REED&CALEB ⬗ don't make me a target

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REED&CALEB ⬗ don't make me a target


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Caleb I. Hemingway
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le petit mot doux de Caleb I. Hemingway qui mange un cookie le Sam 3 Juin - 22:39 ► réponds-lui !

La journée s’annonçait bien enfin disons que j’avais hâte de profiter de la maison entre hommes. J’avais prévu des popcorns, des chips. Tout était presque installé enfin… rien n’était ouvert et je n’avais pas encore fait sauter le maïs. Tout vient à point à qui sait attendre. Je voulais simplement être là pour lui. Je savais que rien n’était facile depuis plusieurs mois. C’était compliqué. Il était temps que tout s’arrête mais comment ? Je l’ignorais. Bien sûr, Reed ne savait pas que j’avais encore couché avec sa maman. Il ne le savait pas non. Je me devais de vivre avec ça sur le cœur. Alors qu’une part de moi voulait croire qu’il pourrait être heureux à cette idée, je savais aussi qu’il aimait Juliet et que c’était un bon garçon. Oui, mon fils est un gars bien. Bien mieux que moi. Je n’étais pas stupide, je savais que j’avais bien des choses à me reprocher. J’étais idiot. Mais j’étais amoureux. Putain de sentiments de merdes qui vous mettent toujours dans de mauvaises situations. Je savais que je faisais bien plus d’une erreur mais je m’en fichais quand j’étais avec Aelys. Cependant les remords revenaient très rapidement. Sauf que voilà. Rien n’était facile. Avant cette belle soirée, je devais être un papa. Je devais aller au lycée et écouter les professeurs de mon fils me donner des petites mauvaises nouvelles. Rien n’allait. Cela n’aidait pas mes remords. Je me doutais vraiment que c’était lié mais que changer ? Je n’en savais pas idées. Je sentais ma main se crisper sur le volant. Que devais-je dire ? Alors que Marley traversait la rue au moment où j’arrivais presque à la maison… Je me demandais si elle l’aidait ou pas. Je connais les adolescents. J’en avais été un. Les filles. Oh les filles. Oui. Elles sont toute ma vie en ce moment et depuis toujours. J’inspirais doucement, tournant alors pour me garer dans l’allée de la maison. J’arrêtais le moteur et je sortais de la voiture en attrapant le bulletin de mon fils avec moi. Apparemment pas très joyeux. Enfin sauf si vous aimez les traits de stylos rouges. C’est joli si on pense au romantisme d’un peu de rouge dans nos vies. C’est drôle ? Pas vraiment, non. J’entrais alors. Enervé. Contre qui ? Contre lui. Peut-être aussi contre moi. Aelys n’était pas venue avec moi. Elle avait besoin de s’occuper des jumeaux. Je pouvais la comprendre. Le regard assez triste tout de même, je posais le bulletin sur l’îlot central à côté des paquets de chips. Je mettais mes mains de part et d’autres de moi contre le plan de travail. J’inspirais doucement. Tentant de me contrôler. Non. Pas de colère. Je savais que c’était mauvais. Non. Je n’aimais pas m’énerver contre lui. Jamais. Je n’en avais surtout jamais eu besoin dans le passé. Je n’étais pas ce papa… par ce que je n’avais jamais eu besoin de le faire. J’ignorais vraiment comment m’en sortir. Je devrais appeler Aelys ? Sûrement. Non. Pas maintenant. Elle devait s’occuper des petits. Elle avait autre chose à faire. Enfin. C’est compliqué. Tout est compliqué. Je penchais la tête, regardant alors le bulletin de note du moins la première page. Cela me suffisait même s’il n’y avait qu’un nom du lycée, quelques mots et le nom de mon fils. Je relevais mon regard vers celui-ci alors que j’entendais ses pas dans la cuisine enfin le salon ouvert. Je posais ma main gauche sur mon visage en me redressant. Passant alors cette main sur ma barbe avant de la poser sur mon cou. Je soupirais aussitôt. J’ignorais quoi dire, quoi faire. Je ne souriais plus comme avant le moment où j’étais parti. Heureux, enthousiaste. Je ne l’étais plus. « Reed… », disais-je alors d’un ton las. Un ton… assez calme compte tenu de ce qui me rongeait mais… Je devais avouer que je m’en voulais surtout autant que je ne lui en voulais. « Qu’est-ce que tu fais… avec ta vie. Les professeurs… Ils me dépeignent un comportement qui n’est pas celui du garçon que j’ai éduqué. », lui rajoutais-je alors avec un ton un peu plus colérique sur la fin mais cela me rongeait. Oui, vraiment. J’aimais mon fils. Je ne voulais pas le voir tout gâcher à cause de mes conneries. Ce n’était peut-être pas lié, admettons que cela ne le soit pas… Je n’avais rien vu venir. J’étais tellement occupé par mes propres soucis que même si j’étais là pour lui, je n’avais pas vus de différences. Ou n’avais-je pas voulu les voir ? Je soupirais aussitôt, oui, un soupire las. Autant que son prénom avait été dit. « Je ne te reconnais pas là-dedans, Reed… Je ne sais même pas comment l’annoncer à ta mère… », lui disais-je alors en soupirant. « Je ne sais même pas si je dois te crier dessus ou te punir car je n’ai jamais eu besoin à le faire… Il faut me dire… Je dois faire quoi ? Annuler la soirée ? », lui demandais-je alors que c’était loin d’être une question mais j’y pensais. Pourtant je désirais cette soirée. Oui. Je le voulais car j’en avais besoin mais il faut savoir faire des choix. Parfois.

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Reed I. Hemingway
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le petit mot doux de Reed I. Hemingway qui mange un cookie le Sam 17 Juin - 17:57 ► réponds-lui !


Je devais avouer avoir été plutôt septique lorsque mon père m’avait profité de passer une soirée rien que tous les deux entre hommes. En réalité, j’étais plutôt impatient, particulièrement car ce genre de soirée étaient sans doute ce que j’attendais le plus au monde il n’y a pas si longtemps mais malgré cette impatience j’étais craintif. Principalement car une certaine distance s’était instauré entre nous. Pas forcément volontaire, un peu parce que je lui en ai voulu je dois bien avouer, mais simplement car même si maintenant, je ne lui en veux plus, ou presque, nous n’avions pas fait grand-chose pour que ça s’arrange. Nous n’étions pas des inconnus non plus, on se parlait, on riait parfois, on partageait même encore nos repas ensemble mais ce n’était plus comme avant et au fond de moi j’espérais que ça s’arrange, j’attendais beaucoup de cette soirée tout en la craignant… Parce que malheureusement, avant celle-ci, mon père avait du passé au collège pour la rencontre entre les parents et les professeurs et je savais qu’il n’allait pas entendre que de bonnes choses, car j’étais ce semestre, bien loin de l’élève modèle qu’il avait toujours connu. Je ne faisais plus le moindre effort, je rendais mes devoirs quand j’avais le temps et quand j’en avais envie et je commençais même à répondre à mes professeurs. Je ne le faisais pas exprès mais inconsciemment, je pense que je me vengeais de la mauvaise façon. Au moins je ne séchais pas encore les cours même si j’étais une sorte de touriste lorsque j’y mettais les pieds. Je savais alors que j’aurais sans doute un sermon et je savais aussi qu’il était mérité mais je ne savais pas comment je réagirais, maintenant que je m’emportais pour rien, tirailler entre mes hormones d’adolescent mais aussi entre mes problèmes personnels, plus rien n’allait. J’espérais alors qu’il décalerait cette discussion à demain pour que vraiment nous puissions en profiter. Mais pour le moment je l’attendais. Marley était venue à la maison et j’étais toujours content de voir ma meilleure amie. Bien sur au fond de moi, je savais qu’elle représentait plus mais j’étais encore jeune et assez timide sur le sujet alors je m’en tenais à cette histoire d’amitié. Je l’avais raccompagné peu de temps avant d’entendre une voiture s’arrêter devant la maison ce qui me confirmait que mon père arrivait. Pour ma part, j’étais avachi sur le canapé, étalé tout en long, un pied remontant le dossier du canapé ne laissant dépassé qu’une chaussette, mon téléphone à la main. Je n’avais pas bougé de suite en l’entendant rentrer, attendant surtout de voir dans quel état il était. Immédiatement comme à chaque fois qu’il revient à la maison, mon père s’était dirigé vers la cuisine, dans laquelle j’avais entendu sans grand étonnement le bruit de ses clés qu’il avait posé sur l’ilot central. Toutefois, même si j’aurais aimé pouvoir me cacher dans ce canapé des heures encore, je prenais mon courage à deux mains et je m’étais redressé puis lever pour le rejoindre dans la cuisine qui n’était finalement pas bien loin. M’approchant à pas léger de lui, croisant son regard, je savais déjà ce qui allait m’attendre, je n’y échapperais pas. Mais je me disais intérieurement que j’allais mettre de l’eau dans mon vin pour ne pas gâcher cette soirée que j’attendais tout de même avec intérêt. Son attitude n’aidait pas à me rassurer. Je n’avais pas peur, principalement car en général nous réglions toujours nos petits problèmes en communiquant mais c’est dernier temps tout était différent. Mais je devais me contenir et ne pas m’emporter, c’était tout ce que je me répétais. « Coucou… » avais-je tenté sans grand succès étant donné que son regard ne changea pas et qu’il m’appela finalement d’une voix basse et presque déçu. J’allais alors m’asseoir en face de lui attendant la suite, car il y aurait forcément une suite. Il me demandait alors ce que je faisais, de ma vie, avec les professeurs car ils lui avaient présenter un comportement différent du garçon qu’il avait élevé. J’eux l’espace d’un instant envie de lui répondre qu’il n’y avait rien d’étonnant étant donné que mon père n’était pas celui que j’avais cru qu’il était mais je me ravisais, ne voulant pas le blesser et en rajouter une couche. « Je sais… » avais-je répondu simplement et honnêtement. Car il n’y avait pas d’autres mots, je savais honnêtement ce qu’il en était et ce qui allait être dit, il ne me restait plus qu’à l’assumer. Et j’allais le faire, peut-être que je songerais à me reprendre en main même si nous étions maintenant en fin d’année. L’année prochaine, je ferais des efforts, peut-être, je ne savais pas encore. Il ajoutait qu’il ne me reconnaissait pas et qu’il ne savait pas comment l’annoncer à ma mère. « Je sais pas. » Voilà mes seuls réponses, je sais, je ne sais pas, oui, non. Ce n’était pas de la provocation à son égard, ni que je m’en foutais mais simplement que je ne savais pas quoi répondre, car je n’étais plus le petit garçon parfait et toujours souriant, je me forgeais mon petit tempérament et là encore une fois, me tentait d’exploser ce que je canalisais en moi. Jusqu’à ce qu’il émette l’hypothèse d’annuler la soirée. Qu’il me menace de m’engueuler ou de me punir passait encore mais qu’il veuille annuler la seule chose qui nous donnait une chance de nous retrouver, là je lui en voulais. « Fais ce que tu veux, de toute façon tous les prétextes sont bons pour qu’on ne passe plus de temps ensemble. » J’avais provoqué cette rupture entre nous et pourtant j’en souffrais, et sans réussir à m’exprimer calmement, je lui faisais comprendre que j’avais besoin qu’il se batte avec moi pour que ça s’arrange et qu’il allait tout gâcher en annulant. « Bientôt, tu n’auras qu’à m’envoyer vivre chez maman, ça sera plus simple pour toi, hein. » Dire que j’attendais impatiemment cette soirée, je savais que j’étais en tord et j’aurais accepté n’importe quelle punition, sortie, téléphone, ordinateur, musique, mais pas qu’il annule notre soirée. « Sur toutes les punitions que tu pouvais trouver, fallait que tu me sortes celle-là, comme-ci s’était rien pour toi… » Ca ne serait qu’une déception de plus et m’emporter n’allait rien arranger. Pourtant tout ce que je voulais qu’il comprenne c’était que j’avais besoin de cette soirée…
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