trop candide pour imaginer quoi que ce soit d’autre. Mais j’étais curieuse de tout, et en particulier de ces choses-là. Faire un bébé, pour les enfants, c’est encore très abstrait. C’est tout compliqué, mais on s’accroche. On veut tout savoir. « Bon après si tu n’as pas envie d’en parler, je comprends, maman. Après tout, c’est ton jardin secret. » Et je le pensais réellement, au moment où mes mots sortirent de ma bouche. Je finissais par reporter mon attention sur Nathan. J’avais l’impression que maman était occupée. J’entendais des bruits à côté d’elle, ou quelque chose comme ça. « Maman… Tu as rencontré quelqu’un ? Est-ce que c’est un monsieur ? Est-ce qu’il faut que je m’inquiète ? Tu ne vas pas tromper papa avec un autre monsieur ? » Je n’avais aucune gêne, je m’en fichais. Je ne voulais pas prendre le moindre risque. J’avais si peur. Et j’avais tant envie de les voir un jour la bague aux doigts. Et puis, le talkie se coupa, je supposais que maman l’avait éteint de son côté. Du coup, on ne pouvait rien savoir. C’était frustrant, quelque part. Mais c’était sa vie. Je n’avais pas à m’en mêler. Enfin, pas trop. Pas trop, quoi. « Elle m’a raccroché au nez ! j’suis outrée, Nathan… » Disais-je en boudant, les bras croisés sur mon torse. Je n’aimais pas ça, quand maman s’occupait de quelqu’un d’autre. J’étais pas vraiment égoïste… Mais surtout exclusive. C’était la mienne de maman. Voilà tout. Et peut-être que j'allais finir par comprendre, un jour, qu'une maman, ça pouvait se partager. J'allais devoir la partager avec plein de gens. Papa, pour commencer. Et tous ceux qu'elle aimait, et pour qui elle comptait . Mais j'étais quand même prems. La première à pouvoir lui faire un câlin, et des bisous. Je vivais encore très mal le fait d'en être séparée. Et je repensais à Nathan, lui aussi, il avait l'air d'avoir une vie de famille assez compliquée. Moi ça me rendait triste pour lui. Et d'un autre côté, je me disais qu'on était alors pas les seuls à être un peu compliqués.

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Damon O'Connor
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Les enfants avaient vraiment l'air de bien s'entendre, et ça me faisait quand même plaisir. Je ne pouvais pas m'empecher de penser au futur, quand je pourrais enfin avouer à Nathan que Iana est en fait sa cousine. Vu leur relation, je pense qu'il sera heureux de savoir qu'il est de sa famille. Mais j'espère aussi qu'il comprendra pourquoi je l'ai tenu à l'écart de tout ça... C'était préférable, il fallait attendre que j'ai revu Melody. J'espérais d'ailleurs qu'elle soit contente de savoir que j'avais un enfant... peut -être que ça nous rapprocherait ? Je l'espérais.

Elle repondait à sa fille, ce qui me fit encore plus sourire. Je ne pouvais pas continuer à faire croire que je lui en voulais, en vrai... Oui, je n'avais pas tout pardonné, mais j'étais vraiment heureux de l'avoir retrouvé. Et de voir qu'elle était aussi heureuse qu'elle en donnait l'impression, lorsque je l'espionnais. Jardiner des bébés ? Bon, par contre, on avait pas donné  la même éducation aux deux enfants.. J'avais jamais été doué pour mentir, et j'avoue avoir donné à mon fils la bonne explication... tout en restant vague, bien sur ! Et heureusement il n'avait pas trop insisté. J'espérais juste que cette question arrive le plus tard possible !

Quand elle coupa le talkie, c'était à moi de m'expliquer. C'est vrai, j'aurai pu aller vers elle, au final... Oui, je t'ai vu... Mais je ne voulais pas venir vers toi. J'ai la rancoeur tenace. Je ris un peu, ce n'était pas dit méchamment, mais pour moi, c'était à elle de me recontacter. Maintenant que c'était chose faite, je pouvais agir un peu plus comme un adulte, c'est vrai. En tout cas,  elle semblait décidé à me parler de ce pourquoi elle était partie. Et... La vérité fut beaucoup plus sombre que ce que j'avais imaginé... On ne m'a rien raconté... C'était pas un sujet facile à aborder... Et je comprend pourquoi maintenant... Elle, maman ? Je disais ça un peu au hasard, mais vu que c'était la dernière personne qui avait parlé avec Melody avant que je la vois faire sa valise.

D'un coup, j'avais vraiment la haine contre ma mère. Je l'aimais, c'était celle qui m'a le plus apporté dans cette vie.. Beaucoup de choses nous sépare, mais elle reste ma mère. Je comprend pourquoi tu as coupé les ponts.. mais je comprend pas pourquoi tu ne m'as pas donné de nouvelles à moi.. enfin, je ne t'aurai pas trahit, et j'aurai fais attention... Tu sais très bien que je ne fonctionne pas comme eux. Je ne jugeais pas, je voulais savoir ce qui lui était passé par la tête pour m'avoir oublié comme ça. Même si je savais qu'elle pensait à moi, vu qu'elle a lu mes livres... J'avais envie de la prendre dans mes bras, mais quelque chose m'en empêchait. Peut-être le fait que nous étions dans une bibliothèque, et qu'on avait déjà pas mal attiré l'attention avec les livres tombés.

La petite continuait de parler, et j'avoue, ça me faisait rire. Je pense que tu peux lui dire que je ne suis pas une menace pour son papa... Tu lui as déjà dis qu'elle avait des oncles quelque part ? Ou vraiment rien ? Puis, de l'autre côté du rayon, j'ai appercu deux petites têtes, dont un qui me montrait du doigt. Bon, je vais essayer de ne pas trop me faire grillé, mais j'arrivais à entendre Nathan et Iana qui continuait de discuter. Enfin, c'était plus Iana qui parlait et Nathan qui écoutait. Apparemment, elle était en train de lui présenter sa mère... Du coup, je les laisse tous les deux, me concentrant sur ma sœur. D'ailleurs, moi aussi je dois te présenter quelqu'un.

   
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Melody A. O'Connor
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le petit mot doux de Melody A. O'Connor qui mange un cookie le Sam 9 Sep - 22:39 ► réponds-lui !

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Tandis que je tentais de garder mon sérieux, Iana, continuait de parler. Oui, elle parlait encore et moi j’écoutais la réaction de mon frère face à ce que je venais de dire. Je comprenais bien son incompréhension. C’était pourtant tellement plus compliqué que ça. C’était aussi Elijah. Ce n’était pas aussi simple. Je me pinçais les lèvres. Iana s’inquiétait à ce que je trompe son papa. C’était amusant car elle connaissait le fait de tromper mais elle pensait encore qu’on jardinait pour faire des bébés. C’était assez comique de se dire qu’une part d’elle n’était pas si innocente. Et puis quand il parlait d’Iana ? Je baissais le regard vers le talkie-walkie par automatisme. Je finissais par inspirer doucement en relevant mon attention vers lui. Je penchais délicatement la tête. Je ne savais pas vraiment quoi dire sur le coup enfin non comment le dire mais j’avais mes raisons. Je me pinçais doucement les lèvres avant de soupirer légèrement. « Attendons juste un peu, ils semblent s’amuser et je ne veux pas oublier un détail qui pourrait être dit avant ! », lui disais-je aussitôt. « Oui, elle le sait. Elle sait aussi que son oncle est écrivain et que ses bouquins sont sur notre étagère mais qu’elle ne peut pas les lire, c’est loin d’être de son âge mais c’est plus compliqué que cela ! », disais-je avant de prendre le talkie-walkie. « Non ma puce, maman ne trompe pas maman et ne t’a pas raccrochée au nez. Elle est dans une conversation d’adultes avec le papa de Nathan. Lis-lui Le petit prince ! », disais-je en souriant doucement pour les occuper car j’étais prête à continuer cette conversation sérieuse avant d’y intégrer les enfants pour bien d’une raison mais j’avais des choses à dire que je ne voulais peut-être pas dire devant Iana. Pas de suite. Pas maintenant. Je coupais alors à nouveau pour ne pas qu’elle m’entende. « Iana sait que vous existez mais… c’était plus compliqué que cela. Ce n’est pas seulement ma fille… Je savais que si maman en savait plus, cela n’aurait pas été favorable autant pour Iana que pour moi mais autant que pour leur père. J’ai accepté son deal… au début, et j’avais honte. Je n’osais pas revenir et prendre le risque qu’il sache que j’étais enceinte. J’avais peur… de lui annoncer que j’allais accepter d’abandonner mon bébé au début… Enfin j’étais perdue. Pour bien des raisons. J’étais assez… Je n’ai aucune excuses, j’étais juste effrayée de comment faire… j’avais peur ! », soufflais-je simplement. « Mais ce qui complique n’est pas seulement que j’étais enceinte… mais c’est que je l’étais du fils du mari de ma mère et ça, c’était compliqué… Elle ignore encore la connexion entre ses parents ! », lui annonçais-je alors. « Et je ne sais même pas si elle comprendra enfin je veux dire je pense qu’elle s’en fiche mais c’est tordu quand même… », je riais doucement, nerveusement. « Enfin… voila… », murmurais-je alors. « Je serais ravie de rencontrer ton fils autant que de te présenter ma fille cependant peut-être pas dans la bibliothèque, on fait déjà trop de bruits... mais oui, c’est elle qui m’a forcée… notre mère ! », lui disais-je finalement tandis que je n’avais pas précisée quand il me l’avait demandé.

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le petit mot doux de Iana S. O'Connor-Sanders qui mange un cookie le Jeu 28 Sep - 23:49 ► réponds-lui !

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Je n’écoutais pas leur conversation. D’abord, ça ne me regardait pas. Pas vraiment. Pas vraiment ? Non. Vraiment pas. Je souriais à Nathan et je lui expliquais les bases de la génétique humaine. Vaste sujet scientifique. Questions existentielles. Et j’étais la meilleure pour ça. Je voulais être sage femme plus tard. Ou faiseuse de corn-flakes colorés. Rien à voir. Enfin, quelque chose d’artistique, sinon. Bref. Je tenais la main de Nathan mais ça restait purement amical. Non, les câlins plus adultes et les bisous plus baveux, c’était uniquement pour Elliot. Personne d’autre. Je soupirais en me demandant comment j’allais faire pour faire des bébés avec lui. Il le fallait. Et d’un autre côté, j’avais le temps d’y penser. Mais j’aimais m’y prendre à l’avance pour faire les choses. Fallait les faire bien. J’avais pas l’âge. Pourtant j’avais l’âge d’être amoureuse. Ce que j’étais, chose que je clamais sur les toits et les horizons. Je souriais. « Elle est avec ton papa. Et je dois te lire le petit prince. Déjà, va falloir le trouver. » J’étais presque découragée d’avance. Je détestais chercher mes affaires. A la maison, quand c’était le bazar dans ma chambre, je mettais un coup de pied dedans pour que ça se range plus vite. Enfin, faut pas le dire. J’étais parfois violente avec mes peluches. Même si les câlins étaient plein d’amour par la suite. J’étais en quête du livre. Mais je préférais parler avec Nathan, alors je ne cherchais qu’à moitié. Je regardais les images, les tranches des livres, les pages illustrées, les loups et les chaperons rouges. J’étais au paradis des moins de neuf ans. Et j’en étais ravie. Mais je me souvenais que maman était à côté avec le papa de mon copain. Et ça me perturbait. Je voulais aller les voir, mais j’étais scotchée à Nathan. Je me disais que c’était sûrement important pour que maman me laisse jouer dans un coin sans autant de surveillance que d’habitude. Je me hissais sur demi pointes pour saisir le petit prince que j’avais aperçu entre les étagères. J’allais juste regarder les pages avec Nathan. « Le petit pince c’est une histoire très poétique. C’est l’histoire d’un monsieur aviateur et d’un petit blond ! » Et les mots « petit blond » me rappelaient Elliot, et ça me donnait plus envie de pleurer qu’autre chose. Je voulais toujours des câlins de lui. Gros comme la pomme de New York, comme c’est qu’on dit. Et gros parce que je l’aimais fort. Et que c’était comme ça, l’amour. C’était des demandes de câlin et l’envie d’être toujours dans ses bras. Ça aussi, j’allais peut être l’apprendre à Nathan. J’étais trop fière d’avoir Elliot dans ma vie. « T’as une amoureuse Nathan ? » Je ne savais même pas s’il allait me répondre, je sentais que la bibliothécaire nous regardait encore. « Enfin ce n’est pas une déclaration. J’ai déjà quelqu’un dans mon cœur, mais bon c’est par curiosité, quoi. » Je m’empressais de préciser, au cas où. Pour éviter toute méprise. « C'est chouette l'amour quand c'est partagé. » Je m'exclamais, tout fort, sans réaliser que toute la pièce devait profiter de ces paroles philosophiques.

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