Explosion à Times Square ⬗ attention, danger - Page 6

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Explosion à Times Square ⬗ attention, danger


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Ea A. McBrown
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le petit mot doux de Ea A. McBrown qui mange un cookie le Sam 13 Mai - 16:49 ► réponds-lui !

Alors qu'Ea était en train d'aider du mieux qu'elle le pouvait, vu les circonstances, elle entendit un sifflement. Elle se tourna instinctivement, pour voir ce qu'il se passait et là, le tableau qui se dessinait devant elle, à plusieurs mètres, la pétrifia. Elle cru reconnaître la silhouette d'Eli, allongé sur une civière, quelque chose sortait de son corps, quelque chose de solide, du métal. Son sang ne fit qu'un tour, elle cru perdre pied mais sans prêter aucune attention à Keegan, ou bien aux gens qu'ils pouvaient y avoir autour elle couru vers son ami. Il grimaçait de douleur, essayant de balancer quelques phrases à sa fille, et une autre femme, qu'Ea n'avait jamais vu auparavant. Ea bondit à ses côtés, à bout de souffle après son sprint. Elle lui prit la main et se tourna vers les secouristes, leur demandant ce qu'il avait. Il avait de grosses blessures diverses, mais ce qui inquiétait les secouristes, c'était que le panneau de signalisation semblait avoir perforé le bas de son poumon, entraînant un décollement de ce dernier, de sa paroi initiale. C'était d'une douleur atroce, et surtout, sa respiration se bloquait, provoquant une crise de douleur aigüe à laquelle il ne pouvait ni lutter, ni combattre seul. Ea lui tenait la main, encerclant son pouce de sa main, tandis que son autre main caressait sa joue comme pour lui faire comprendre qu'elle était là. « Putain mais Eli... » elle était inquiète, le voir comme ça, allongé sur cette civière. Ea donna alors le rythme de marche que les secouristes devaient prendre, marchant à reculons, en direction du camion le plus proche pour qu'il soit correctement -et rapidement- pris en charge par les médecins. Ea connaissait bien ce qu'était un pneumothorax, en effet, son ancien coéquipier à Chicago en avait eu, quatre précisément, à cause d'une malformation génétique. Il avait subi de lourdes opérations, la convalescence avait été dure, longue et compliquée. Il avait du patienter trois mois, pour récupérer des capacités « normales » mais tout de même limitées, il n'avait pas pu reprendre le travail avant six mois. Son drain, qui partait de son poumon, ressortait de son corps, pour évacuer le liquide après l'opération, il ne pouvait rien faire tout seul, il ne pouvait pas marcher, car le moindre mouvement était un danger. Il n'avait pas la capacité de rire, de respirer, de tousser, d'éternuer à moins que ça ne parte ne crise de douleur. Elle s'en souvenait très bien, de ces journées passées à l'hôpital, à être là, juste là. Elle ne voulait pas qu'Eli subisse la même chose, mais à en croire l'avis des urgentistes, ça semblait être ça. La jeune femme ne lâchait pas Eli des yeux. « Hé... c'est moi, c'est Ea... » lança t-elle, comme si cela pouvait le rassurer, qu'en avait-il à foutre ? A moins qu'elle est un poumon neuf sous le bras pour lui, il n'en avait strictement rien à foutre qu'elle soit là. Elle donnait des ordres aux secouristes, les pauvres, ils n'avaient pas besoin de ça. Soudain, Eli reprit un peu conscience, assez pour reconnaître celle qui était comme sa sœur, et il lui demanda si c'était grave ce qu'il avait. Elle ne su quoi répondre, continuant de caresser sa joue affectueusement. Et puis, il lui demanda si elle voyait une femme blonde, près d'un... kiosque à journaux ? De quoi parlait-il ? Elle leva les yeux, pour regarder le paysage autour d'elle, elle ne voyait rien, il y avait trop de fumée, à cause des ambulances, roulant parmi les débris, et puis il y avait trop de dégats, elle ne trouva même pas le kiosque dont il parlait. Là, ils arrivèrent devant le camion, les sauveteurs le firent monter et l'un d'eux signala à la jeune femme qu'elle ne pouvait pas monter, ni une, ni deux, elle sortie sa plaque du FBI et lança « Je monte, c'est clair comme réponse ? » d'un ton sec. Elle avait pas du tout l'habitude d'agir ainsi, de se servir de son travail pour s'octroyer des autorisations comme ça, mais là, c'était Eli. Il était sa seule famille ici, à New-York, alors la question ne se posait pas, elle n'allait pas le lâcher. Ea chercha Keegan du regard, mais c'était trop tard pour lui dire qu'elle partait, elle espérait simplement soit qu'il l'avait vu partir, soit qu'il ne s'inquiète pas pour elle. Ea n'avait pas lâché la main d'Eli et assise près de lui dans le camion, tandis que les secouristes découpaient son tee-shirt pour pouvoir mieux voir ses blessures, et qu'ils apportaient à son nez un respiratoire, elle lui caressait les cheveux, tout en lançant « J'ai vu personne Eli... » pouvait-elle répondre à sa question, sur la gravité de ses blessures ? Ils se disaient tout, c'était justement leur force. Alors elle n'allait pas lui mentir aujourd'hui, il n'attendait pas ça d'elle. « Oui c'est grave, mais t'es mon frère, t'es un warrior » lança t-elle, sentant que l'émotion s'emparait d'elle. Ea était une femme forte, mais de voir Eli dans cet état, recouvert de bleus, de sang et de blessures aussi importantes comme ça, c'était choquant. Elle en avait vu des choses avec son travail, bien sur, mais jamais sur quelqu'un d'aussi proche d'elle, et là, tout était différent.
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Melody A. O'Connor
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le petit mot doux de Melody A. O'Connor qui mange un cookie le Lun 22 Mai - 21:47 ► réponds-lui !

Explosion
I'm waking up, I feel it in my bones
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J’étais grâce à Zachary en train de boire un peu. Cela aidait mais vraiment un peu. Ma gorge était encore tellement sèche. Je ne savais pas quoi faire pour aller mieux mais je voulais voir ma fille. Je voulais être face à elle. Je voulais voir Elijah. Je voulais savoir qu’ils allaient bien. Je pinçais mes lèvres tandis qu’une goutte d’eau y était encore. Wallis arrivait, me parlait. La sorcière était là aussi. Enfin… d’après lui. Pas loin. Je paniquais. Mon cœur battait bien trop vite. Je leur demandais s’ils la voyaient. Je l’entendais me parler d’être un démon, je voulais rire mais mon cœur ne pensait pas à rire. Non. J’étais une maman. J’étais une femme amoureuse. J’avais peur. Je lui offrais tout de même un demi-sourire. « Ma mère en est un ! », disais-je alors qu’il me disait que j’avais un joli prénom. J’étais persuadée que dans d’autres cas, je l’aurais remercié mais là, j’avais vraiment la tête dans les décombres façon de parler. J’inspirais doucement, hochant la tête alors qu’il me demandait la couleur des cheveux de ma fille et son âge à peu prés. Je me contentais de l’écouter, pas rassurée. Une femme plus âgée. Oh non. Ma mère. Je soupirais doucement en me disant que si elle était avec eux ce n’est sûrement pas pour sauver la vie d’Elijah. Désolée, habitude. Cette haine qui m’habitait me faisait sans cesse voir un démon chez cette femme. Je tortillais un peu du nez, une mèche de mes cheveux me gênant… cette douleur était atroce. « Est-ce qu’ils vont bien ? », demandais-je alors à ce jeune garçon. Je ne savais rien de lui à part son prénom. C’était déjà pas mal. Ah oui, il est musicien aussi enfin… je pense. J’inspirais doucement en fermant les yeux. Cette douleur m’habitant mais cette voix. Ah non. Pitié. J’ouvrais les yeux. « Vous n’êtes pas un démon mais on est bien en enfer ! », disais-je alors que je remontais le regard vers Gemma pour la regarder. Ma fille était avec elle. Je la regardais alors qu’un secouriste arrivait. Il regardait mon état, il semblait inquiet. Sûrement moins qu’ils ne le seront pour certains autres comme Elijah… mais pour moi aussi. Ils tâtaient ma hanche et je me retenais de crier de douleur. J’attrapais la main de cet inconnu pour la serrer. « Elle doit penser que tout va bien ! », murmurais-je alors pour cette petite fille qui avait peut-être le regard posé sur moi. Elle ne devait pas l’entendre, trop loin. « Restez avec moi, s’il vous plait ! », suppliais-je ce jeune homme qui avait été gentil depuis les dernières minutes. « Vous avez une fracture des hanches, madame… on va vous amener à l’hôpital… », disait-il alors qu’encore une fois, je me sentais partir dans les pommes. Non. Non. Cette douleur était horrible. Ils l’avaient réveillé en tâtant.


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If I should stay... i would only be in your way, so I'll go, but I know ! I'll think of you ev'ry step of the way and I will always love you... I will always love you.
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Elijah S. Sanders
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le petit mot doux de Elijah S. Sanders qui mange un cookie le Sam 3 Juin - 11:20 ► réponds-lui !

Explosion
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L’enfer. J’étais en enfer, plongé entre douleurs, peur et incapable. J’étais incapable de faire quoi que ce soit, allongé sur cette civière, je ne pouvais venir en aide à personne. Pas Iana qui était dans l’ambulance à côté de la mienne avec Gemma. Je ne pouvais pas essuyer sa peine, la rassurer, lui dire que tout irait bien car j’ignorais de quoi serait fait l’avenir. Je ne pouvais pas partir à la recherche de Melody, l’aider du mieux que j’aurais pu. Je ne pouvais pas lui dire que je l’aimais, que je la voulais à mes côtés chaque instant de ma vie et pour toujours. Je ne pouvais rien dire, rien faire sans que mes poumons me rappellent à l’ordre, sans que cette tige de fer me rappelle la précarité de ma situation. J’étais seul face à moi-même, et face à l’étendue de mes blessures, j’ignorais si j’allais m’en sortir. Peut-être allais-je mourir ici sans pouvoir leur dire à quel point je les aime. Je pleurais, comme un enfant, entre deux cris de douleur tant mon corps souffrait. Et je voyais dans les yeux d’Ea que ma situation était catastrophique. Elle avait beau essayé de me rassurer, mais rien n’y faisait. J’allais crever ici, avec elle et rien ne pourrait rien y changer. Elle me serrait la main, pour me prouver que je faisais toujours partie des vivants, et elle m’avouait l’amère vérité : elle n’avait vu personne. Putain, faite que Melody aille bien, et qu’elle n’ait rien. Je pleurais, comme un enfant, parce que je ne comprenais rien à ce qu’il m’arrivait, parce que ce qui m’entourait me faisait peur. Les secouristes refermaient les portes derrière moi et Ea, et l’un d’entre eux me mettait un masque à oxygène. Mon souffle se faisait court, mes yeux étaient de plus en plus lourds. La douleur était intense, je sentais que tout m’échappait. Ea me disait que mon état était grave mais que j’allais m’en sortir, alors je lui jetais un regard désespéré, murmurant tout bas, tant ma respiration s’éteignait.

« - J’ai peur Ea. Pour la première fois de ma vie, j’ai peur de tout perdre. »

Je ressentais la vitesse, les ambulanciers fonçaient à travers le chaos, à la recherche d’un exutoire, d’un endroit où l’on pourrait me rendre la vie qui me désertait petit à petit. L’hôpital ne soigne pas que les corps, ils soignent aussi les âmes. Une course effrénée, pourtant plus le temps passait et plus mes sensations diminuaient, ma conscience aussi. Ea criait pour me réveiller, me secouait aussi, mais sa voix s’éloignait de plus en plus. J’ouvrais les yeux de temps en temps, puis la lumière fut vive, des personnes étaient autour de moi, m’auscultaient. Une demandait à Ea de s’écartait, une autre m’aspergeait d’un liquide qui me fit hurler et bouger de douleur. Je vivais un enfer pur et dur et j’ignorais si j’allais en réchapper.



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I CAN LIVE UNDERWATER

   
When I fall to my feet wearing my heart on my sleeve, all I see just don't make sense. Because all I need is the love you breathe. © signature by anaëlle.
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