On ne rappelle pas a quelqu'un qui il aime. | Iana&Melody&Elijah

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On ne rappelle pas a quelqu'un qui il aime. | Iana&Melody&Elijah


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Elijah S. Sanders
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le petit mot doux de Elijah S. Sanders qui mange un cookie le Sam 3 Juin - 12:16 ► réponds-lui !

On ne rappelle pas a quelqu'un qui il aime. feat Iana & Melody.


La douleur. Si vive, si intense. Je me souvenais de ça, de cette putain de douleur qui me transperçait le corps de part en part, lancinante, ne cessant jamais. Salves de malheur, elle ne fut salvatrice que lorsque l’on m’a plongé dans l’inconscience. Alors tout fut si simple, je me laissais flotter, guider, laissant aux autres soigner mon corps et l’essence même de ce que j’étais. J’ignorais combien de temps ils m’avaient laissé dans le coma, mais quand j’ouvris les yeux, je ressentais de nouveau la douleur. Pas une douleur vive, juste un fond. Elle était proche, à la limite de la conscience, et pourtant elle était silencieuse. Je regardais autour de moi, et vis des dizaines de perfusions, un bip assourdissant tant mon cœur s’emballait. Je relevais la main, tâtait mon corps, sentant un cathéter au niveau de ma clavicule, puis un bandage sur mon torse, deux drains, un sortant de mon abdomen, l’autre de mes poumons. J’avais dû mal à respirer, je sentais de l’air m’arriver dans le nez. Je me sentais mal à l’aise. Et là l’horreur me revenait en tête, l’explosion. Le corps ma petite Iana à mes côtés, ses pleurs et ses appels à l’aide. Son petit corps douloureux et mon impossibilité à pouvoir l’aider, à pouvoir la rassurer. Et Melody qui était introuvable. Allait-elle bien ? Et Iana ? Mon cœur s’emballait, le scope aussi. Je voulu me lever mais deux mains froides m’immobilisait sur mon lit et je vis une petit infirmière me demandant de ne pas bouger, que j’étais bien trop faible pour ça. Je me débattais légèrement, totalement paniqué par la situation. J’étais essoufflé mais j’arrivais tout de même à parler tout bas.

« - Iana O’Connor et Melody O’Connor. Dîtes-moi qu’elles sont ici… Je veux les voir s’il vous plait, laissez-moi les voir ! »

L’infirmière semblait démunis, et j’avais beau être affaibli, j’étais bien plus fort qu’elle. Elle sonnait urgence, et deux autres arrivaient dans la chambre, l’un aidait l’infirmière à me maintenir au lit, l’autre m’administrait un calmant. Je me sentais alors affaiblit, mais toujours conscient de mon environnement.

« - Navré Monsieur Sanders, vos sutures et vos blessures sont fragiles, vous ne devez pas faire le moindre mouvement. On vous a administré un calmant. Nous savons pour ces demoiselles, elles n’arrêtent pas de demander après vous. Elles ne sont pas très loin, on va vous y emmenés en brancard, si vous nous promettez de ne pas bouger. »

Alors elles allaient bien, je me sentis alors soulagé, et j’essayais de reprendre mon souffle calmement. L’infirmière en question débranchait alors tout mon équipement, le rendant mobile, et je sentis mon brancard rouler. A mesure que la distance s’amenuisait entre elles et moi, la peur m’envahissait, j’espérais qu’elles aillent bien. J’entendis une porte coulisser et on me glissait dans une grande chambre où séjournaient Melody et Iana. J’entendais le doux son mélodieux de leurs voix mais j’ignorais totalement l’ampleur de leurs blessures. Mon cœur en fut rassuré, mais je n’étais pas capable d’émettre le moindre son, tant j’étais heureux de les voir. Les infirmières positionnaient mon lit près de celui de Melody, où Iana l’avait rejoint et immédiatement, je saisissais la main de Melody, les dévorant toutes deux du regard. L’infirmière prit la parole.

« - Comme promis je vous emmène Monsieur Sanders maintenant qu’il est stable et réveillé. Par contre, il n’a pas le droit de bouger de son lit. Je vous fais confiance Madame O’Connor pour qu’il respecte ça. »

Elle fit un clin d’œil complice à Melody, comme si un arrangement avait été passé entre elles, mais moi je n’avais d’yeux que pour les femmes de ma vie. Elle s’éclipsait alors discrètement, non sans avoir rebranché mon matériel avant. Elles semblaient aller bien toutes les deux, mais j’avais besoin d’en avoir le cœur net. Je serrais la main de Melody, puis déposait un baiser dessus, les larmes aux yeux. Je faisais signe à Iana de me rejoindre, j’avais besoin de l’avoir près de moi. J’avais tant eu peur de les perdre. Je respirais doucement, leur parlant tout bas.

« - Dîtes moi que vous allez bien… J’ai tant eu peur de vous perdre. »



☆☆☆ Beerus

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Melody A. O'Connor
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le petit mot doux de Melody A. O'Connor qui mange un cookie le Dim 11 Juin - 20:05 ► réponds-lui !

Cela faisait un petit moment que j’étais dans cette chambre, ne pouvant pas bouger. La douleur n’était point grâce à la morphine. Je me sentais un peu stone. Cela pouvait être marrant dans un sens surtout pour l’infirmière alors que j’avais contemplée son grand de beauté pendant 10 minutes pendant qu’elle prenait soin de ma fille. La journée avait été un cauchemar mais je m’évitais d’y penser. Peut-être par ce que je ne voulais pas me laisser consumer par la peur. Je pensais à toutes les personnes qui ont perdues la vie. Je ne voulais pas être triste ou trop perdue. Je n’avais qu’exiger pour qu’on laisse Elijah partager cette chambre. Pas seulement pour moi mais aussi pour Iana qui devait avoir besoin d’être rassurée. Kyle était venu s’occuper d’elle. Je savais qu’il n’était pas encore très loin. Peut-être qu’il allait passer ? (Celui qui le veut en pnj) Alors que j’étais coincée, je ne pouvais plus vraiment bouger d’après le docteur qui s’était occupé de moi. J’avais fracturée mes côtes et je serais dans un fauteuil roulant pendant quelques temps, semaines ou mois. D’après lui cela dépendait simplement de ma rééducation et de mon envie de guérir vite. Je jetais un œil à ma fille. Lui souriant. « Fais attention avec ça, c’est la commande, si tu veux éviter d’être écrasée par le dossier de ton lit ! », disais-je alors qu’elle tenait la manette pour jouer avec le lit, celui qui le plie et le déplie ou même qui appelle une infirmière. On allait éviter de se faire remarquer et c’est à peu près à ce moment-là qu’entrait l’infirmière avec un lit dans la piéce. J’avais arrêtée de m’inquiéter depuis qu’une des infirmières m’avait rassurée. Je ne pouvais pas faire grand-chose de plus que les laisser faire leur travail et les médicaments m’aidaient réellement à ne pas m’inquiéter de trop. J’étais sur un petit nuage. Alors qu’elle parlait à Elijah et s’adressait même à moi, je lui souriais. « Promis capitaine, sergent et tout… vous avez de beaux yeux ! », ça c’est l’effet de la morphine sur moi. C’était presque… hilarant car j’étais ainsi depuis six heures. Je tournais mon attention vers Elijah, lui tendant la main mais ça tirait et cela faisait donc un peu mal malgré les antidouleurs. Je restais tout de même ainsi, malgré la douleur alors qu’il déposait un baiser sur ma main. Je ne bougeais pas, assise dans le lit relevé. J’entendais alors Elijah et je faisais une petite moue triste. « Tu dis ça mais parait que tu étais en brochette… », lui disais-je alors en haussant les épaules mais concentrée enfin j’essayais. « Je vais bien, j’ai juste une fracture du bassin enfin des côtes enfin je ne sais plus ! », lui confiais-je tandis que j’arquais un sourcil. « C’est pareil, on dira… Je dois rester en fauteuil pendant quelques semaines ! Pfff, on peut oublier les câlins ! », disais-je alors que je regardais Iana. Câlin… Elle n’allait pas comprendre que je parlais de câlins coquins ? Non. Je n’en savais rien. Je ne contrôlais juste rien. Plus rien du tout. J’étais stone après tout. « On ne mangera plus jamais d’hot dog pendant des années, d’accord ? », lui demandais-je alors.

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Iana S. O'Connor-Sanders
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le petit mot doux de Iana S. O'Connor-Sanders qui mange un cookie le Dim 11 Juin - 21:54 ► réponds-lui !

On ne pouvait pas vraiment dire qu’on allait bien. On était un peu cassées toutes les deux. On m’avait aussi promis qu’on allait voir papa bientôt. J’étais déjà impatiente. On ne pouvait pas dire qu'on allait mal. On souriait des fois. C'était déjà ça. J’avais quand même parfois mal, mais finalement, j’oubliais un peu quand j’étais avec ma maman. Je me préoccupais d’elle et ça me faisait de la tristesse de la voir dans cet état. Je craignais de voir papa, je ne voulais pas le voir mal en point. Je savais bien qu’il l’était. J’avais été témoin. Et je n’avais rien pu faire. J’avais juste pu serrer sa main, et lui faire des bisous. Mais est-ce que ça servait à grand-chose, au fond. Peut-être que j’aurais dû me lever et aller chercher les secours moi-même, et peut-être que j’aurais dû aller chercher maman de mon côté, aussi. Je m’en voulais un peu pour ça. Je jouais avec la commande du lit, ça m’amusait et ça me faisait penser à quelque chose d’autre. J’en avais bien besoin. Je levais le museau vers maman, plongeant mes yeux dans les siens. Ma maman… Elle était là. Et elle était en vie. Tout ce que je demandais. Et elle était toujours si jolie. Jolie même à l'hôpital. J’étais à moitié dans son lit, je squattais, oui. Mais j’aimais ça. Je ne quittais pas maman des yeux, je ne pouvais pas. « Non. Veux pas être écrasée… » Ma voix était murmurante, et mon ton un peu tremblant. Je me serrais contre elle, cherchant le réconfort, cherchant un nouveau câlin. Je ne prenais pas trop de place et j’espérais ne pas lui faire mal. Je grimaçais. « Pas trop mal maman ? » Moi aussi ça me faisait un peu mal, mais je m’imaginais que c’était rien à côté d’elle. Et j’avais trop besoin d’un bisou. Puis on ouvrit la porte. Au début, je pensais que c'était Kyle qui revenait nous voir. Je ne voyais de là où j’étais qu’un petit peu de ce qui était en train d’arriver. D’abord, je vis un lit, puis une tête chevelue. Je reconnaissais celle de mon papa. Oui ! Je reconnaissais ses cheveux. C’est ça l’amour ! C'est reconnaître le haut du crâne des gens qu'on aime. Il parait. Et l’expression de maman en le voyant arriver appuya ma théorie. Je me redressais lentement, et j’écoutais ce que l’infirmière disait à maman. Et la réponse de maman me faisait rire. Elle était bizarre en ce moment, maman… Mais je l’aimais bien comme ça aussi. Je riais aussi au terme brochette. Puis je me souvenais que c’était papa la brochette… Et je me souvenais de ces images, de ce sang qui coulait de partout, et des yeux de papa se fermant. Et aussitôt je ne riais plus. Je me mettais à sangloter, sans vraiment savoir pourquoi, ni comment m’arrêter. Papa me faisait signe de venir à lui, je ne savais pas comment y ‘arriver. Mais je tentais. J’arrivais qu’à mi chemin, mais assez pour tenir sa main. Je lui tendais la mienne, toute petite main dans sa grande patoune d’homme. Je faisais attention de n’écraser personne, ni aucun membre de maman ou de papa. Je savais qu’ils étaient plus blessés que moi, et il fallait que j’en prenne soin. Je les regardais, tous les deux, se parler. On avait l’air de trois éclopés de la vie, et je trouvais ça presque triste. Ou drôle, je ne savais plus. En tout cas, on avait l’air d’être de la même famille. Et ça, ça me faisait plaisir. Honteusement plaisir. Puis maman parlait de câlins… Aussitôt je plaquais ma tête contre papa, en prenant garde à ses blessures, donc je ne touchais presque rien, je faisais attention comme avec la porcelaine du salon. J’essayais aussi de faire un câlin à maman. C’était difficile quand même d’alterner entre les deux. J’avais un peu de mal à me déplacer et je pleurnichais à chaque mouvement. Mais pour eux, qu’est-ce que je ne ferais pas. « Oui, le fauteuil… » Je ne voulais pas. Mais je savais bien qu’il le fallait. Et j’allais détester voir maman dedans. « Ben oui mais… » C’est que… « Bon mais à place des hot-dogs, on mangera quoi ? Des nuggets ? » En fait, maman… J’adore les hot dogs. Mais ils t’ont écrasée. Alors je n’aime plus. Mais quand même… Oh et puis tant pis, je mangerai des frites. « Papa… » Et je me rapprochais légèrement. « Tu as manqué à maman ! » Disais-je en souriant. « Bah à moi aussi. Un peu ! » Et je serais sa main comme je pouvais. Je n’avais pas autant de forces que ça, et mon étreinte était toute molle.

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    • ◦• ◦•

    Twinkle, twinkle, little star, How I wonder what you are. Le jour se lève sur notre grisaille, sur les trottoirs de nos ruelles et sur nos tours On a cherché la lueur de l'aube en sachant qu'elle avait la couleur de l'espoir C'EST L'OMBRE DE L'ORAGE
         
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