Sky & Rey - Hello. It's me...Sorry what ?

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Sky & Rey - Hello. It's me...Sorry what ?


DON'T LOOSE YOUR COOKIES™ :: New York et son rythme, We do not remember days, we remember moments ! :: Dépensons à Manhattan
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Riley A. Marshall
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le petit mot doux de Riley A. Marshall qui mange un cookie le Dim 25 Juin - 18:15 ► réponds-lui !

Je me sentais nauséeuse. Ou alors quand tu attrapes froid que ton nez est bouché et que ta tête semble sur le poids d'exploser comme un oeuf qu'on laisse cuire trop longtemps. On m'avait expliqué que j'avais dormi pendant trois semaines et que c'était normal de se sentir un peu malade au réveil. Je me sentais souvent fatiguée même si j'avais dormi si longtemps et je ne comprenais pas bien pourquoi. Après mon réveil, mon médecin m'avait fait faire tout un tas de test : il m'avait piqué avec un tube pour me prendre mon sang, il m'avait envoyé dans un espèce de caisson qui émettait des vibrations comparables à celles d'un concert de métal et m'avait donné mal à la tête et il m'avait fait faire des gestes normaux avec un autre monsieur. Au début, j'avais d'ailleurs eu du mal avec certains gestes. J'étais resté trois jours aux soins intensifs et les infirmières venaient tout le temps me voir, ça me donnait le tournis. Maintenant j'étais dans une chambre avec trois autres personnes avec un simple rideau pour nous séparer. L'un d'eux passait son temps à zapper la télévision. Une psychologue était venue me voir il y a deux jours pour savoir de quoi je me souvenais. L'idiote pensait que je ne savais plus mon prénom et que j'avais oublié que je m'étais cognée la tête très fort. Ce que j'avais oublié par contre c'était l'objet qui m'avait fait la cicatrice sur mon côté gauche, l'infirmière m'a dit qu'un bout de verre m'avait poignardé. Pas cool. Ça tire et ça gratte. Mais le pire avait été le constant buzz dans mes oreilles pendant des jours, ça me rendait folle. Les abeilles avaient du faire un nid dans mes oreilles car non seulement ça ne partait pas mais en plus ça m'empêchait d'entendre les gens. Il avait fait d'autres tests, très bizarre : il avait collé des trucs sur mon visage puis m'avait mis un casque sur les oreilles et je devais cliquer sur un bouton à chaque fois que j'entendais un son. Je n'avais pas cliqué souvent, le machine devait être cassé. Heureusement, le buzz s'était dissipé mais pas les sons. Mon médecin était revenu me voir et m'avait expliqué que l'explosion en gros m'avait rendu sourde. Presque. Je les avais pas cru au début pensant toujours que les abeilles me jouaient un mauvais tour mais...

On avait de la purée avec des nuggets, des carottes râpées et de la gelée verte. Du bout de ma fourchette je tâtais ma purée. Est-ce qu'il pensait sérieusement que j'allais manger ce truc volontairement ? Peut-être pensaient-ils que parce que j'avais pas encore passé la barre des dix ans, j'étais encore contrainte au menu enfant. Franchement, quel avait été l'idiot à déterminer que ce genre de repas était le repas idéal de tout enfant ? En plus, elle détestait la gelée : ça faisait bizarre dans la bouche, c'était super sucrée et ça n'avait pas vraiment de goût. Bref, il était hors de question que je touche à ce plateau. Des mains claquèrent devant mes yeux, c'était l'infirmière. J'entendis et lu sur les lèvres qu'elle avait intérêt de manger aujourd'hui. Pas question ! Autant lui demander d'ingurgité de la bouse de dragon. Non, non et non. “Je mangerai pas ce truc ! Je veux des lasagnes. On dirait que vous avez pris du vomi et fait un repas avec, c'est dégueu.” répliquais-je à moitié parlant à moitié criant. C'était vraiment pénible de ne pas pouvoir entendre correctement. Cela me demandait un effort de décortiquer ce que l'on me disait. L'infirmière me lança un regard noir, enfin plutôt désapprobateur et était sur le point de s'en aller quand elle lui lança que j'avais de la visite. Je n'y prêtais pas vraiment attention, pensant qu'elle s'adressait sûrement à un autre patient et poussais sa table avec dédain.
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Sky K. McPreston-Jones
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le petit mot doux de Sky K. McPreston-Jones qui mange un cookie le Lun 26 Juin - 1:48 ► réponds-lui !

Tic tac, tic tac. Ce petit son résonnait. Non seulement papa allait sûrement bientôt rentrer mais aussi ? J’étais assez la tête dans les nuages après le premier rencard de ma vie. Je ne savais pas encore si ça allait mener sur un second rencard. Je me laissais le temps d’y réfléchir mais il fallait avouer que Jesse avait un petit côté sympathique qui m’intriguait. Je ne savais pas tellement quoi en penser. Je m’interdisais en quelques sortes d’y penser même si j’avais ces moments d’absences ou justement, je pensais à lui. Etais-ce de la folie ? Peut-être. Je n’en savais rien. Je devais sûrement paraitre idiote. La tête ailleurs. Je savais que ce n’était pas une bonne idée. J’étais tout autant tellement pressée d’en parler avec Charlie. Cela peut être stupide de vouloir en parler avec mon père. Non, peut-être. Alors que l’hôpital m’avait prévenue du réveil de Riley. J’y allais depuis une semaine, tous les jours. Mais je n’entrais pas dans la chambre. J’avais peur. Déjà aller lui expliquer pourquoi je viens depuis l’explosion la voir pratiquement tous les jours qu’importe l’heure à laquelle je suis libre et pourquoi les gens la pense être ma sœur pour que je puisse justement avoir accès à ses informations qu’on ne donne qu’à la famille. J’étais assez angoissée. J’ignorais même si elle savait ce détail. J’avais profitée des instants ou elle était absente ou simplement endormie pour déposer des cookies, des bonbons et toutes sortes de choses. Les infirmières m’ayant dit qu’elle ne mangeait pas vraiment beaucoup. J’avais tous les retours comme un membre de la famille. Ce qu’elles pensaient que j’étais sans même avoir de preuves. Cela montrait la facilité de se faire passer pour quelqu’un. J’inspirais doucement ce matin, je devais trouver le courage. Deux sacs remplis de choses à grignoter, je rentrais dans le bâtiment. Mes ballerines assorties à cette robe rouge boutonnée qui laissait entrevoir un décolleté léger allait parfaitement avec la température estivale. Je grimpais dans l’ascenseur. Me faufilant entre deux ou trois personnes. Dont un vieux passant qui montrait son slip derrière sa blouse d’hôpital. Je me pinçais les lèvres pour me retenir de rire. Regardant le jeune homme bien mignon qui souriait en me voyant faire. Je rougissais aussitôt. Me faufilant quand ce fut mon étage. Je me rendais vers la chambre. « Bonjour Sky ! », disait alors un des infirmiers. Je souriais doucement. Il me draguait mais cela ne fonctionnait pas vraiment. Il faut dire qu’il ne regarde toujours surtout dans mon décolleté pas dans mes yeux. Je me rendais aussitôt vers la chambre de Riley. J’entendais alors la voix de la jeune fille que j’avais interceptée plus d’une fois et les infirmières s’exaspérer. Je me rapprochais de la porte, entrant alors que j’étais annoncée. Heureusement que j’étais prête à rentrer car si je prenais encore la poudre d’escampette. « Je peux te comprendre… j’ai avalée trop souvent ce genre de choses… crois-moi, parfois c’est pas si mauvais ! », soufflais-je aussitôt à la jeune fille qui m’avait sûrement vue tourner autour de sa chambre comme une trouillarde. Enfin je n’en savais rien car je me faisais tout de même assez distraite. J’entrais alors, laissant l’infirmière sortir. Je posais mes sacs sur une table. Silencieuse pour l’instant. J’attrapais le sac du restaurant chinois en bas de chez moi. Que des bonnes choses qu’on m’avait préparée. « J’ai apportée des plats chinois, tu aimes ? », demandais-je alors sans gêne à la petite fille qui ne devait sûrement pas me reconnaitre. Enfin… la pauvre. Je passais pour opportuniste. « Je m’appelle Sky ! », lui disais-je en prenant le plat de lasagne et le posant plus loin. « Tu me reconnais ? », demandais-je, parlant alors toujours face à elle, en articulant assez bien pour qu’elle comprenne ce que je dise et toujours en augmentant un brin le volume. J’avais bien compris qu’elle avait des soucis d’écoute depuis son réveil. « Si tu veux un dessert, cette fois, il faudra manger… », lui disais-je donc. Je souriais en posant le tout sur le plateau. Des boites types de New York en carton avec des nouilles et diverses choses comme des sauces et des nems. Pleins de bonnes choses. Je lui donnais une fourchette et des baguettes, libre à elle de choisir ce qu’elle voulait utiliser. Je retirais mon sac à main posé en bandoulière et je me hissais sur son lit.

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Riley A. Marshall
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le petit mot doux de Riley A. Marshall qui mange un cookie le Mar 11 Juil - 16:29 ► réponds-lui !

Je voulais rentrer à la maison. Venant de moi c'était de la pure folie : le choc à la tête avait été sacrément fort pour me faire penser un truc pareil. J'étais habituée au tourbillon de la vie ensemble. Avec d'autres enfants sous le même toit dont certains en étaient encore à apprendre à lire et d'autres qui se croyaient tout permis parce qu'ils commençaient à avoir des poils. Non mais franchement si j'avais su que se transformer en gorille permetter de grimper dans l'échelle sociale je me serais coller des manteaux de fourrure à la peau. Non à vrai dire ce n'était pas tellement le monde qui me rendait dingue. D'ailleurs personne de ma famille d'accueil n'était venu me voir : ça craignait un max. Le pire de tout c'était l'odeur. Et je ne parlais pas des pets et des rots de mon voisin d'en face, dont on semblait tout lui passer parce qu'il avait passé la barre des quatre-vingt. Ouais bon... Bien que ces odeurs-là soient en eux-mêmes de très bon prétexte pour foutre le camp, en réalité c'était l'odeur de l'hôpital qui prenait la tête. Pire que le pet d'un putois et c'était pas peu dire : entre ceux qui avaient des problèmes gastriques et vomissaient à longueur de journée, ceux qui avaient des blessures pas jolies jolies et qui puaient le sang et l'antiseptique et pour finir l'odeur entêtante de la javel combiné à la maladie : y avait de quoi devenir vert. L'envie de prendre la poudre d'escampette me démangeait sérieusement quitte à revenir dans ce trou à rats qu'on appelle maison. Et pour finir arriva le coup de massue : le repas. Les médecins étaient absolument pas reliés aux cordons-bleus. Leurs repas c'était de la merde en boîte. Si ma tutrice m'entendait elle me dirait de me laver la langue mais elle n'avait qu'à le manger le repas et elle m'en dirait des nouvelles. Quand mon plateau repas arriva autant dire que je fis la tronche et d'un air boudeur étais bien décidé à n'en prendre aucune cuillerée. Je regrettais amèrement à présent ma fringale de hier où j'avais fini ma boîte de cookies. Quelqu'un lui disait que sa soeur venait déposer des trucs à manger régulièrement. Au début j'avais été assez suspicieuse car connaissant ma fameuse 'soeur' c'était  presqu'un miracle qu'elle m'accordre plus d'intérêt que ses mani-pédi. Aurait-elle eu si peur pour moi ? Parfois je me demandais si elle connaissait mon prénom, c'était à peine si elle m'accordait un regard sauf quand il fallait me foutre à la porte de sa chambre, qui était également la mienne au passage mais bon miss princesse en avait décidé autrement, une histoire d'ancienneté ou chais pas quoi. Bref, au début j'avais pas touché à cette nourriture tombée du ciel et puis la faim s'était vite faite sentir et je n'avais pas pu résister.
Alors que je repoussais le plateau-repas aussi loin que possible, je tâchais de partir à la recherche de ces bonnes choses qu'on me laissait. Malheureusement pour l'instant toutes mes cachettes étaient vides. L'infirmière me fit savoir alors que j'avais de la visite mais bien trop occupée à chercher de choses décentes à manger je n'y prêtais pas attention. Une petite blonde entra et mon cerveau sembla la reconnaître mais j'eus du mal à mettre le doigt sur notre relation. Sans entendre, je lus que apparemment elle ne venait pas de Beauvais. Ok bon à savoir. Elle s'avança et déposa des sacs à côté du plateau repas. Une bonne odeur s'échappait des sachets et je sentis mon estomac se tordre d'envie. Des plats chinois. J'en salivais et espérais fortement que c'était aussi pour moi. C'est alors qu'elle se présenta : Sky. Sky ? Je fronçais les sourcils et soudain cela me revint : elle avait été à mes côtés lors de l'explosion. “SKY !” criais-je sous l'effet de la surprise. “Ben oui. Mais t'es plus propre maintenant. La dernière fois t'avais les cheveux gris avec la poussière.” Je sourie. Tellement contente d'avoir de la visite, je ne remarquais même pas que Sky faisait des efforts pour que je la comprenne. Elle lui dit que si elle voulait un dessert, elle devrait manger. “J'ai super faim.” Mon sourire s'élargit. Elle me passa une barquette avec une fourchette et des baguettes. Je m'installais plus confortablement et lui fit de la place sur mon lit. J'essayais de faire la grande et fit une tentative avec les baguettes. Je plongeais celles-ci dans les nouilles et en saisit une grosse poignée, arrivée à la bouche, jusque là tout allait bien jusqu'à ce que les baguettes glissent et que le tout s'étale sur ses draps. Je ris. “T'es venue exprès m'apporter des nouilles ?” lui demandais-je curieuse alors que je remplaçais les baguettes par mes doigts en petite sauvageonne.
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Sky K. McPreston-Jones
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le petit mot doux de Sky K. McPreston-Jones qui mange un cookie le Ven 28 Juil - 1:41 ► réponds-lui !

J’avais beau être dans cette pièce en ce moment-même et y être souvent… Je me demandais tout de même si j’y avais ma place ! Pourtant tout ce que je voyais c’était qu’elle n’avait personne d’autres. J’étais seule à être là pour elle. La seule. Des gens avaient été mis au courant d’après les infirmières. D’autres personnes. Même s’ils pensaient que j’étais sa sœur. Et pourtant ? Rien. Je ne voyais personne depuis des semaines à son chevet. Personne n’était là pour lui prêter de l’attention ? Je ne voulais cependant pas être de trop dans cette piéce. Je ne voulais en même temps pas du tout y penser. A l’époque, j’aurais aimée qu’on s’impose dans ma vie. Pas avec un salaire. Juste par ce qu’on en avait envie. Simplement. J’aurais adorée ça car même si les infirmières m’adoraient, elles étaient payées pour m’aimer autant que les assistantes sociales. Là, c’était différent. Je ne voulais pas être forcée d’être là. Je ne l’étais pas. J’étais venue de mon plein gré. Des paquets dans la main, je riais en l’entendant crier mon prénom. Me retenant de commentaires sur mes soucis capillaires alors qu’elle m’amusait. Je me contentais d’être là. Maternelle. Punaise, je peux l’être ? J’étais peu surprise, je partais d’un automatisme. C’était normal d’après moi. Mes mots lui disaient alors de s’occuper de sa faim avant de penser aux cochonneries. Je m’installais sur le lit une fois qu’on était prête à manger. Je prenais à mon tour les baguettes. Je restais alors calme. Silencieuse en attendant de voir comment elle voyait ma présence dans cette chambre. Je la voyais manger, moi me débrouillant assez bien. Je riais doucement à la chute. J’attrapais des serviettes en papier. Je récupérais alors les dégâts sur les draps en l’écoutant. « Non, je suis venue t’aider à salir les draps des hôpitaux… on commence ici et demain, on va ailleurs ! », disais-je d’un ton taquin. Ce n’était pas vrai. Bien sûr, je la regardais et je prenais soin de toujours articuler. Je m’étais entrainée sur Ellie depuis son réveil et sur plusieurs employés du Starbuck. Je n’y pouvais rien. J’en avais besoin pour ne pas forcer la jeune fille à sa fatiguer. Oui. Jeune fille. J’avais tellement du mal à me dire qu’elle pourrait avoir 9 ans et non plus. Elle paraissait tellement mature. C’était amusant à mes yeux. Je la regardais manger avec les doigts, récupérant la fourchette en lui souriant. « Hey… on ne mange pas avec les doigts jeune fille ! », disais-je en lui tendant alors la fourchette. Je reprenais donc mon repas à mon tour. Croisant les jambes comme une indienne tandis que je laissais mes chaussures glisser sur le sol. J’haussais une épaule, remuant un peu de la tête au même moment. « Je suis venue pratiquement tous les jours depuis l’explosion à vrai dire… », confiais-je alors en lui offrant un sourire. « Tu me rappelles la petite fille que j’étais… seule à l’hôpital ! », lui disais-je alors en inspirant doucement. La tristesse s’affichant dans mon regard et je tentais de retrouver alors un brin d’amusement. « Enfin… je me suis dit que tu devais être un clown comme moi puis… fallait que je t’apprenne la notion d’un shampoing… cette chose qu’on fait pour ne plus avoir les cheveux gris et sales… tu vois ? », demandais-je en riant doucement. Oui, je tentais de ne pas être triste. Ne pas la rendre triste aussi. Enfin c’est triste d’être triste. Ne trouvez-vous pas ? Je ne voulais point faire pleurer les chaumières. J’inspirais doucement, continuant à manger. « Tu pourrais me raconter pourquoi personnes n’est vraiment là pour toi depuis des semaines et… pourquoi tu étais seule à Times Square ? », lui demandais-je lentement. Un regard sérieux se posant sur elle. Un peu strict dans son genre. Un peu comme si je la réprimandais d’être seule dans la ville très grande. Je mangeais quelques nouilles en plus et ensuite un morceau de carottes.



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le petit mot doux de Riley A. Marshall qui mange un cookie le Mar 8 Aoû - 16:04 ► réponds-lui !

C'était bien d'avoir quelqu'un avec qui parler. Non pas que j'étais seul abandonnée ou rejetée comme le vilain petit canard car les infirmières étaient relativement gentilles avec moi. Non ce n'était pas ça. Il y avait toujours du monde dans la chambre. Mais à part le personnel de l'hôpital, les invités étaient généralement pour mes voisins. A moins de venir vérifier que je ne m'étais pas effondrée dans les chiottes ou alors endormie un peu trop profondément dans la nuit. Je ne comprenais pas bien pourquoi ils s'entêtaient à vouloir faire des examens sur moi. Ça m'agaçait au début mais maintenant au moins cela me faisait un peu de visite. Personne ne venait me voir sinon. Alors autant dire que quand je reconnus Sky j'étais bien contente, surtout qu'elle avait su parler à mon estomac pendant des semaines. Cela pouvait paraître étrange puisque je ne la connaissais pas plus que ça à vrai dire ; elle m'avait juste tenu la main alors que ma tête explosait et que mon flanc se vidait sur le trottoir. Rien de bien attrayant donc mais elle était restée. Le paquet de nouilles entre les jambes, Ben à mes côtés et les baguettes entre les doigts j'étais prête à plonger dans mon repas comme une morfale. Et je mangeais comme un petit cochon. Mon drap fut tapissé de pâtes et de légumes que même Ben en avait sur le museau. Pas plus gênée que ça, je réparais ma bêtise avec mes doigts. Je souris à sa réponse. “Faudrait que t'essaie le hamburger avec moi alors, on pourra mettre du ketchup partout et faire croire aux infirmières que c'est du sang !” Je ricanais. Jusqu'à ce qu'elle me dise qu'on irait ailleurs la prochaine fois. J'en perdis mes nouilles, encore. La prochaine fois. Elle comptait revenir. Je fus d'abord enchantée puis le doute s'installa. Pourquoi reviendrait-elle me voir ? N'avait-elle pas de famille ? On ne se connaissait pas vraiment, elle ne me devait rien. Au contraire, c'est moi qui lui devrait quelque chose car elle m'avait aidé. Est-ce qu'on peut aider sans rien attendre en retour. Je suçais mes doigts plein de sauce et Sky me fit la remarque de ne pas manger avec mes doigts. Je saisis la fourchette. “ça glisse.” essayais-je de m'excuser. Ouais bon, les excuses c'était pas trop mon fort. Je plongeais la fourchette dans le plat de nouille et enfournais une grosse poignée dans ma bouche qui évidemment ne pouvait tout contenir alors des bouts de nouilles pendouillaient pendant que je mastiquais. Très jolie à voir. Elle me dit qu'elle était venue me voir régulièrement depuis que j'étais à l'hôpital. “Ah bon !” marmonnais-je la bouche pleine. Apparemment elle aussi elle avait été à l'hôpital. Elle semblait triste et comme si elle me confiait un secret. “T'as eu un accident aussi ?” lui demandais-je après avoir avalé la moitié des nouilles et continuant de mâcher l'autre. “Pourquoi t'as besoin d'un champion pour les cheveux ?” C'était absolument ridicule. D'accord ils étaient très forts mais y avait pas besoin d'être un champion pour se laver les cheveux. Peut-être qu'il fallait que je lui montre comment faire. “T'as mis de la gouache dans tes cheveux pour qu'ils soient plus gris ?” Je l'avais déjà vu sur ma soit-disant soeur adoptive. Elle mettait de la peinture dessus et ça changeait de couleur. J'étais prête à lui expliquer les soins capillaires lorsqu'elle me demanda pourquoi j'étais seule et pourquoi j'étais seule à Times Square ce jour-là. “Sortie scolaire, j'ai perdu le groupe.” mentis-je. Je baissais les yeux. Pourquoi est-ce que je n'aimait pas lui mentir ? Je mentais à tout le monde. Elle était sérieuse et je comprenais qu'elle voulait réellement savoir. Je pris une nouvelle grosse bouchée et profitait du temps de la mastication pour peser le pour et le contre : devais-je lui mentir ? Je lançais un coup d'oeil à Ben et sut que dire la vérité était tout de même mieux. “J'aime pas la maison alors parfois je vais faire un tour dehors. Je prends des vacances.” Je fis une pause, cherchant un peu dans son regard cette petite flamme qui me disait que tout irait bien même si je lui disais la vérité. Je n'étais pas stupide : cette vérité pouvait me faire quitter le foyer dans lequel j'étais. C'était arrivé à d'autres. “C'est pas ma famille alors ils ne viennent pas me voir.”
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le petit mot doux de Sky K. McPreston-Jones qui mange un cookie le Sam 9 Sep - 18:15 ► réponds-lui !

Des hamburgers ? Non merci, trop de viandes. Je rigolais simplement avant de lui dire d’utiliser la fourchette. Oui. La fourchette. Cette chose utile qu’on nous apprend à utiliser. Je ne voulais pas voir cette jeune fille devenir un barbare avec les années. Non. Non. Non. Je ne voulais pas ça du tout. Je ne savais même pas pourquoi je voulais l’aider à bien être éduquée. L’instinct maternel ? Mais je suis trop jeune pour tout ça. Je papotais alors, lui disant que je connaissais ce que c’était puis écoutant sa question. Avais-je eue un accident ? Je secouais négativement la tête sans vraiment en rajouter ou lui dire le pourquoi. Je ne savais même pas encore si c’était une bonne idée de lui dire ou si je voulais lui dire. D’habitude ce n’était pas un secret. C’était même un détail que je disais assez facilement mais j’ignorais pourquoi d’ailleurs, je n’en avais pas parlée à Jesse. Pas encore. Je souriais doucement à Riley. Un champion ? Par contre, là, j’arquais les sourcils aussitôt sans vraiment savoir si je comprenais bien ce qu’elle voulait dire. Je penchais la tête en fronçant les sourcils. Mais de quoi elle parlait ? Je fronçais le nez à sa question. « La poussière ! », disais-je avant de prendre une bouchée en plus. « Mais un champion ? », demandais-je alors. « Shampoing ! », articulais-je à nouveau mais un peu mieux. Je reprenais aussitôt une bouchée, l’écoutant alors parler tandis que je mangeais. J’étais assez sérieusement. Ce n’était pas sa famille ? Je comprenais. Je m’étais souvent sentie ainsi. Je prenais une autre bouchée en haussant les épaules et je relevais mon regard. « Ils ne savent pas ce qu’ils ratent ! », lui disais-je alors en regardant les plats qu’on était en train de manger mais c’était aussi pour dire qu’ils la rataient, elle. Je ne la connaissais pas mais je savais qu’on pouvait apporter tellement aux gens en s’y attachant. Quand j’étais à sa place, je me disais que je ne ratais rien à refusant de m’attacher aux autres et je commençais petit à petit à changer d’avis. Avec Charlie. Avec Jesse. J’avais Ellie bien entendue mais c’était différent, c’était comme si on était un tout. Comme une main et sa seconde main. Ellie était ma famille. « Et tes amis ? », demandais-je alors un peu effrayée de la raison. « Tu as bien une amie, deux amies, trois… peut-être cents ! », disais-je en esquissant un sourire. « Je ne compte pas bien entendu… », Commentais-je alors en fronçant le nez. « Je suis trop vieille pour être ton amie ! », murmurais-je alors comme un secret. Je ne parlais pourtant pas vraiment de moi. Je laissais encore planer tant de secrets. Notamment sur ma maladie dont je n’avais pas répondue à ses questions. Je baissais le regard vers mes nouilles, mangeant encore certaines d’entre elles, je prenais aussitôt des nems en souriant. « Tu sais quoi… je crois que j’ai un presque petit copain ! », disais-je alors que ça me faisait bizarre à dire. Je riais nerveusement. « En fait… c’était un rencard mais c’était assez bien. Très bien même. Maintenant… j’ai qu’une seule hâte… le revoir, c’est bizarre… J’ai des papillons dans le ventre et j’ai envie d’aller chez lui pour l’embrasser. », je me sentais idiote, je rougissais même doucement avant de froncer un sourcil. « Enfin soit… disons que c’est assez étrange pour moi ! », rajoutais-je aussitôt.

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le petit mot doux de Riley A. Marshall qui mange un cookie le Jeu 14 Sep - 14:12 ► réponds-lui !

Qu'on me donne un plat de nouilles et une tête blonde et je me sentais alors revivre. La grande Faucheuse n'avait qu'à bien se tenir. On discutait, normalement. Cela me changeait pour le coup car d'ordinaire les grandes personnes avaient tendance à me crier dessus, me réprimander ou tout simplement faire comme si je n'existais pas. D'accord je ne faisais que la moitié de leur taille mais bon quand même. Ne baissent-ils pas les yeux de temps en temps. Sky l'avait fait. J'avais eu si peur quand tout avait explosé. Bon j'avais eu surtout envie de vomir mes tripes et mon estomac mais justement cela m'avait fait très peur. Pour la première fois je m'étais dit que j'aurais peut-être dû rester à la maison. Je détestais la maison. Mais maintenant je me disais que sans ça, je n'aurais sûrement jamais fait la connaissance de Sky et je l'aimais bien Sky. Elle m'apportait à manger et prenait le temps de me parler. Elle avait l'air gentille. C'était peut-être pour ça que je n'aimais pas l'idée de lui mentir. J'étais la pro du mensonge. Pourtant, là, j'aimais pas. Sur le bout des lèvres, je lui avouais donc qu'il m'arrivait de partir de la maison. Une fois un policier m'avait récupéré et m'avait longtemps fait la morale sur combien ce n'était pas bien quand on était une petite fille d'être dehors, surtout la nuit, sans un adulte. Il ne comprenait pas. Est-ce que Sky comprendra ? En tout cas, sa réponse me fit légèrement sourire. Je croquais dans un bout de nems, beaucoup plus facile à manger. “Je joue avec mes copains de classe à l'école. Quand on joue à cache-cache, ils arrivent jamais à me trouver et quand on fait gendarme voleur je suis très rapide.” répondis-je avec un brin de fierté. La cour de récréation était sans aucun doute mon lieu préféré : on jouait ensemble. La plupart du temps. “Mais parfois ils peuvent être méchants. Ils ne veulent pas toujours jouer avec moi... et les filles passent leur temps soit à jouer à la maison soit à parler. C'est fatiguant.” Je n'étais pas extrêmement proche des filles de l'école. Elles me fatiguaient les oreilles, je préférais jouer avec les garçons. Je fus un peu triste quand je lus que Sky pensait être trop vieille pour être mon amie. “On ne peut pas être amie alors ?” Je mâchais un peu. “Moi, j'aimerais bien être ton amie.” Je baissais aussitôt les yeux, gênée. Ce n'était pas vraiment dans mes habitudes de faire de telles déclarations. Mais il fallait être sacrément bouché pour ne pas voir qu'on s'entendait bien. Par la suite, Sky me raconta ses amours et j'écoutais attentivement. Puis l'infirmière entra : “Les visites sont terminées. Riley ! C'est quoi ce carnage ?” La dame d'âge moyen lui fit les gros yeux  et je me contentais de hausser les épaules. “C'est la faute des nouilles.” dis-je avec aplomb. Sky se leva et se prépara à partir. Soudain, un pincement au coeur me fit dire : “Tu reviendras ?”
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à la classe New Yorkaise apparement
Et si tu apprenais à le connaitre ?



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Sky & Rey - Hello. It's me...Sorry what ?


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