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DON'T LOOSE YOUR COOKIES™ :: New York et son rythme, We do not remember days, we remember moments ! :: Dépensons à Manhattan
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Cam Wheeler
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Et si tu apprenais à le connaitre ?
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le petit mot doux de Cam Wheeler qui mange un cookie le Dim 16 Juil - 18:00 ► réponds-lui !

mad worldNew York est sans aucun doute la ville de ses rêves. Depuis toute jeune, elle ne rêve que de passer sa vie la bas, peu importe ce qu'il puisse se passer. Elle était prête à lacher père et mère pour s'y rendre et vivre sa vie. Elle était prête à arrêter ses études pour pouvoir avoir ne serait-ce qu'un job de serveuse dans la grande pomme. Tout était fait pour qu'elle puisse s'y épanouir, et pourquoi pas finir ses jours là bas, sans jamais regarder en arrière. Mais tout ça, tout ce qui l'a fait grandir, et tout ce qui la motivé pour vivre son rêve semble s'effacer au fur et à mesure. Il y a des moments comme ça, où on a beau se rappeler pourquoi nous avons agit comme on l'a fait, rien ne peut nous remonter le moral.

Aujourd'hui, Cameron finissait tôt le boulot. Elle était dehors de bonne heure, mais elle n'avait pas envie de rentrer chez elle. Pour la première fois depuis longtemps, elle était pleine de doute. À quoi bon rester ici si ce n'était que pour montrer son cul ? Est-ce que les gens la considèrent comme une personne à part entière ? Ça lui rappelait tout de suite ce groupe de fille, qui était venu pour, il faut le dire, se moquer. Voir pire, la rabaisser. Elle n'avait pas voulu trop le montrer à ces filles, mais oui, elle avait été blessée malgré tout. Pute, a qui on donne de l'argent en échange de sa dignité. Non, tout ça, elle l'avait encore en travers de la gorge.

Elle entra dans le premier bar sur sa route, apparemment c'était une soirée Karaoké. Soit, elle s'en fichait. Elle commanda un mojito, qu'elle but directement au bar. Puis un deuxième, avant d'aller a une table. Puis un troisième, et sa tête commençait déjà à lui faire comprendre que ce serait cool de ralentir un peu la cadence. Une main sur son menton, elle regardait la scène, d'où les gens passaient et chantaient. Pourquoi pas elle ? C'était certainement l'alcool, mais elle monta sur scène, et alla directement voir le mec qui passait les paroles, lui demandant de lui mettre Freedom, de Pharell Williams.

Freedooooooooooooooooom. Si seulement ça pouvait la libérer, elle.. Mais à la place, elle retourna à sa place, et reprit un verre, ainsi que son téléphone, échangeant quelques messages. Mais une voix lui fit relever la tête. C'était une belle voix, accompagnant une chanson un peu triste. Un homme, sur la scène, chantant une chanson comme s'il la vivait. Cam ne connaissait pas cet homme, ni son histoire, mais elle fut malgré tout touchée. Alors à peine la chanson terminée, elle se leva, prit son verre, et alla sans aucune gène s'installer à la table du jeune homme, faisant un signe au serveur de les servir tous les deux ici.

« Vous chantez bien » Comment engager la conversation... « bonsoir, moi c'est Cam. Un verre ? » Elle passait la main dans ses cheveux, pas pour faire la belle, ni pour quoi que ce soit. Juste pour mettre ses cheveux en arrière, et faire en sorte qu'ils ne tombent pas dans son cocktail « C'était vraiment très beau... je sais qu'on se connait pas, mais franchement, chapeau.. Vous devriez presque vous lancer dans une carrière musicale ! » Elle boit une gorgée, avant de continuer « Par contre, c'était triste, comme choix de chanson »
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Caleb I. Hemingway
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le petit mot doux de Caleb I. Hemingway qui mange un cookie le Ven 21 Juil - 16:26 ► réponds-lui !

La tristesse est une émotion lascive. Elle vous bouffe de l’intérieur ne faisant de vous qu’un pantin de votre culpabilité. Je ne contrôlais rien que cette rage contre moi-même. On n’a jamais vraiment idée de comment le monde peut devenir pire que pire. Comme les enfers. Je devais arrêter de sombrer. Je devais retrouver cette joie qui me définissait. L’homme que j’étais depuis un moment me rendait dingue. Je me répugnais moi-même tandis que je ne savais même pas si les personnes que j’aime avaient réellement besoin de moi dans leur vie. Avant, je ne buvais même pas une goutte d’alcool. Non pas une. Enfin… comme tout le monde bien sûr, c’est faux. Je ne buvais juste pas assez que pour finir avec la gueule de bois. Un verre. C’est tout. Cela avait bien changé. Ma vie devait avoir un côté ironique. Oui. De l’ironie. Ma carrière allait enfin prendre naissance et je perdais un peu la tête au mauvais moment. On dit qu’on est meilleur Rockstar quand on est brisé. Etais-ce vrai ? Après tout, ils chantent tous tristesse et mélancolie. J’allais chanter quoi ? Je n’en savais rien. Ce n’était qu’une soirée de plus après l’implosion de ma vie. Mon fils me haïssait. Mon ex-fiancée. Mon ex-femme m’évitait. Sûrement bouffée par les mêmes émotions que je ressentais vibré au fin-fond de mon âme.  Il n’y a pas de moments pour dire qu’on est désolé. Aucuns. On est désolé et ça change quoi ? Cela ne change rien. Le coude sur le bar, la tête planquée sur le dessus d’un unième verre. Je voulais que mon monde s’arrête. Je voulais tout éteindre. Bizarre ? Etais-ce un début d’envie de suicide ? Sûrement. Comme souvent par contre, le barman insistait pour que je chante. Je relevais mon regard vers lui en arquant un sourcil. Je n’en ressentais pas l’envie. Quand je chantais, je savais que j’exposais ce que je ressentais. Je ne voulais pas exposer mes émotions. En ce moment ? J’écrivais beaucoup, je composais beaucoup mais j’étais seul avec mon âme. Cette solitude, cette impression d’être nuisible à autrui. Autrefois, j’étais un homme heureux. Un papa heureux. Un bon père. On peut difficile reconnaitre l’homme bon et joyeux. L’homme qui ne voulait pas faire souffrir. Rien. Personne. Même pas une mouche. Pourtant j’avais mené un bébé à la mort alors qu’il n’avait même pas pu être aimé par son père. Quel père ? Je trompais sa mère. Ecœurant. Acceptant de chanter, sans sourire, sans joie. Je me levais et j’attrapais ma guitare si précieuse emballée dans ma sacoche. Je la sortais et j’allais m’installer. Mon verre à la main, je le posais sur le tabouret voisin. Je me mettais alors à chanter cette composition. La mienne. Mes doigts frôlaient ses cordes. Alors que certains pourraient penser que je sois trop bourré, je n’étais jamais trop bourré pour chanter ou même jouer. Jamais. Cela brulait dans mes veines et parfois même… cela me rendait meilleur. Je ne versais pas de larmes. A quoi bon ? Cela ne sert à rien qu’à faire rouiller mes paupières. Une fois la chanson terminée, je me levais et j’allais m’installer à une table. Peut-être que le barman n’insisterait pas plus. Ou peut-être qu’il ne ferait aucuns commentaires ? Lascivement, je déposais ma guitare sur le sol juste à côté de ma chaise et mon verre sur la table. Je n’aurais sûrement pas imaginé qu’une jeune femme pourrait vouloir m’approcher. J’allais sûrement la détruire ? Je ne faisais que ça. Détruire. Je l’écoutais au début sans même relever mon regard vers elle. Quand elle me demandant si je voulais un verre, je relevais juste le mien pour lui faire comprendre que j’étais déjà servi. Je n’étais pas ainsi… méprisant. Non. J’étais juste perdu dans mes pensées. Je relevais mon regard quand elle me parlait de la tristesse de mes mots. Je penchais la tête légèrement en l’observant. Encore silencieux alors qu’elle avait terminée. Je l’observais simplement. Quelle folle pourrait-elle être pour aborder un paumé comme moi. Serait-elle folle aussi. Je n’en savais rien. Cela pourrait m’amuser mais non. Je restais de marbre. « Well… », lâchais-je alors. « Le monde est ignoble donc pourquoi chanter le bonheur ! », disais-je alors d’un ton presque sec. Pas contre elle mais contre la fichue vie. J’inspirais doucement avant de porter mon verre à mes lèvres. Quel impoli. Je ne m’étais même pas présenté. Je n’étais pas comme ça, normalement. Je le savais. Comment dire ? Cela me rongeait encore plus. Je riais nerveusement. Pourquoi ? Aucunes idées. Peut-être le fruit de l’alcool. « Merci pour le compliment, moi c’est Caleb ! Vous achèterez le disque d’un type aussi paumé que moi ? », demandais-je alors en laissant mon regard sur elle. Étudiant le moindre trait de son visage. J’étais ainsi. Attentif. Je pouvais voir le changement d’une coupe de cheveux. Je pouvais voir la tristesse des autres. Pourquoi ? J’étais ainsi. J’étais attentif aux autres bien plus qu’à moi-même. J’avais échoué. « On dira que les plus beaux textes sont ceux qui expriment les plus grandes douleurs ! », soufflais-je alors avant de me redresser du fond de cette chaise. M’accoudant alors contre la table pour rapprocher mon visage du sien. « Qu’exprimeraient vos paroles ? », lui demandais-je alors lascivement. Je le sentais. Cette fille avait de quoi chanter des chansons tristes. Ce sont ce genre de choses que j’arrive à voir.

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If you say that you are mine, I'll be here 'til the end of time. So you got to let me know, should I stay or should I go? You're happy when I'm on my knees... One day is fine and next is black so if you want me off your back ! Should I stay or should I go now? Should I stay or should I go now? If I go there will be trouble an' if I stay it will be double... So come on and let me know... should I stay or should I go?
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Cam Wheeler
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le petit mot doux de Cam Wheeler qui mange un cookie le Lun 24 Juil - 20:40 ► réponds-lui !

mad worldCe serait faux de dire que Cameron n'est pas une fille entreprenante, et qu'elle ne va jamais vers les hommes. Elle y va, quand elle veut quelque chose. Souvent passer une nuit en compagnie de quelqu'un, mais cette fois ci, c'était différent. Elle était allé naturellement vers cet homme, ce chanteur mélancolique, qui avait fait vibrer la salle entière avec le timbre de sa voix. Et pour une fois, elle ne voulait pas parler avec lui dans le seul but de l'avoir dans son lit, au contraire. C'était un étranger, et c'est exactement ce qui lui fallait en ce moment. Quelqu'un qu'elle ne connaissait pas, qu'elle aurait oublié demain, et a qui elle pouvait raconter n'importe quoi. Et si ce soir elle était une princesse ? Ou bien un agent spécial en mission ? Ou même personne. Juste, personne. Une fille, sans prénom, sans but, et sans problèmes.

Bon après, il ne semblait pas tellement intéressé par sa présence. Habituellement, elle aurait changé de table, et aurait trouvé une autre cible, mais là, c'était hors de question. C'était lui, le mec fascinant de la soirée, celui dont elle voulait tout savoir. Et elle ne voulait pas le lâcher. Bon, ouais, il avait l'air d'un depressif physiquement. Et même dans sa manière de chanter... et maintenant, dans sa manière de parler ! Mais est-ce que Cameron transpirait la joie de vivre ? Est-ce qu'elle aurait pu se rouler dans les champs telle une hippie ? Non, là, ils semblaient être dans le même état d'esprit. Sauf que l'alcool aidait beaucoup Cameron a ne pas déprimer, bien au contraire.

« - peut etre parce que justement, le monde est pourri, alors il faut faire croire aux gens que malgré tout, ça ne l'est pas trop ? Imagine la vague de suicide après... Il n'y aurait plus de couple, donc plus de bébé, et paf, on finirait comme les dinosaures »

Il se presenta, et Cam leva son verre à son tour

« - Cam ! Et bien sur ! Et je demanderai en plus une dédicace histoire de pouvoir revendre le disque quand tu seras connu. Pourquoi, en vrai, t'as un cd ? Bon j'ai pas vraiment d'argent sur moi mais bon, je te donnerais l'argent plus tard au pire »

Un sourire, sincère. En vrai, pourquoi pas ? Bon, de nos jours, c'est vrai que les CD ne sont pas d'actualités, mais si elle devait en acheter un, pourquoi pas celui la ! Elle l'écoutait parler, dans un discours crachant la tristesse et la déprime. Ouais, loin d'être joyeux ce mec ! Pourtant il semblait boire autant qu'elle, alors pourquoi restait-il négatif ? Bon après oui, on ne réagit pas tous pareil à l'alcool. Puis en plus, les questions qu'ils posent sont... loin d'être la preoccupation première de Cam

« - Vous me croyez si je vous dis qu'en vrai, j'aime juste bien cette chanson ? Puis j'avais envie de crier, alors pouvoir crier « freedom » sans qu'on me dise de fermer ma gueule »

Elle hausse les épaules, et finit son verre

« - Je suis pas sure de connaître une chanson qui corresponde à mon état d'esprit du moment, en vrai. Je devrais chercher, juste pour savoir ! En tapant sur google tous ce que j'ai, tu penses qu'ils peuvent me proposer quelque chose ? Sauf si toi t'en connais une ? »

Un petit regard plein d'espoir. Et d'alcool. Beaucoup d'alcool, s'approchant encore un peu plus.
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